[Dossier] Consoles Retrogaming de poche : la 1UPBoy

Après les test de la Bittboy et de la Retrostone, voici la troisième partie consacrée aux consoles retrogaming de poche avec la 1UPBoy (1UP Pixel + Pi GameBox pour être précis). A vrai dire ce n’est pas réellement une console à proprement parler mais plutôt d’une solution permettant de transformer un Raspberry PI en console portable. Ce dernier a été imagine par les chinois de la boutique 1Up, la console n’est malheureusement trouvable que sur le plateforme Taobao. D’ailleurs la boutique propose 3 versions de leur boitier : Une version nue, où vous devrez vous-même souder les composants sur le PCB. Une autre préassemblée où vous n’aurez qu’à rajouter le Raspberry, et la dernière en version prêt à jouer (PI et Carte SD incluse).

Packaging :

Ayant commandé la version préassemblée, la console est arrivée dans un simple sachet en plastique sans aucune fioriture. Pas de câble, pas de carte SD, rien… Une simple notice disponible uniquement en ligne et tout en chinois vous expliquera comment installer le Raspberry PI dans la bête. Attention à ne pas serrer les vis de trop, le plexiglas casse facilement.

Prise en main :

Pour se faire une idée, la console est un peu plus gros qu’un Raspberry. Revêtu d’une coque en plexiglas, vous aurez une vue d’ensemble des entrailles de la bête, effet waouh garanti ! Une fois en main, le plexiglas et les entretoises vont gâcher le ressenti. Les bords sont abrupts et n’épousent pas la forme de la main.  De plus, le boitier étant dépourvu d’un système de ventilation, la chaleur du Raspberry va se dissiper sur la partie dorsale de la console pouvant entrainer une gêne.

A cause de ces 2 points handicapants, la prise en main s’avère inconfortable et vous allez tenir plus souvent la console à bout de doigts.

Utilisation :

Sur la partie haute, vous allez retrouver un bouton On/Off, les boutons L et R ainsi que le lecteur MicroSD. A l’opposé, les ports 4 ports USB et la prise Ethernet du Raspberry PI. Sur le côté droit, un bouton censé gérer la luminosité de l’écran.

Sur la partie gauche, les ports micro-USB, HDMI et SPDIF du Raspberry ainsi qu’un autre port micro-USB permettant de recharger la batterie. On notera un petit interrupteur pas super accessible pour activer ou désactiver le son. Il existe aussi un combo de touches « Select + Haut/Bas » permettant de régler le volume mais uniquement disponible sur certains émulateurs…

La console est composée d’une croix directionnelle, de 4 boutons A/B/X/Y ainsi que des boutons L & R, d’un bouton Select & Start et surtout, d’un stick analogique ! 4 leds sont présentes pour notifier la charge restante de la batterie.

Hardware :

Inutile de présenter le Raspberry PI, c’est le pilier de l’émulation. Un peu plus puissante que la Retrostone, il offre même plus de fonctionnalités avec la gestion du Wifi et du Bluetooth.

Il est préférable de se pencher sur le hardware que propose le 1UpBoy. L’écran est à peine plus petit que celui du BittBoy : 2,2″ mais il n’en reste pas moins lisible et de bonne qualité avec une excellente luminosité par défaut.

Attention : l’écran ne possède aucune protection et peut facilement se rayer. Pensez à lui offrir une petite protection.

Contrairement à la Retrostone, la partie sonore est très moyenne. Le petit haut-parleur tire énormément sur les aiguës et ira jusqu’à saturation si vous montez le son de trop. Je vous conseillerai le jeu au casque pour profiter d’une sortie sonore de qualité.

(NDLR : D’ailleurs, en parlant de bruit, sur mon exemplaire, j’ai une espèce de bruit électrique (condensateur ?) en supplément. Je ne sais pas si c’est un défaut récurrent.)

Vous pourrez utiliser la sortie HDMI pour brancher la console sur un LCD. Les ports USB vous permettront de brancher de nombreux périphériques (souris, clavier, manettes…)

La batterie un peu plus conséquente 3800 mah vous procurera un peu plus de 6h de jeu.

