[Test] Catherine Full Body : Do you remember love ?

En 2011, Atlus (surtout connu pour sa série Persona) avait édité un jeu qui osait aborder des thèmes encore inédits dans le jeu vidéo : Le mariage et l’adultère… Ainsi naquit Catherine, petite bombe vidéoludique dédié à un public majeur sortie sur console Sony et Microsoft mélangeant visual novel et le puzzle game.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais dans la tête des développeurs, il manquait un petit quelque chose… Ainsi il a fallu 8 ans de réflexion, de maturité et beaucoup de soutien de la part des joueurs pour que ce « remake »r (mix de remaster et de remake) arrive sur console Sony only (Désolé pour nos amis Xbox) insufflant une nouvelle vague de vie sur un titre coquin hors norme !

Cauchemar au pieu !

Vous avez déjà tous déjà fait un cauchemar dans lequel vous tombiez dans le vide …. ? Mais saviez-vous que si vous ne vous réveillez pas avant de toucher le fond, vous mourrez ? Et bien c’est la sentence de la malédiction que rencontre notre ami Vincent Brooks, 32 ans. Chaque soir, il se voit transformer en mouton et doit se frayer un chemin dans un univers morbide en poussant des blocs afin de grimper tout en haut de chaque niveau pour échapper à une mort certaine.

Mais qu’a mérité notre ami Vincent pour être victime de cette malédiction ?

En couple depuis plus de 5 ans avec Katherine, une jolie jeune femme aux long cheveux blancs avec qui il entretient une relation qui traine en longueur. Habitant chacun dans leur appartement respectif, Katherine avoue songer à passer le cap supérieur et envisage le mariage. Vincent encaisse le coup tant bien que mal surtout que la veille de l’annonce, à force de trop boire dans le bar qu’il fréquente habituellement, le Stray Sheep, il s’est réveillé à côté d’une petite blonde pulpeuse, répondant au doux nom de …. Catherine !

Alors quelle différence avec Catherine premier du nom ? La présence d’un nouveau protagoniste : Rin ! Jeune fille amnésique sauvée par Vincent d’un mystérieux poursuivant un jour avant qu’il ne soit touché par la malédiction. Embauché par le patron du Stray Sheep en tant que serveuse et pianiste, elle devient aussi la voisine de palier de Vincent et va développer des sentiments envers son sauveur.

Notre cher Vincent va donc devoir faire un choix crucial à savoir continuer sa vie insouciante sans attaches véritables et ambitions ou se lancer dans le mariage qui, pour beaucoup signifie la fin des libertés individuelles et une augmentation des responsabilités.

4 Rin ! 

La différence avec Catherine ne s’arrête pas là, le scénario se voit modifié suite au rajout du personnage de Rin. Le jeu se déroule toujours en 2 phases bien distinctes : La journée qui sera un enchainement de cinématiques durant lequel vous serez amené à faire des choix, notamment durant les discussions avec Katherine ; La soirée après le boulot où vous allez retrouver vos copains de boissons au bar Stray Sheep à vous lamenter sur vos mésaventures. Durant cette phase, vous pourrez contrôler Vincent afin de discuter avec les clients du bar, de vous enivrer af, mais surtout de répondre aux multiples SMS/appels que vous recevrez de la part de (K)(C)atherine. Vos choix, vos réponses seront déterminantes pour accéder aux multiples fins que propose le jeu.

Il reste alors la partie nocturne où dès que vous allez trouver le sommeil, vous allez être projeté dans un univers cauchemardesque où vous aurez la tâche de grimper tout en haut afin d’atteindre la cloche libératrice avant que les blocs que composent le niveau ne tombent et vous entrainent vers une mort certaine. Le jeu perd son côté visual novel et se la joue définitivement puzzle/plate forme.

