[Test] Persona 5 Royal : Le roi est mort, vive le roi !9 min read

L’attente fût longue… Cela faisait un moment que j’avais envisagé de faire un second run sur le RPG d’Atlus et de P-Studio : Persona 5. Mais encore, fallait-il trouver le temps d’enchaîner au minimum 100 heures de jeu pour satisfaire mon envie entre le boulot, les autres jeux qui s’empilaient, les enfants, ma femme, la famille, les séries… C’est un challenge qui demande énormément de sacrifice et c’était pour ma part perdu d’avance… L’annonce de Persona 5 Royal était enfin l’occasion de refaire un des meilleurs titres de la Playstation dans une version apportant pléthores d’améliorations : une trentaine d’heures supplémentaires, des nouveaux confidents, un gameplay remanié, le tout enrobé d’une traduction dans la langue de Molière du titre. Le tout revendu pour 60€ (sic)…. Alors DLC déguisé ou un véritable jeu ? Voici mon point de vue

Per….So….Na…. (mais en français !)

Nous allons donc retrouver nos Phantoms Thieves ou maintenant « Voleurs Fantômes » qui vont dans les premières minutes d’introduction du jeu, présenter de façon succinct la nouvelle protagoniste : Kasumi qui remercie Joker pour son aide antérieure. La suite, vous la connaissez : Joker, dans son évasion, se fait encerclé par les forces de l’ordre et fini en salle d’interrogatoire où Sae Mijima lui demandera de raconter son histoire.

S’en suit comme un semblant de déjà vu pour les joueurs ayant connu Persona 5 (non royal donc), car oui, il faut dire que le scénario original est déjà d’excellente qualité, qu’il était inutile d’en changer d’une quelque manière la nature profonde de ce dernier. Vous aurez encore la lourde charge d’enquêter sur les changements de comportement qui se trament au sein de la population tokyoïte et de voler les cœurs de vos adversaires afin de leur affliger une metanoïa, un changement brutal de personnalité qui pousse les personnes à avouer leurs crimes enfouis au plus profond d’eux.

My heart is changing

Les changements de cette version « Royal » de Persona 5 vont se refléter surtout dans la vie de tous les jours et vont apporter une plus grande liberté sur les actions du protagoniste. Exit le fameux « Let’s go to sleep » de Morgana qui forçait le joueur à aller se coucher après un passage dans les profondeurs du Mémento (Le palais où se concentre les cœurs de toute la population) ou autres donjons appartenant aux cibles visées par les Phantom Thieves ; il lui sera enfin possible vaquer à des occupations plus intéressantes pour augmenter ses stats ou les liens avec les personnages.

Et du temps, il lui en faudra car ce n’est pas un mais deux confidents supplémentaires avec qui vous pourrez vous lier d’amitié qu’octroie le jeu. La première est Kasumi Yoshizawa, gymnaste, elle intègre le lycée en même temps que notre héros. Elle va aussi se retrouver impliquée dans les affaires des Voleurs Fantômes. Le second n’est autre que le Takuto Maruki, chercheur en science cognitive, il sera embauché au lycée Shujin, suite aux conséquences de l’affaire Kamoshida, en tant que conseiller à mi-temps. Notre héros pourra s’appuyer sur lui pour mieux comprendre les sentiments des uns et des autres.

Jose est le troisième et dernier protagoniste à venir en aide à la bande. Ressemblant à une poupée, le garçon parcourt le Mémento à bord de sa petite voiture afin d’en étudier le comportement. En échange de quelques services, il deviendra un allié permettant de modifier les attributs du mémentos afin de faciliter la montée en compétences de l’équipe.

Avec ces nouveaux confidents, les développeurs ont aussi apportés quelques améliorations afin de monter en affinités avec eux. Dorénavant, après chaque rendez-vous, le héros recevra un coup de fil du confident et s’il répond correctement, il se verra récompensé de points supplémentaires, une façon de se rattraper si vous avez mal répondu aux questions précédentes. Idem pour la montée en compétences, certaines actions ne vous coûteront plus la demi journée, comme celle de remplir les mots croisées…

Fight into the Palace !

Les combats ont aussi eu leur lot de nouveautés. Le système de passation, quand un membre des voleurs fantômes arrivait à exploiter la faille d’un ennemi entre, a été revu et inclue maintenant un système de rangs permettant d’avoir un boost des dommages infligés ainsi que d’une récupération de quelques points de vie ou de magie. Idem pour les ombres, certains paramètres ont été revu à la hausse comme le coup de la prise d’otage, ultra rare mais existante sur Persona 5, est maintenant plus fréquente. Si un membre de votre équipe reçoit une attaque critique, il pourra être prise en otage, En échange de sa vie, vous devrez débourser une grosse somme… (Adieu Ryuji !). Il existe aussi certaines ombres calamiteuses qui exploseront quand vous en viendrez à bout, causant des dégâts aux autres monstres à proximité. Attention au retour de bâton si vous ne les achevez pas rapidement ! Idem pour les boss, ils se voient rajouter de nouvelles facultés et ainsi développer de nouvelles tactiques. Une bonne idée pour éviter la monotonie à ceux qui sont déjà venus à bout du premier opus.