OS :

Au moment du passage en caisse, 1UP vous donnera un lien permettant de télécharger leur logiciel. Il est assez conséquent et une carte micro SD de 16Go minimum est nécessaire. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une distribution Retropie qui contient les pilotes nécessaires à la gestion de l’écran et des contrôles. Si vous avez les connaissances nécessaires, il vous sera possible de les extraire afin de les insérer dans une distribution Recalbox.

Si vous ne connaissez pas Retropie, il s’agit du concurrent direct de Recalbox mais avec une gestion plus farfelue (AMHA) des émulateurs disponibles : Par exemple, Retropie fournira des émulateurs complètement inutilisables tel que Saturn ou 3DO pour Raspberry ce qui ne sera pas le cas de Recalbox.

Pour rajouter des jeux, il suffira de connecter votre console au réseau familial et d’y accéder par les partages prévus.

Emulation :

On va retrouver par défaut quasi les mêmes systèmes que sur la Retrostone et aussi les mêmes résultats : L’émulation 8-16 bits est sans faille majeure, les jeux tournent parfaitement ou pourront présenter quelques soucis sonores notamment sur certains jeux proposants des DSP type SuperFX.

Les jeux PSX tourneront avec satisfaction et offriront un gameplay plus souple grâce au stick analogique. Idem pour les jeux N64 : Super Mario 64 devient vraiment intuitif avec une émulation perfectible malgré quelques ralentissements ou bugs sonores.

Par contre, la distribution est dépourvue d’émulateurs PSP ou Dreamcast alors que le Raspberry est largement capable d’encaisser l’émulation (avec un petit overclock du processeur).

Le système étant open source, vous pourrez les installer manuellement ; idem si vous voulez tester les autres émulateurs que propose la distribution Retropie. Mais rappelez-vous, vous êtes sur un Raspberry, pas sur un PC.

Du côté Arcade, Mame 2003/4All ainsi que Final Burn Alpha assureront le plus gros de l’émulation et vous apporteront des heures de jeux.

Si vous voulez plus de détails sur la compatibilité des jeux, le wiki du site RetroPie est une véritable mine d’or : https://github.com/RetroPie/RetroPie-Setup/wiki/Arcade

Conclusion :

Outre le fait que le Raspberry PI est certainement le plus polyvalent des boards et celui ayant la plus grosse communauté, la solution proposée par 1UP n’est pas exempte de défauts. Le plexi et la chaleur ainsi que l’impossibilité de gérer le son à sa guise sont autant de mauvais points qui viennent s’accrocher au tableau final. Néanmoins, l’équipe aura eu le mérite de proposer une solution facile à monter pour transformer votre PI en console portable.

Il reste aussi l’importation du produit à gérer. Proposé sur le site chinois Taobao, il vous faudra faire appel à un agent tiers pour l’importer augmentant ainsi le cout. Si vous désirez réellement le posséder, il faudra compter environ 60€ frais de port inclus pour la solution pré-soudée et 100€ pour une solution clé en main. Vous pourrez aussi opter de rajouter une protection en aluminium pour une dizaine d’euros supplémentaires.

Un atout de partir sur un Raspberry PI est son form factor ; ce dernier n’a pas bougé depuis le PI2 et ne bougera certainement pas pour les prochaines versions. Le 1UP sera certainement 100% compatible Raspberry PI 4 et vous pourrez jouir d’un upgrade immédiat à condition que le software suive.

1UP propose aussi d’autres modèles à base de Raspberry PI, dont une version verticale proposant un système de ventilation ou un autre modèle possédant 6 boutons en façade et 2 sticks analogiques. Tout est dispo ici !

Merci @Uni_KennY pour son avis détaillé.

On termine avec une vidéo qui montre tout ça en action :

En bonus voici la Documentation officielle de la1UP Boy

Pour vous procurer la console retrogaming de poche 1UPBoy, vous pouvez le faire sur ce site.

@gouaig

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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