[Test] Horizon Forbidden West sur PlayStation 5 – Avis sans spoiler14 min read

Le problème des jeux que l’on attend de longue date c’est qu’on risque d’être déçu. Le problème des suites c’est aussi que bien souvent on peut les trouver moins bien. Autant dire qu’Horizon Forbidden West en étant la suite du très apprécié Horizon Zéro Dawn (sorti il y a 5 ans) avait un sacré défis à relever pour satisfaire les joueurs de cette longue attente. Pour nous rassurer, Guerrilla avait distillé des tas d’infos et de séquence de gameplay ce qui a eu l’effet de faire monter la hype auprès de ceux qui ont adoré Horizon Zero Dawn (comme moi ^^ d’ailleurs mon test est toujours ici) et de charmer ceux qui ne connaissent pas encore Aloy. Ayant eu la chance de jouer (et terminer) en avance à Horizon Forbidden West (merci PlayStation !) je peux vous livrer mon test d’Horizon Forbidden West sur PS5. Cet avis (un brin passionné je l’avoue) est garanti sans spoiler !

Que se passe t-il ? 

Horizon Forbidden West se déroule 6 mois après les aventures d’Horizon Zero Dawn mais pas de panique pour ceux qui n’y ont pas joué, un résumé vidéo se lance au début (elle est un peu courte mais ça passe). Ça permet de se rafraichir un peu la mémoire ou de se mettre à jour pour d’autres. Une excellente initiative donc. Le personnage principal est donc toujours Aloy avec sa crinière de feu (dont les tresses n’arrêtent de bouger, bravo au moteur du jeu) et une des premières remarques qu’on peut se faire est qu’elle a pris la confiance. Elle n’hésite pas à lâcher des punchlines comme « Je suis pas là pour enfiler des perles » ou des « Hé ! Chut 🤫 », un peu comme certains perso qui proposent d’aller boire une binouse 😅, c’est assez sympa j’avoue.

Cette nouvelle aventure se déroule dans ce qui était la Californie (entre l’Utah et le Nevada), la zone de l’ouest oublié qu’on va parcourir à pieds (ou pas ^^) passera par des endroits iconiques de l’ancien monde comme Las Vegas ou San Francisco. Le début cette aventure qui se joue toujours à la 3ème personne permettra de se familiariser avec les commandes dans une sorte de prologue (participer à une ambassade mais tout ne va pas se passer comme prévu) qui se terminera par une séquence de contemplation avec une musique qui met clairement dans l’ambiance. Passé ce moment, les aventures d’Aloy commencent enfin et vous partez restaurer Gaia pour sauver la vie sur terre (oui rien ne va et l’avenir est compromis) mais plein de surprises nous attendent (no spoil).

Un jeu aux multiples réglages et adapté à tous

Avant de rentrer dans le détail technique et scénaristique,  il faut bien avouer qu’Horizon Forbidden West veut vous procurer une excellente expérience de jeu. Aussi, il sera possible de régler un tas de choses pour rendre l’aventure aussi agréable que possible et surtout adaptée à vos goûts. Ainsi, il est possible de modifier la difficulté mais aussi des tas d’options comme la durée de la concentration, aide à la navigation, ouverture de l’Ailegide auto etc. Notez qu’il y a aussi une option copilote qui permet d’utiliser une seconde manette avec des commandes identiques, une bonne chose pour l’accessibilité.

L’objectif d’Aloy tient en une phrase : « un moyen de guérir le monde ! »

Le long de notre quête vers l’ouest prohibé Aloy va passer par plusieurs régions hostiles remplies de tribus et dans une nature luxuriante (certains passages m’ont d’ailleurs fait penser à la fin d’Uncharted 4) mais aussi désertique ou même immergée (vive la nage avec cet équipement bien utile). L’environnement est rempli de menaces diverses (des rebels dont la fameuse Regalla et des machines bien évidement). Le tout avec une météo qui peut être capricieuse (tempêtes de sable par exemple). On retrouvera des machines connues mais aussi (et heureusement) des nouvelles, il y a d’ailleurs de sacré morceaux sans parler des machines qu’on pourra pirater/contrôler (vive les montures pour aller plus vites sur la map mais il faudra trouver le bon creuset d’abord). Les feux de camps servent toujours de sauvegarde rapide mais aussi de déplacement sans effort.