Afin de mener à bien votre expédition, Vincent devra se débrouiller en poussant les blocs disponibles d’une certaine manière afin de créer un passage pour monter à la partie suivante. Il aura aussi la possibilité de s’accrocher au paroi pour éviter de tomber et d’accéder à certaines parties. Même si les premières parties s’enchainent très vite, les choses se gâtent. De nouveaux blocs font leur apparition : des blocs immuables, des blocs pièges, ceux blocs qui s’effritent au fur et à mesure des passages, les blocs explosifs, les blocs de glace, etc… De nouvelles configurations de blocs aussi apparaitront et mettront vos neurones à rude épreuves. Si vous empruntez un passage qui s’avère être un cul de sac, le jeu vous revenir en arrière grâce au bouton d’annulation, mais leur utilisation est limitée. Vous trouverez sur votre chemin différents bonus qui vous aideront dans votre progression ainsi que des checkpoints afin d’éviter de refaire le trajet tout entier depuis le début.

Entre chaque niveau, vous allez pouvoir souffler un peu, les interludes permettant de sauvegarder votre partie et de dialoguer avec les autres moutons survivants afin d’en apprendre un peu plus sur leur passé, d’acheter des items bonus avec l’argent que vous aurez ramassés durant votre ascension et surtout d’apprendre de nouvelles techniques de déplacement de blocs qui vous seront très utiles durant votre progression.

Avant d’accéder au niveau suivant, vous devez passer par le confessionnal… C’est le moment de laver vos péchés : Pour cela, vous devrez répondre à une question très personnelle et comme pour les SMS, votre réponse sera déterminante.

La version Full Body apporte aussi son lot de nouveautés sur le gameplay en proposant 2 manières de déplacements des blocs ; une classique déjà présente dans l’opus précédent et une remix qui rajoute des nouveaux blocs et de nouvelles manières de les déplacer. Dans les rajouts supplémentaires, on notera la présence d’un niveau de difficulté dit « super facile » permettant de profiter du scénario sans avoir à jouer à la partie puzzle, la présence de Rin et de son piano dans les cauchemars de Vincent dont la mélodie fera ralentir la chute des étages de manière automatique quand le joueur est en difficulté et surtout la possibilité de déplacer la caméra pour voir l’arrière des blocs; chose qui manquait cruellement sur la version PS360.

Pour la partie technique, le jeu a profité de son passage sur UHD pour se faire un petit lifting même si le jeu n’en avait pas vraiment besoin entre la PS3 et sa grande soeur. On retrouve toujours le compositeur de génie Shoji Meguro avec de nouveaux morceaux et le chara design est toujours assuré par Shigenori Soejima.

Conclusion

Encore une fois, Atlus a su apporter du sang neuf à son jeu à la manière d’un Persona 4 Golden ou du prochain Persona 5 Royal. Même si vous avez déjà saigner Catherine sur l’ancienne génération, cette édition Full Body a le mérite de proposer un nouveau scénario, un nouveau gameplay et toute une série de correctifs pour que ce jeu se transforme en « Must-Have », surtout que le titre est dorénavant sous-titrés dans la langue de Molière avec un doublage japonais ou anglais au choix.

Et histoire d’en remettre une couche, Atlus a truffé son jeu de références à la série Persona et notamment à Persona 5 ! Une peluche Morgana rejoindra le comptoir du bar et les musiques sélectionnables au jukebox pourront accompagner vos soirées arrosées entre amis !

Ma note globale pour Catherine Full Body : 17/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Scénario
  • Niveau de difficulté qui permet d’en profiter
  • Musique
  • De bonnes idées de gameplay
  • Sous titres en français !
  • Doublage JP/US
  • Certaines fins ne plairont pas à tout le monde
  • Pas de voix en FR

Merci à @Uni_KennY pour son avis détaillé

On termine avec une vidéo de Catherine Full Body :

Catherine Full Body est disponible sur console PS4 uniquement et distribué en France par Koch Media.

Il est disponible pas trop cher ici.

Enfin, si vous voulez plus d’infos, faites un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

gouaig_admin

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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