[Test] Persona 5 Strikers : Le Persona de « Pas assez » ?10 min read

Comme diraient certains : « sah quel plaisir ! » en apprenant de la bouche twittoresque du CM de Koch Media que Persona 5 Scramble (renommé Strikers en occident) sera localisé en Europe pour la fin du mois de Février 2021… et en français de surcroît comme la précédente aventure des voleurs fantômes :  Persona 5 Royal ! Ça tombe bien car P5S est la suite direct de Persona 5, premier du nom…. Oups… Exit les 2 nouveaux protagonistes qu’introduisait l’opus Royale : Kasumi Yoshizawa et Takuto Maruki sont aux abonnés absents, mais cela ne changent en rien le scénario de base qu’offrait le titre originel. C’est parti pour le test de Persona 5 Strikers !

Préalable : Pour apprécier à 200% le titre, je recommande grandement d’avoir fait Persona 5 ou Persona 5 Royal ou d’aller lire un récapitulatif du jeu.

Persona 5 Strikers : Strike one !

Du coup (très à la mode dans la langue française en ce moment ^^), nous retrouvons notre petite troupe de joyeux lurons 6 mois après les événements qui avaient secoué le quartier de Shibuya, pile poil pour les vacances d’été ! Au menu, un petit trip camping avec de la victuaille à profusion mais où trouver le tout au meilleur prix ?… Suffit de demander à Goo…. à EMMA, une nouvelle appli développée par la société Maddice qui embarque une intelligence artificielle capable de répondre à toutes les questions qu’on lui pose. Et comme application bien codée, elle intègre aussi une mise en relation de personnes grâce à des mots clés.

Ruyji et Joker toujours accompagnés de Morgana vont sur Shibuya pour commencer leurs emplettes, mais une foule en délire devant le Shibuya 1… 705 attire leur attention. La nouvelle star de la mode Alice Hiiragi y fait une représentation et une distribution de cartes contenant son code ami Ninten… euh EMMA. Notre héros devant son charme et ses petites lunettes obtiendra une de ces dites cartes et s’empresse quelques minutes après de rentrer le code dans l’application.

Ils se retrouvent propulsé dans un Shibuya complètement noir rappelant manifestement les escapades dans le Metaverse que nos héros ont bien connu. De plus, ils se retrouvent revêtis de leur costume de voleurs fantômes. Les personnes atterrissant dans ce monde se font dérober leur désir matérialisé sous la forme d’un joyau par les ombres. Nos héros se font capturer et amener devant le maître des lieux, du moins la maîtresse, car il s’agit de l’ombre d’Alice Hiiragi qui volent les désirs des hommes pour les manipuler et ainsi provoquer une frénésie autour de sa personne.  Devant l’incapacité d’extraire le désir de nos héros, elle les jettera dans les bas-fond de Shibuya…

Sur le chemin pour rejoindre la terre ferme et quitter le Metaverse, ils vont rencontrer un bloc qui prendra l’apparence d’une frêle jeune fille de blanc court vêtu répondant au doux nom de Sophie. Malheureusement la demoiselle est amnésique et ne se rappelle que de sa fonction principale : Être l’ami de l’humanité. Car oui, Sophie est une IA tout comme EMMA, et aidera nos amis à sortir du Metaverse entier… De retour dans le monde réel, Sophie prendra place dans le smartphone de notre héros

Notre petite troupe devant le bordel ambiant que provoque Alice va remettre ses vacances à plus tard et se lancer dans l’aventure pour voler des cœurs et provoquer une nouvelle métanoïa !

Persona 5 Strikers : Strike two !

Voila… j’ai fais les présentations, je peux retourner jouer….. Ah non, j’oubliais le principal ! Car oui, vous allez me dire : C’est cool un DLC Persona vendu au prix fort… ! Et bien non, car Atlus aime bien jouer les entremetteurs et sortir quelques spin offs de leur série qui n’ont strictement rien à voir avec le RPG d’origine. On pense notamment à la série «Dancing» qui rend hommage aux chefs d’oeuvre musical du compositeur Shuji Meguro ; «Q» voir «Arena» qui a réussi à réunir tous les protagonistes des différents opus de la saga Persona que ce soit respectivement dans un donjon RPG à la Etrian Odissey ou Le VS Fighting.

Et pour Strikers, Atlus a fait appel au roi du beat’em all «new gen» aka Koei Tecmo, notamment à la division Omega Force plus connu pour sa série « Warriors » : Dinasty Warriors, One Piece, Hyrule Warriors etc… Vous savez le genre de jeux où vous avez plus d’une centaine d’ennemis à l’écran qu’il faut dégommer à coups de tatanes dans la gueule… La panique hein !

Rassurez-vous car le mariage entre les 2 éditeurs a donné un rejeton qui a su s’imprégner de l’âme des Musou et de la force du RPG d’Atlus. Ainsi Persona 5 Strikers repose sur un système de combat à la Musou ; comprenez par là, de la baston nerveuse avec plusieurs ennemis à l’écran combinés à un système de combos et d’esquives & une interaction des Persona lors des combats pour la magie d’attaques ou de défense. Ainsi durant les combats contre les ombres, vous pourrez user de vos poings armés ou faire appel à vos Persona via un bouton qui mettra l’action en pause pendant une 20aine de secondes le temps de vous laisser choisir le sort à lancer en plus de vous donner des informations de votre cible, car comme sur le RPG éponyme, le système d’attaques magiques est identique avec un système de points forts et faibles qui permettront de mettre KO le ou les ennemis. De plus, vous aurez aussi la possibilité de profiter des décors pour vous planquer et attaquer de manière sournoise.

