[Dossier] Consoles Retrogaming de poche : la Retrostone

On continue le dossier consacré aux consoles de poche. Après le test de la Bittboy, voici le celui de la Retrostone. C’est une console issue d’un Kickstarter lancé par Pierre-Louis Boyer qui a conçu lui-même le PCB utilisé pour cette dernière. Utilisant un processeur qu’on retrouve sur les boards OrangePi (à savoir un Allwinner H3), elle permet un large panel d’émulations même une utilisation media center.

Packaging :

La console est livrée dans une boite en carton incluant une micro SD de 16 ou 32Go suivant la version commandée, un lecteur de carte, un câble micro-USB et des boutons supplémentaires afin de customiser votre machine. Avant son premier démarrage, il faudra télécharger l’image Retropie dédié et la copier via Etcher sur la carte SD. Une procédure est disponible sur le site 8bitCraft. La console est disponible en plusieurs coloris (gris, bleu ou rouge transparent)

Prise en main :

Ayant le gabarit et le poids d’une GameBoy, elle fait office de mastodonte par rapport à la petite Bittboy. Au premier toucher, le plastique utilisé s’avère d’excellente qualité et la finition de la console est sans reproche.  La console se ressent bien en main. Néanmoins, il faudra un temps d’adaptation pour utiliser les 4 boutons présents au dos de la console.

Utilisation :

Sur la tranche haute, vous allez retrouver un bouton On/Off, 4 prises USB et 1 prise RJ45. A l’opposé, une prise jack 3.5 et une molette permettant le réglage sonore. Sur le côté gauche, le slot micro SD et le port micro USB permettant la recharge. Sur la partie droite, la sortie HDMI et 3 boutons permettant de calibrer l’écran.

La console est composé d’une croix directionnelle, de 4 boutons A/B/X/Y, d’un bouton Select & Start. Au dos, 4 boutons supplémentaires L1/R1/L2/R2. Sur le côté de l’écran, 4 leds indiquant l’activité et le status de la batterie.

Hardware :

Grâce à son processeur 4 cœurs à 1,2Ghz et son giga de mémoire, la Retrostone est un monstre. Permettant l’émulation jusqu’à la Dreamcast, elle répondra aux attentes de beaucoup de joueurs. Mais le concepteur a négligé un composant et pas des moindres : l’écran.

Malgré sa taille de 3,5 pouces, ce dernier possède une résolution de seulement 320×240 et le signal utilisé pour l’alimenter s’avère être analogique et non numérique.

Résultat : Si vous appréciez les graphismes nets et fins, passez votre chemin. Le rendu sera très oldschool comme si on avait une CRT dans les mains . On ressent bien la sortie analogique…

Sous Retropie, les textes sont à la limite du lisible et il faudra jouer avec les thèmes pour avoir quelque chose d’acceptable.

Durant le jeu, c’est un peu mieux mais pas parfait. Certains textes peuvent s’avérer difficile à lire, surtout sur les anciens titres proposants une vieille police assez grossière. Pareil que pour Retropie, il faudra trouver un overlay RetroArch afin d’améliorer le tout…

Parlons des bons côtés de la console maintenant. La partie audio est juste impeccable, malgré la petitesse du haut parleur, le son est propre, sans déformation et dans la bonne moyenne : ni trop aigue, ni trop grave. Le petit plus pour la molette indispensable pour régler parfaitement le volume.

Vous pourrez utiliser la sortie HDMI pour brancher la console sur un LCD et ainsi profiter d’un grand écran ; cette fois-ci en numérique. De plus, vous pourrez brancher d’autres manettes via les ports USB afin de jouer à plusieurs.

Niveau connectivité : Pas de Wifi ou Bluetooth, mais vous pouvez toujours brancher un dongle USB afin d’en profiter. Le port RJ45 permettra d’accéder aux répertoires partagés de Retropie, vous pourrez ainsi gérer vos roms et thèmes.

La batterie de 3000 mah vous procurera aux alentours de 4h-5h de jeu. Pas de charge rapide de disponible, il faudra patienter autant pour recharger la console. Noté que la console est compatible  EnergySquare, une techonologie qui ressemble fortement au chargeur sans fil QI.

OS :

Il s’agit tout bonnement d’un Retropie spécialement  adaptée pour la console. Basé sur EmulationStation et RetroArch, vous allez retrouver tout ce que propose la suite : Thèmes, scrapping des jeux, mapping des touches etc… Même les menus en mode terminal restent facilement utilisable via la croix de direction. La suite multimédia KODI est aussi installé de base. Il existe même une version proposant un Desktop pour transformer votre console en ordinateur.

Emulation :

Je n’ai clairement rien à redire sur la qualité d’émulation de la console. Tout y passe : l’Atari 2600, Amiga, Coleco, MSX, MegaDrive, NeoGeo, PC Engine, Wonderswan, j’en passe et des meilleurs ! Seule la 3DO ainsi que la Saturn seront absentes de la liste des consoles émulées.

Au dessus des générations 32 bits, on trouvera la PSP avec une émulation plus que convaincante. La console commencera à montrer quelques faiblesses sur certains jeux N64 avec quelques jeux qui ne démarreront pas ou des bugs sonores/graphiques

La dernière console disponible et pas des moindres est la DreamCast : Le résultat dépendra des jeux. Certains fonctionneront parfaitement (SNK vs Capcom, Jet Set Radio, Crazy Taxi), d’autres présenteront quelques ralentissements ou bugs sonores (Gigawings, Soul Calibur), d’autres seront carrément injouables.

Du côté Arcade, vous pourrez profiter de l’emulateur Final Burn Alpha avec le support de plus de 2000 jeux d’arcade. Taito, Cave, System16 ou Capcom CPS1/2/3, tout fonctionne sans sourciller à la limite de ce que supporte l’émulateur.

Conclusion :

La Retrostone aurait pu être la rolls des consoles portables. Elle a tout d’une grande : un excellent processeur permettant une émulation de qualité, un form factor réussi, un OS qui s’inscrit dans la durée mais 2 choses viennent ternir le portrait : son écran analogique et une chose que nous n’avons pas encore évoqué et qui manque cruellement quand on joue à certains titres 3D : le stick analogique.  Certes, le stick analogique n’est pas indispensable par contre l’écran déçoit énormément surtout que le coût de la console n’est pas négligeable : Comptez 135€ pour la version 16Go (hors frais de port), c’est 100€ de plus que la Bittboy qui possède un meilleur écran que la Retrostone (voir le test complet ici pour comparer).

Une bonne nouvelle pour terminer : Quelques rumeurs d’une Retrostone 2 qui gommerait les défauts remontés par les utilisateurs. Information à prendre avec des pincettes 😉

Merci @Uni_KennY pour son avis détaillé.

On termine avec une vidéo qui montre tout ça en action :

Pour vous procurer la console retrogaming de poche Retrostone, vous pouvez le faire sur le site officiel ici mais plus précisément ici.

@gouaig

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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