[Test] Yu-No : A Girl Who Chants Love at the Bound of this World

Comme vous le savez déjà, quand @Uni_KennY écrit sur le blog c’est souvent pour parler de son amour pour les visual novels… Il suffit de voir la plupart de ses tests pour s’en rendre compte.  Il remet ça aujourd’hui. Même si c’est un genre récent pour beaucoup d’entre nous notamment grâce aux consoles DS ou PSVita, ce dernier existe depuis plusieurs décennies au Japon. Pour preuve, le jeu dont nous allons parler a vu ses premiers pas sur PC-98 en 1996 pour ensuite être adapté sur console Saturn chez SEGA en 1997. C’était à la base un jeu « Hentaï » (comprenez jeu japonais pour adulte) qui a perdu ses scènes interdites au moins de 18 ans durant le passage sur console…

Son titre est Yu-no : A Girl Who Chants Love at the Bound of this World… On va l’appeler « Yu-No » par facilité (ou par fainéantise). Jeu développé à la base par ELF Corporation (société bien connu des amateurs de jeux pour adultes et qui a disparu durant les années 2015), et dont le remake a été repris par 5Pb pour être adapté sur PC, PS4 et Switch en anglais et distribué en occident par Spike Chunsoft et NumSkull Games (version « boite » dispo).

 

Scénario

Le jeu vous met dans la peau de Takura Arima, banal lycéen ayant perdu sa mère durant sa petite enfance. Son père, un célèbre historien, a récemment disparu le laissant seul avec sa belle-mère Ayumi, âgée d’une dizaine d’années de plus que notre héros.

Alors que le premier jour des grandes vacances pointe son nez, le jeune homme reçoit un paquet. Ce dernier contient un étrange appareil et une lettre signée de son père. Ce dernier semble être vivant et a décidé de partager ses recherches avec son fils : L’existence de mondes parallèles. Il explique que le dispositif qu’il a reçu est le moyen de pouvoir les atteindre. Pour éviter que ses recherches ne tombent entre de mauvaises mains, les instructions sont inscrites sur une feuille qui se trouve dans les tiroirs de son bureau.

Malheureusement, Ayumi a vidé la pièce et donné toutes les archives à Ryuuzouji Kouzou, directeur et ami de longue date du père de notre héros. Il s’avère être jaloux de trouvailles et a décidé de kidnapper Ayumi afin de l’échanger contre le dispositif que possède Takura. Alors que ce dernier se rend au rendez-vous pour libérer Ayumi, il trouve une jeune fille blonde nue et possédant des oreilles pointues étendue sur la plage. Elle se réveille et embrasse de force notre héros avant de disparaitre comme par enchantement.

C’est à ce moment-là que Ruyyzouji apparait avec Ayumi. Il met en joue Takura et lui demande de lui donner le dispositif. Mais au moment de l’échange, il se met à briller et propulse notre héros dans un univers parallèle. Takura va donc tout faire pour retrouver son père ainsi que la demoiselle qu’il a rencontrée sur la plage…

Gameplay

Contrairement à un visual novel classique qui vous prend par la main et vous promène dans son récit jusqu’à la fin, Yu-No va faire appel à la patience et l’intelligence du joueur. Vu que le jeu a comme centre d’intérêt les mondes parallèles et que le seul moyen pour les atteindre s’avère d’utiliser le fameux dispositif, intéressons-nous de plus près à ce dernier.

Le dispositif ressemble à un caillou dans lequel plusieurs perles sont placées et quand l’appareil qui, est constamment représenté à l’écran, clignote, c’est que vous être en présence d’une entrée d’un monde parallèle. Il ne restera plus qu’au joueur de continuer sa route ou de choisir la route parallèle sans avoir la possibilité de revenir en arrière.

On possède une perle spéciale qui permet de mettre un marqueur sur la route que le joueur a emprunté et d’y revenir quand il le désire. Elle n’est qu’à usage unique et il faudra absolument revenir au point sauvegardé pour la récupérer. Assez pratique et obligatoire si vous désirez d’aller jusqu’au bout du jeu et de débloquer toutes les fins possibles.

Sinon le reste est classique d’un visual novel à l’exception de 2 points qui pour moi m’ont bien fait comprendre qu’on était devant un jeu qui a plus de 20 ans. Dès que vous entamez une conversation avec une personne, au lieu d’avoir un dialogue fluide en une seule fois comme la plupart des VN récents, dans Yu-No, il faudra relancer la conversation X fois. On a aussi le droit à une  redondance de petits détails présents à l’écran et à l’instar d’un «point and click», vous pourrez interagir avec eux. Sauf qu’ils sont tous 95% d’entre eux inutiles et présentent le même symptôme que les dialogues ; il faudra cliquer dessus 3 fois pour comprendre qu’il n’y a rien derrière… Manière artificielle de gonfler le temps de jeu.

Technique :

Le remake a subi un véritable cure de jouvence. Le charadesigner original Yasuchika Nagaoka fait place à Ryō Nagi qui a notamment travaillé sur le remake de Langrisser I et II pour consoles next-gen ainsi que la série des Ar Tonelico. Les personnages s’affichent en haute définition avec personnages au traits plus fins qui s’inscrivent plus dans l’ère du temps. Pas de grosse modification sur la bande sonore, les musiques ont simplement été remises au goût du jour contrairement au doublage qui a été refait de A à Z avec de nouveaux seiyūs.

Conclusion

Les VN, c’est un peu comme un livre de chevet. C’est pour cela que j’y joue surtout dans les transports ou juste avant de me coucher. Mais comme tout bon livre, le début du scénario doit être direct et accrocheur sous peine de voir le lecteur se lasser au bout de quelques heures ; et bien Yu-No, c’est un peu cela… le scénario est intéressant, entouré de mystère mais entaché par un gameplay old school qui pourrait faire abandonner rapidement le joueur qui ne s’intéresse qu’au récit. Surtout que la durée de vie est assez importante ; entre 30 et 40h en moyenne suivant votre niveau d’anglais.

Ah aussi, j’oubliais le principal… Même si le scénario est orienté SF, il ne faut pas oublier qu’à la base le jeu contenait de nombreuses scènes de sexe… Même si ces dernières ne sont plus présentes, notre héros reste un jeune homme qui s’intéresse aux jolies formes des demoiselles. Ainsi certains plans et dialogues tourneront autour des attributs féminins. A bon entendeur !

Ma note globale pour Yu-no : 14/20

J’ai aimé J’ai moins aimé

+ Scénario

+ Graphismes

+ Doublages

+ De jolies demoiselles !

– Gameplay old school

– Long à démarrer

Merci @Uni_KennY pour son avis détaillé.

On termine avec une vidéo de Yu-no A Girl Who Chants Love at the Bound of this World :

Yu-no est dispo sur en édition boite sur PS4 et Switch et en démat’ sur PC depuis le 02 octobre 2019.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

gouaig_admin

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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