[Test] Persona Q2 : New cinema labyrinth sur Nintendo 3DS

Si très peu de nouveaux jeux sont annoncés sur 3DS, le Japon a eu droit au mois de novembre 2018 à la sortie de Persona Q2 : New cinema labirynth développé et édité par Atlus, c’est en juin 2019 que le reste du monde peut en profiter, c’est l’occasion de se faire un avis.

Persona Q2 scène #1, première CLAP !

Persona est une série de RPG qui connait un succès énorme et a de nombreux fans, ce spin off s’adresse directement à eux sans pour autant fermer la porte aux autres.

Le jeu s’ouvre avec les protagonistes de Persona 5 qui partent en expédition contre les ombres, après leur journée de cours, mais Mona bus devient incontrôlable et traverse un écran mystérieux, ils se retrouvent dans une ville qui leur semble étrange, ils demandent leur chemin à un policier qui lui même est intrigué par leurs masques et tenues, ils sont attaqués par des ombres qui leur sont inconnues comme cet immense poulet affublé d’un costume de super héro, pour combler le tout, leurs armes ne fonctionnent pas ! Tout cela tourne mal, nos héros contrains de prendre la fuite trouvent comme seule issue un grand rectangle blanc qui les projettent dans une salle de cinéma…

Toutes les issues du cinéma sont condamnées par des chaînes cadenassées et Makoto ainsi que Haru manquent à l’appel , le cinéma n’est pas vide et nos personnages découvriront vite un projectionniste muet au corps flasque : Doe et deux jeunes filles : Nagi la propriétaire du cinéma et Hikari la seule spectatrice qui n’ait pas disparue, elles aussi prisonnières. Nagi les conseillera pour la suite de l’aventure.

Le monde mystérieux où nos héros ont perdu ainsi que leurs deux amis, c’est le film, il va falloir y retourner pour les sauver et pouvoir sortir de ce cinéma qui les retient prisonniers.

Je pitch un peu rapidement car je ne peux pas vous faire un roman, mais le jeu ne s’en prive pas et les débuts sont essentiellement narratifs mêlant dialogues entre les personnages et scénettes en anime de bonne facture (que l’on retrouvera tout au long du jeu pour illustrer les moments clés), les fans s’en délecteront, les autres risquent de trouver les débuts un peu long, mais c’est un passage obligé pour une bonne immersion dans l’histoire et cerner les personnages, il est possible d’accélérer les dialogues mais le jeu étant uniquement en anglais, c’est le risque de passer à coté de détails importants, surtout si on n’est pas familier de la série principale.

Le jeu parle beaucoup mais c’est assez drôle la plupart du temps et les personnages des différents jeux ont des échanges sur leurs techniques respectives plutôt intéressants, autant pour le fan que pour le novice.

Silence, on tourne !

Éteignons les lumières et rentrons dans le jeu, enfin, le film.

Chaque film est un labyrinthe que l’on explore en vue subjective en 3D sur l’écran du haut couplé à une carte que l’on trace au stylet à mesure de la progression (un mode automatique est disponible pour cela) nous somme en présence d’un Donjon-RPG classique calqué sur une autre série d’Atlus :  Etrian Odyssey.  Tout au long de notre progression, on découvrira des passages (échelles, portes, escaliers…), un compteur sur la droite de l’écran nous indique l’imminence des combats, des ombres surpuissantes, en mouvement, (les FOE) sont indiqués sur la cartes, il faudra les éviter tant que nous n’aurons pas le niveau pour les affronter sous peine d’un douloureux Game Over, la sauvegarde n’étant disponible que dans le cinéma.

On commencera donc sagement notre exploration affin de collecter objets et trésors sur le terrain et à l’issue des combats.

Quand le compteur arrive à zéro un combat se déclenche, il s’agit d’affronter les ombres reparties sur  deux lignes tout comme notre équipe d’ailleurs, cette dernière est constituer de cinq membres : trois en première ligne et les deux autres derrière (ou inversement), un sixième membre nous assiste depuis le cinéma il va nous guider et avoir un rôle de soutient en combat.

Les combats se font au tour par tour, il faut donner les directives à toute l’équipe pour que ce dernier s’engage, chaque personnage dispose d’un Persona permettant diverses attaque physiques et magiques qui consommeront HP et SP et un système d’affinité de type est présent il faut donc faire les bons choix en fonction des réactions des ennemis.

Un système de boost s’enclenche quand un coup critique est porté, le personnage qui en bénéficie pourra utiliser ses attaques spéciales gratuitement au tour suivant à condition de ne pas être touché entre temps, enfin à condition d’utiliser correctement les vulnérabilité des ennemis  dans un même tour se déclenche une All-Out Attack et toute l’équipe leurs tombe dessus d’un coup, avec un résultat ravageur, une Follow-up attack est également possible il s’agit d’un coup qui sera assené par un membre de la team resté en réserve au cinéma.

Certaines ombres brillantes une fois battues nous permettent d’attraper de nouveaux Persona que l’on pourra attribuer à nos personnages en SUB Persona, ainsi chacun peu avoir deux Persona ce qui permet de contrebalancer les faiblesses, Persona et SUB Persona doivent avoir un niveau proche sous peine d’attaques affaiblies…

Moteur !

Le système de jeu est donc riche et subtil, mais aussi très profond car nos héros vont très vite découvrir une salle supplémentaire dans le cinéma : la Velvet Room qui va leur permettre de fusionner les Persona, afin d’en créer d’autres, contre de l’argent il sera même possible de les cloner pour ne pas les perdre au cours de l’opération.

Plus le jeu avance et plus le casting s’étoffe, il devient possible de mixer les protagonistes de Persona 5, 4 et 3, des court-métrages permettent de mettre en avant certains d’entre eux, le jeu s’articule sur quatre films/labyrinthes chacun composés de plusieurs niveaux, des niveaux de difficultés sont disponibles, on peut les changer en cours de partie si on ne se sent pas à l’aise ou si au contraire on a l’impression de se promener,  le contenu est pléthorique pour une petite cartouche 3DS. Enfin des DLC sont disponibles, on y trouvera des piste musicales pour les fans et des objets facilitant la progression pour les autres et les plus impatients.

Coupez ! C’est dans la boite !

En plus d’un système de jeu efficace et profond Atlus nous livre un jeu qui tire toute la quintessence de la petite console à deux écrans, servi par une DA colorée et particulièrement soignée tout est pensé pour ravir le joueur, la musique Disco-jazzie en cerise sur le gâteau, énorme au sens propre comme au figuré, les fans de la série ne peuvent que se régaler, ceux qui ne la connaissent pas risquent d’être un peu perdu au début mais une fois l’univers Persona intégré ils se laisseront porter par les qualités du jeu et les références cinématographiques grand public (super héros, dinosaures, science fiction, thriller) fédéreront tout les publics.

Un grand jeu pour une petite console c’est un peu la palme d’or de la 3DS, avec un clap de fin comme celui ci, on ne peut que se lever pour l’applaudir.

Ma note globale pour Persona Q2 New Cinema Labyrinth : 18/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le système de jeu riche et profond
  • Le casting énorme…
  • La direction artistique
  • La direction artistique
  • La musique
  • La réalisation minutieusement soignée
  • Pas de traduction française
  • … mais c’est presque trop car il faut farmer pour jouer un max de personnages
  • Des débuts un peu longs, avant de rentrer dans le vif du sujet

Merci à @aure_pam pour son avis détaillé

On termine avec une vidéo de Persona Q2 :

Persona Q2 est dispo le 21 mai 2019 sur exclusivement sur 3DS.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

gouaig_admin

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

Laisser un commentaire