[Test] Zanki Zero Last Beginning – Un Survival Dungeon RPG

Je le clame haut et fort : je ne suis pas un fervent amateur des dungeons rpgs. Ce n’est pas faute d’avoir essayé notamment sur Vita avec des titres tel que Mary Skelter ; rien à faire : La magie n’a jamais pris… Par contre quand j’entends que la team à l’origine de la série Danganronpa décide de se lancer dans la création d’un dungeon RPG, il fallait que je retente l’aventure. Voici mon avis !

Zanki Zero : Last Beginning, développé par Spike Chunsoft, est un dungeon RPG de type survival. Disponible depuis juin 2018 au Japon sur consoles PS4 et PSvita, ce dernier est arrivé début avril dans une version anglaise légèrement revue et corrigée uniquement sur la console de salon de Sony.

 

Quand Lost rencontre Danganronpa…

Tout commence alors que Haruto Higurashi, jeune cadre travaillant dans une maison d’édition, dégoutté par le préjudice professionnel qu’il vient de subir, décide de monter au dernier étage de l’immeuble de son entreprise afin d’admirer les lumières de la ville…. Et de se jeter dans le vide pour en finir une bonne fois pour toute.

Alors qu’il pensait être mort, il se retrouve allongé au bord d’une plage, bel et bien vivant. Une jeune fille répondant au nom de Sachika Hirasaka le tire de sa somnolence, l’accueille et l’invite à la suivre afin de rencontrer les autres « habitants » de l’île. Ayant du mal à comprendre ce qu’il se passe, il accepte. Le paysage que lui offre l’île est n’est que dévastation et immeuble en ruines.

Il rencontre le groupe de survivants composés de 6 personnes, qui ont aussi échoué sur cette île sans savoir le comment du pourquoi, se présentent. Mamoru Ichiyo, interne en médecine ; Minamo Setouchi, policière, Yuma Mashiro, fille héritière du groupe Mashiro ; Rinko Susukino, fleuriste ; Zen Kubota, fermier et Ryo Mikajime, artiste spécialisé dans le bondage…

Tous possèdent le même point en commun : Ils ne savent pas comment ils ont atterri sur cette île et surtout ils ont tous un appendice métallique en forme de croix au niveau du nombril. La seule chose qui les guideront dans leur quête seront les présentateurs de l’émission « Extend TV » : un mouton humanoïde appelé Mirai et son acolyte Sho Terashima, un jeune garçon.

Ils apprendront de leur bouche que la fin du monde est arrivée et que ce sont les derniers humains survivants…. Enfin humain est un bien grand mot, ce sont en réalité des clones dont la mémoire est conservée à l’intérieur de la Cross-key, le fameux appendice métallique, et qu’il ne possède qu’une durée de vie d’à peine 13 jours. S’il meurt, il faudra rapidement ramener la Cross-key afin de l’insérer dans l’Extend Machine, sorte de borne d’arcade qui leur servira à recréer un clone d’eux en intégrant les souvenirs…

Leur but : Accomplir les missions données par les 2 compères du show afin d’améliorer l’Extend Machine qui leur permettra d’avoir des clones de plus en plus performant et comprendre comment ils ont atterri sur cette île… tout en affrontant leur passé…

Quand The island rencontre Lost…

…Ce qui sera loin d’être une partie de plaisir. L’île sur laquelle ils vont survivre n’est en aucun cas amicale, la faune est maîtresse des lieux et les denrées ne sont pas abondantes. Il leur faudra affronter multiples adversaires pour tenter d’accomplir les missions données et surtout gérer le quotidien du camp.

Les développeurs ont voulu pousser l’aspect survie du titre dans les moindres recoins. En plus de la date limite de péremption de chaque personnage, qui est limité à 13 jours, il faudra gérer plusieurs éléments dont la faim, le sommeil, le stress et les besoins naturels.

Il faudra donc faire très attention lorsque vous décidez de partir en exploration aux conditions de chaque personnage. Suivant son âge, ses caractéristiques seront complètement différentes : Un enfant n’aura pas une grande force, mais pourra se faufiler dans les passages plus petits. Jeune adulte, vous serez plus forts. D’âge mur : vos compétences feront toutes la différences. Cela se jouera surtout au moment où les personnages atteindront le 10ème jour. Alors rentré en phase 3ème âge, il faudra faire attention à ne pas trop s’aventurer sous peine de mort de vieillesse. Sachant que certaines énigmes nécessitent que les huit protagonistes soient en vie, il faudra bien veiller à avoir assez de points afin de renouveler vos personnages.