Bordel, c’est grand !

La map est juste immense et au fil de l’aventure on en découvre toujours plus (heureusement ^^) tout comme les objectifs principaux et secondaires qui sont très nombreux. J’avoue j’ai eu le sentiment d’être submergé par tout ce qu’il y a faire car au bout de 25 heures de jeu je n’étais clairement pas bien loin (il m’a fallu plus du double pour terminer le jeu). La map se découvre au fil de notre avancée mais aussi grâce au Grands Cous qui dévoilent chacun une partie. Bizarrement un d’entre eux n’était pas accessible tout de suite mais j’ai compris après pourquoi… C’est toujours aussi grisent de monter dessus !

Le menu avec l’inventaire, les compétences etc. s’ouvre en appuyant sur le touchpad et on y peut y suivre ses quêtes mais aussi ses compétences :

Les compétences se font grâce à un arbre qui comportent 6 parties :

  • guerrier (combat rapproché)
  • trappeur (nourriture et pièges)
  • chasseur (combat à distance et concentration)
  • survivant (soin et potions)
  • infiltré (bruit, visibilité et discrétion)
  • chef des machines (efficacité du piratage)

Au gré des points qu’on obtient au fil de l’aventure on débloque les compétences du domaine qu’on veut. Libre à chacun de privilégier tel ou tel suivant son style de jeu (moi j’ai misé à fond sur les compétences « chasseur » pour permettent des shoot dantesque au tir à l’arc ! Bon par contre dans les trailers on voit des super enchainements avec le grappin puis tir en extension puis coups de fou alors que moi c’est cache cache derrière le rocher et shoot de loin et roulade pour esquiver ^^ Chacun son style, l’essentiel est de progresser dans l’aventure. J’oubliais, le menu des compétences contient d’autres sections comme l’inventaire et la map. Tout est centralisé, c’est simple (basique ?! ^^).

Un équipement fait maison (mais pas seulement)

Comme d’habitude il faudra fabriquer nos flèches (vive la canne de rivage ^^) et autres (les pièges par exemple) avec tout plein de ressources trouvées dans la nature ou dans des coffres de ravitaillement ou coffre antiques. L’excédent des ressources récoltées ira dans notre réserve accessible dans les camps ou les abris (facilement identifiable sur la map). Il faudra passer par l’établi pour améliorer son équipement ce qui indispensable, le tout en exploitant les faiblesses de vos ennemis (après un scan qui va bien). Dans cette immense map on croisera des petites villes et des camps qui ressemblent un peu à ce qu’on peut voir dans Monster Hunter (MH). Les couleurs de certaines tribus m’ont fait aussi penser à quelques traques dans MH (une excellente ref hein 😉

Pour ceux qui se demandent, on obtient rapidement la Paravoile l’ailegide, un ancien bouclier qui servira de mini parachute. Son utilisation est top et on se surprend à sauter dans le vide en mode « yolo » juste pour le kiff de planer (pas de jauge d’endurance comme dans Zelda). Le level design est d’ailleurs bien plus vertical qu’avant. En effet, en plus d’une map étendue, Horizon Forbidden West se prolonge au sommet des montagnes mais aussi au fond des étendues d’eau. Cela donne lieu à de belles balades aquatiques et renforce l’immersion (vous l’avez ?!). On se sent un peu vulnérable sous l’eau mais « rassurez vous ça va bien se passer » (vous l’avez aussi ?!). En tout cas, ça donne lieu à de jolis halos/reflets et effets lumineux. Toujours dans la verticalité, on peut grimper ici et là mais tout n’est pas possible et j’avoue avoir utilisé l’aide des zones lumineuses jaunes qui permet de savoir ce qui est accessible ou pas (option réglable comme dans Uncharted).