A l’instar des autres Warriors, le jeu n’est pas composé que de phases de baston, il reprend aussi toute la phase d’infiltration/exploration tiré de Persona 5 : Les planques sur les côtés, les attaques préventives, le systèmes d’alarme, les énigmes pour avancer dans les niveaux… Bref tout ce qui fait le charme du jeu d’origine.

Et ce n’est pas tout, car Persona 5 en dehors de son aspect RPG, c’est avant toute un énorme visual novel avec de longues phases de discussion entre les personnages reprenant énormément de thèmes chers à la série : Le harcèlement scolaire, la tromperie, les faux semblants. Strikers ne fait pas obstacle et réutilise les mêmes codes pour tisser un scénario riche en intrigues. Notamment grâce aux personnages qui vont venir compléter le casting : Sophie l’IA amnésique qui grâce à ses liaisons avec le darkweb permettra de fournir armes et rations et l’inspecteur Zenkichi Hasegawa qui aidera les voleurs fantômes en leur apportant moult informations.

Aussi le jeu ne se concentre pas uniquement sur Tokyo et sa région, mais sur plusieurs grandes villes du Japon, notamment Sendai, Osaka, une idée de plus pour voyager et faire connaître la culture nipponne aux occidentaux rien qu’en jouant à Persona 5 Strikers. De cette manière, La progression des liens toujours aussi importantes dans chaque Persona se fait différemment. Ce sont les actions de tout le groupe qui vont créer des liens encore plus fort et leur permettre via un arbre de compétences de renforcer leur force ou celle de leur Persona.

N’oublions pas aussi les petits à côté… La chambre de velours est toujours là et même si Igor n’est pas là pour vous accueillir, vous pourrez toujours compter sur Lavenza pour faire fusionner ou évoluer vos Persona. Ainsi pour résumer, c’est une fusion parfaite de deux genres qui sont à l’opposé l’un de l’autre mais pourtant si complémentaire comme Omega Force vient de le démontrer.

Persona 5 Strikers : Strike three !

A la base sur Playstation 4, le titre a fait un détour sur Nintendo Switch, mais votre serviteur a préféré y jouer sur la machine de Sony… Car bon, avouons le, je préfère en profiter sur grand écran 4K que sur ma Switch lite… Et quand je vois que le jeu arrive à faire cracher les poumons de la PS4 Pro, je n’imagine pas les « dégats » sur Switch. Donc vous aurez compris, on va surtout se focaliser sur la version la plus boostée ^^

J’exagère quand je dis que le jeu arrive à mettre la console KO, c’est surtout que la PS4 Pro n’est pas reconnu pour être une machine très silencieuse… Mais ça c’est une autre histoire. Je reprends… Le jeu vous propose 2 modes, un mode 60 fps stable et un mode graphismes améliorés. Il s’agit plus d’une option dédié aux PS4 car ayant tenté l’un ou l’autre mode sur ma Pro, je n’ai pas ressenti de grosse différence.

Sur les graphismes, il y a eu du travail de fond par rapport à Persona 5 même si ce n’est pas vraiment perceptible aux premiers abords. J’ai trouvé que le jeu gagnait en détail par rapport à la version royale et que le côté musou, grâce à ses multiples sprites disponibles à l’écran donnait plus de vie aux différentes villes notamment durant les phases de jours où vous allez croiser bon nombre de citoyens. Je ne sais pas si c’est le changement de moteur de jeu qui joue en cette faveur, mais je trouve cela plus égayant. Côte animation, même si la caméra ne répond pas toujours présent surtout lors des phases de combats rapides, c’est fluide, nerveux quand ça a besoin de l’être, sans faille notable surtout sur PS4 Pro.

Musicalement, les nombreuses soundtracks de Shuji Meguro et d’Atsushi Kitajoh déjà disponible sur Persona 5 viennent agrémenter le titre et sont renforcées par Gota Masuoka et Masayoshi Sasaki de la team Koei Tecmo pour constituer une bande son plus que mémorable qui prendra part durant toute l’aventure de nos voleurs fantômes.

Finissons par la prise en main… Il est vrai que la phase de tutoriel reste assez laborieuse et demande aux joueurs de digérer énormément d’informations pour comprendre les mécanismes des phases de combats. Mais je rassure les joueurs qui veulent un jeu simple à prendre en main, beaucoup de petites indications viendront « poper » à l’écran pour que le joueur soit au courant des possibilités d’actions notamment avec son équipe, cela rend l’interaction beaucoup plus lisible et vous facilitera à battre les multiples boss que composent le jeu.

Out ! Batteur éliminé !

Il y a tellement à dire sur ce Persona 5 Strikers qu’il me faudrait encore des pages et des pages pour vous partager tout ce qui fait le charme de ce jeu. Alors le plus simple est tout bonnement de vous conseiller son achat. Qu’importe la console, outre la différence technique, le charme opérera sur tous les amateurs des deux licences communes et aussi aux petits nouveaux qui ont envie de rejoindre les aventures des voleurs fantômes (Mais jouer déjà avant à Persona 5 Royal, je vous le recommande ou regarder une vidéo de résumé !).

Ma note globale pour Persona 5 Strikers : Persona/20 (en gros ça fait un bon 18 ou plus ^^)

NB : Quoique… Prenez la version Switch ! ça donnera une raison supplémentaire à Atlus de sortir Persona 5 Royal sur la console de Nintendo !

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le meilleur du Musou et du RPG dans un seul jeu.
  • La prise en main un peu complexe (et encore je chipote)
  • La version Switch un peu à la ramasse

 

On termine avec une vidéo de Persona 5 Strikers sur PS4 (gameplay fait main ^^) :

Persona 5 Strikers est disponible sur Switch et PS4 depuis le 23/02/2021.

Pour plus d’informations faites un tour sur le site officiel de Persona 5 Strikers ici.

@gouaig

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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