Même la mort n’est pas une fatalité

A chaque résurrection de vos protagonistes, l’Extend Machine vous octroiera un bonus appelé Shigabane. Suivant le type de morts rencontrés, vous allez obtenir des bonus supplémentaires qui seront d’une grande aide dans votre aventure. Surtout qu’il y a plus de 150 façons de mourir ! Autant dire que toutes les découvrir vous prendra un peu de temps.

Vos survivants auront aussi la possibilité de faire évoluer leur caractéristiques au fur et à mesure de leurs aventures afin de développer de nouvelles aptitudes utiles au combat ou à la vie de tous les jours. Il ne faudra pas foncer tête baissée à enchaîner les niveaux. La partie expansion est aussi très importante. Votre première mission étant de créer des toilettes, il faudra continuer dans cette lignée afin de jouir d’un confort plus important pour vos hôtes en créant des chambres plus confortables ou améliorer leur capacité en cuisine. Le côté relationnel de vos protagonistes est aussi une des approches afin d’améliorer le moral. Dormir dans un lit confortable avec une personne de son choix à ses côtés (uniquement à partir du stade adulte) permet de récupérer d’apporter des aspects bénéfiques aux couples malgré un malus d’une journée de vieillissement.

Un Dungeon « VN » RPG

Pour découvrir la vérité, il vous faudra parcourir les 8 niveaux labyrinthiques propre à chaque protagoniste dans lequel vous allez découvrir son histoire grâce aux différents postes de télévision parsemés dans le niveau.

En vue à la 1ere personne, votre groupe va parcourir les allées de différentes zones, résoudre les énigmes qui leur permettront de d’avancer, ramasser les denrées, armes et protection et rencontrer des monstres qu’il faudra affronter, éviter leur attaque en se déplaçant latéralement ou en reculant, tout cela en temps réel. Il faudra bien faire attention à ne pas se faire prendre en sandwich par un autre monstre dans un couloir, car vous n’aurez pas d’autres choix que de combattre.

Votre progression sera entrecoupée de scènes de dialogues entre les protagonistes quand ils découvriront la dure réalité qui se cache derrière chaque personnage de Zanki Zéro, un peu à la manière d’un visual novel.

D’ailleurs il est possible de régler la difficulté du titre afin de favoriser la découverte du scénario sans réelle difficulté, soit se lancer dans de la survie exploratrice pure et dure. Parfait pour ceux qui découvre le genre.

Graphiquement, il ne faut pas s’attendre à une révolution. On est dans la norme que propose un dungeon RPG classique. Les textures qui composent les couloirs vont se répéter durant tout le niveau avec de temps en temps une particularité qui va ressortir du décor. Mais derrière cette pauvreté se cache une ambiance tout à fait réussi de lieux dévastés où la nature a repris ses droits.

C’est surtout sur le chara design et la musique que le titre se démarque. Fumiko Nakao a notamment travaillé sur le design de l’interface de Danganronpa et a participé aussi à son adaptation en anime. Elle signe un chara design au petits oignons avec des personnages haut en couleurs avec une forte personnalité. La musique est composé par Tomomi Ohashi, il opère pour la première fois dans le jeu vidéo avec des pistes aux allures très variées et qui collent parfaitement aux protagonistes et l’ambiance générale que dégage le jeu.

Par contre, aucune adaptation en français n’est prévu pour ce titre. Les textes sont entièrement dans la langue de Shakespeare mais vous aurez la possibilité de jouir de l’excellent doublage japonais ou du classique double anglais.

Conclusion

A la fois un Dungeon RPG teinté d’un énorme zeste de visual novel : Zanki Zéro est une aubaine pour tout amateur d’un genre comme de l’autre. Avec une excellente réalisation, un scénario, une difficulté réglable qui permettra aux néophytes de vite maîtriser les arcanes que propose le titre. Rajouter à cela un chara design et des musiques « catchy », vous aurez un titre incontournable du genr !

Ma note globale pour Zanki Zero Last Beginning : 16/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
+ Chara Design

+ Musique

+ Scénario

+ Difficulté réglable

– Entièrement en anglais

– Réalisation en retrait par rapport au reste mais rien de grave.

Merci à @Uni_KennY pour son avis détaillé.

On termine avec une vidéo de Zanki Zero Last Beginning :

Zanki Zero Last Beginning est disponible sur PS4 et PC, on peut le trouver pas trop cher ici par exemple. Sinon il y aune démo dispo sur le PlayStation Store.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel de Zanki Zero Last Beginning.

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