[Test] World’s End Club : Le visual novel pour débutant7 min read

Allez un petit blind test pour commencer ! Si je vous dis : auteur de la trilogie Zero Escape (999, Virtue Last Reward, Zero Time Dilemna)… Vous allez me répondre Kotaro Uchikochi ! Bravo ! Et celui de la série Danganronpa ? … Kazukata Kodaka ! Félicitations ! Attention plus dur : le directeur des visual novels Infinity ? La série est moins connue chez nous que les deux autres…. Il s’agit de Takumi Nakazawa. Je vous pardonne 😉 Imaginez ce trio travaillant sur un jeu ce que cela pourrait donner ! Les deux meilleurs scénaristes de visual novel mélangés avec un directeur de génie : La bombe atomique que cela pourrait donner !

Et bien vos vœux sont exaucés avec World’s End Club pour Nintendo Switch ! Développé par le studio Too Kyo Games en collaboration avec Grounding Inc et Izanagi Games, il s’agit d’un visual novel mélangeant la plate forme et la résolution d’énigmes, le tout enrobé d’un soupçon de die & retry.

World’s End Club : La fin du monde vs Le club des battants.

Votre aventure commence dans un car scolaire en direction la plage de Kamakura ; votre groupe d’amis appelés le club des battants composés de 10 membres aux caractère bien différents sont témoins d’une météorite qui s’écrase au loin, et dont l’effet de souffle fera basculer le car faisant perdre ainsi conscience à nos protagonistes.

Ils se réveilleront dans des capsules cryogéniques se trouvant dans un parc aquatique sous marin, un engin de mort attaché à leur poignet et devant joueur au jeu du cerveau se cachant derrière ce cauchemar : Le clown Pielope. Devant obéir de facto pour sauver leurs vies, Reycho, le protagoniste principal que vous allez contrôler la majorité du temps devra échapper aux attaques de ses amis. Il sortira vainqueur de ce jeu de mort, qui s’avère être plus un canular qu’autres choses, Pielope se faisant botter le derrière par Pai. Le groupe rejoint la surface et la liberté, mais cette joie n’est que de courte durée. Ils se rendent compte qu’ils sont à Kagoshima, préfecture située tout au sud du Japon. Mais la ville s’avère vidée de la population et de plus, un énorme X flotte au dessus des nuages…

Le groupe va alors décider de se rendre par leur propre moyen à Tokyo afin de savoir s’ils sont les seuls ou non dans ce monde et de retrouver leur maison.

World’s End Club : Plate Forme novelisé

Le jeu va suivre l’avancée de nos protagonistes tout à travers le Japon, mélangeant plusieurs phases de jeux :  Des phases purement scénaristiques où vous allez avancer dans le scénario et son intrigue, des phases où vous allez interroger vos amis pour connaitre leur ressentiment et en apprendre un peu plus sur eux et enfin les phases d’action/plateforme dans lesquels vous devrez venir à bout des énigmes et ennemis qui vous barreront le passage. Durant ces passages, chaque protagoniste va développer un pouvoir qui vous servira durant toute la phase du jeu qui leur est consacré ; ainsi durant votre partie, vous allez à tour de rôle jouer l’un des membres du club des battants : Reycho, le leader du groupe peut lui soulever et lancer des projectiles avec force ; Pai peut créer des champs de  force, Chuko crache du feu quand elle ingurgite des chips au piment Karamucho, Kansai, lui utilisera sa batte pour propulser les ennemis au loin…

Ces phases donneront un peu de fil a tordre à vos neurones afin de résoudre les énigmes qui se tiendront devant vous, mais autant vous dire qu’elles sont simple que bonjour 😉 Un bon point pour ceux qui veulent démarrer dans le visual novel. Mais vos protagonistes sont dépourvus de point de vie et tous dégâts rime avec game over ce qui lui donne son côté die & retry, mais pas à la manière d’un Ghouls n’ Ghosts (dont le test est ici). Ici vous redémarrez à quelques mètres de votre dernière mort. Il ne reste que les combats de boss qui peuvent relever du challenge et encore. Pour ceux qui ne veulent pas se tracasser, la difficulté reste réglable et vous pourrez switcher du difficile au facile en un simple passage dans les options.

Le plus gros ennemi que vous pourrez rencontrer sera la maniabilité de votre personnage. Autant dire que les contrôles manquent de souplesse notamment sur les sauts. Ne pensez pas jouer à un Mario, les personnages sont assez lourds et il faudra prendre en compte un petit temps de latence pour tout ce qui est saut ou déplacement. Mise à part ce petit problème, le reste est maitrisé. L’animation est propre, l’environnement graphique reste très correct et colle tout à fait avec la direction artistique très colorée du jeu avec des personnages tous aussi attachants ayant tous leur personnalité propre et des monstres aussi effrayant tout en restant dans le style enfantin du jeu. Le doublage japonais ou anglais colle parfaitement à l’ensemble narratif et cerise sur le gâteau, le jeu a a été entièrement localisé; ainsi tous les textes sont en français, Merci Koch Media !  Côté musical, les OST se font discrètes mais s’avère sympathique en écoute solo.

World’s End Club : la conclusion

Pour ma part, ayant fini le jeu, j’avoue être un peu déçu de mon aventure, car ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Pour moi, le duo Uchikochi & Kodaka allait donner un jeu avec un scénario très recherché avec des rebondissements assez imprévisibles donnant lieu à une fin très tirée par les cheveux. Mais finalement il n’en est rien. Donc ne vous attendez pas à retrouver une once de ce que vous avez pu connaitre avec les Zero Escape ou Danganronpa. La première heure de jeu s’avère traitre, mais finalement sert notamment de tutoriel à l’aventure qui attend nos héros

Pour les autres autres joueurs, c’est une véritable introduction au style visual novel, avec un côté gameplay orienté plate forme/énigme minimaliste mais efficace. Ainsi le joueur désirant connaitre ce style pourra se donner à cœur joie sans avoir à lire des tonnes et des tonnes de textes avec une durée de vie situé entre 12 et 15h suivant la vitesse de lecture. Bref de quoi passer un excellent moment en compagnie de nos chers membres du club des battants !

Enfin, « cerise sur le Mc Do », la version physique du jeu contient un mini artbook avec les perso du jeu ainsi qu’un code pour télécharger des musiques de l’OST.

 Ma note globale pour World’s End Club: 14/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le scénario
  • Le doublage dans son ensemble
  • La localisation française
  • Le chara design
  • Son prix (40e)
  • Le scénario (pour les habitués)
  • La maniabilité approximative

 

On termine avec une vidéo de World’s End Club sur Switch :

World’s End Club Deluxe Edition est disponible sur Switch et Apple Arcade. On peut le trouver pas trop cher ici ou ici par exemple. Notez que l’édition comprend :

  • Le jeu version boite
  • Une jaquette réversible
  • Un Mini-Artbook avec tous les perso
  • Un extrait de la bande originale numérique (via code)

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel ici.

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

2 réflexions sur “[Test] World’s End Club : Le visual novel pour débutant

  • 8 juillet 2021 à 10:21
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    A la base ce n’est pas trop mon style de jeu mais j’ai pris plaisir à y jouer. Et je suis d’accord avec toi niveau maniabilité, il faut un petit temps d’adaptation après ça passe. Merci pour ton article détaillé ☺️

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  • 27 juillet 2021 à 23:12
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    Pas mal comme jeu pour ce qui aime le style !

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