Les donjons ont aussi eu quelques améliorations et c’est visible dès la cinématique d’intro : notre héros utilisera un grappin. Ce dernier n’est pas que cosmétique et sera nécessaire pour accéder à de nouveaux passages qui amèneront vers de nouvelles salles contenant de nouveaux artefacts à trouver. Maintenant, dans chaque donjon, en plus du trésor de fin, vous pourrez mettre la main de manière optionnelle sur 3 graines de convoitise qui, une fois réunie, se transformeront en artefacts utilisables ou échangeables.

Une dernière nouveauté pour nos héros est la présence d’attaques spéciales. Si toutes les conditions sont réunies, il sera alors possible que deux partenaires lancent une attaque simultanée via une animation de toute beauté.

Distance sociale ? Absolutely not !

Comme dans Persona 4 Golden, un nouveau lieu de détente est disponible dans P5R à savoir le quartier de Kichijoji. De nouveaux commerces, de nouveaux lieux de rencontres où vous pourrez développer vos liens sociaux autour d’une partie de fléchettes ou de billards, prier au temple, boire un verre dans un club de jazz… Bref autant de nouvelles possibilités pour passer un excellent moment avec vos confidents et augmenter vos compétences.

That’s all folks ?!

Atlus a même travaillé la partie technique de ce Persona 5 royal ! On soulignera ainsi une amélioration des graphismes via un changement de moteur graphique précédemment utilisé sur la série Persona Dancing, apportant le support du 4K/30FPS. De même que pour la partie musicale, le compositeur Shoji Meguro est de retour aux commandes et a vous aurez le droit à de nouveaux morceaux notamment chanté par Lyn Inaizumi. Il y a même la possibilité de visiter la planque des voleurs fantômes et de la customiser. A partir de cet espace, vous pourrez accéder à pas mal d’options comme une galerie, un jukebox pour écouter les musiques du jeu, vos progressions etc…

Ce n’est qu’une infime partie des améliorations entreprises par Atlus pour peaufiner leur bébé. Il est malheureusement impossible pour moi de tous les citer. J’en suis actuellement à une quarantaine d’heures de jeux, mon 3ème palais fini je découvre des évolutions du jeu d’origine au fur et à mesure de mon avancée. J’imagine que je n’en suis pas encore au bout de mes surprises !

Reste une chose et pas des moindres… La traduction du jeu entièrement en français ! Son absence fut pour beaucoup de mes connaissances un frein total pour se lancer dans l’aventure Persona 5. Maintenant ils n’ont plus le droit de passer à côté de ce qui est pour moi une véritable révélation. Et j’irai même jusqu’à comparer la sortie de ce monument JRPG avec 2 autres sorties qui ont secoué le monde du jeu vidéo… La sortie de Secret of Mana sur Super Nintendo qui fut le premier RPG localisé tout en français et surtout la sortie de Final Fantasy VII sur Playstation qui démocratisa les JRPG (vivement FFVII Remake le 10 avril d’ailleurs) ; Persona 5 Royal est pour moi la concrétisation du genre.

En résumé

Persona 5 Royal est à la fois facile à prendre en main grâce à un gameplay maîtrisé à la perfection, à la fois accessible et pouvant présenter des challenges via une difficulté variable excellemment dosée. Ajoutez à cela des personnages charismatiques ayant chacun une histoire travaillée et approfondie, une narration accrocheuse avec une multitude de thèmes abordés tel que le harcèlement, la justice, la confrontation adultes/adolescents…. Saupoudrez le tout d’une traduction française et vous obtiendrez le meilleur jeu de la décennie. Un grand bravo à Atlus et Koch Media pour le travail accompli !

Ma note globale pour Persona 5 Royal (exclusivité PS4) : 20/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le scénario
  • La direction artistique
  • Les musiques
  • Les personnages
  • Le doublage japonais & anglais
  • La traduction française
  • Bref TOUT !
  • Repasser à la caisse pour les ajouts
  • Quelques typos dans la traduction (fallait bien trouver quelque chose !)

On termine avec une vidéo de Persona 5 Royal :

Persona 5 Royal est disponible en exclusivité sur PS4 depuis le 31 mars 2020.

On peut le trouver en édition boite classique mais aussi dans un magnifique Collector disponible ici.

Pour plus d’informations, faites un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

gouaig_admin

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

2 pensées sur “[Test] Persona 5 Royal : Le roi est mort, vive le roi !

Laisser un commentaire