Ca vaut quoi sur PS5 ? La claque graphique ?

Au tableau des satisfaction, le rendu visuel d’Horizon Forbidden West est magnifique et le rendu 4K sur PS5 est du plus bel effet. Les couleurs sont bien marquées avec un contraste qui est accentué par rapport à la vraie végétation par exemple mais c’est pour flatter nos yeux. Que ce soit le rendu HDR pour le contraste justement ou le rendu très réaliste des visages (et des lèvres bien synchronisées avec les paroles, on en prend plein les yeux !  On sent que le moteur du jeu aime la surenchère visuelle et ça marche ! Des ombres en temps réel, des reflets, des halo lumineux etc… bref on est gâté et surtout c’est ultra fluide. Plusieurs options s’offrent à nous dont le mode « performance » (60fps / cible 4K) et « qualité » (30fps / 4K tout le temps). Puisqu’on parle technique sachez que le « SSD magique » ne permet pas 0 chargement, il y en a bel et bien. Bon ok ils ne durent même pas 5 secondes et sont l’occasion de voir un écran conseil (on peut choisir ce qu’on veut voir affiché) dont la phrase sera pas lu entièrement avant que l’aventure continue. Rien qui vous sortira de l’aventure et c’est l’essentiel !

Pour ce qui est de la musique c’est un véritable kiff car dès le menu de la PS5 on profite de belles sonorités. Placez vous sur l’icône du jeu pour un petit extrait sympa. Dans le jeu, les musiques se font plus rythmées quand l’action est de mise ou plus discrète lors des explorations « tranquilles ». Notez qu’il y a toujours un fond musical même si les bruits de l’environnement priment.  Toujours dans le domaine sonore, j’ai trouvé que le HP de la Dualsense était clairement le prolongement du son de l’écran (la TV du salon dans mon cas). D’ailleurs en parlant de la manette, mention spéciale aux effets des gâchettes adaptatives qui donnent une immersion de fou pour le tir à l’arc par exemple. Cette Dualsense participe donc à une immersion toujours plus profonde dans le jeu.

Horizon Forbidden West n’est pas parfait

Après tous ses compliments on pourrait se demander si Horizon Forbidden West est parfait. La réponse est non ! En effet, j’ai relevé quelques points pas ouf qui n’ont pas gâché mon expérience de jeu ni le plaisir mais il faut qu’on en parle. Par exemple, j’ai eu quelques faux raccords entre l’heure actuelle (jour/nuit)et celle de la cinématique qui suit (ça m’a rappelé Daygone dont mon test est ici). J’ai aussi eu du clipping avec des éléments du décor qui apparaissent au dernier moment. C’est assez rare mais ça surprend. J’ai aussi pu me balancer sur une échelle avec le corps qui passe à travers un barreau mais je chipote en vrai ^^ Une fois aussi j’ai eu des ralentissements suite au piratage du 1er long cou (réglé après relance du jeu).

Sinon j’ai trouvé les quelques allers / retours sur la map pas très agréables mais c’est le jeu quand on a une base et surtout quand il faut récupérer des pièces pour quelqu’un puis qu’il dit « il me faudrait aussi ça ». Ha oui je vous ai pas dit, Aloy va avoir une base, une sorte de hub qui évoluera au gré de l’aventure avec des trouvailles et améliorations dont je vous laisse la surprise. L’histoire est bien narrée et on se sent accompagné pour tout comprendre. Les passages dans la base (et à bien d’autres endroits) sont l’occasion de longues séances de discussions. Certains diront que c’est du blabla mais ça renforce l’immersion et surtout la compréhension de ce qu’il se passe dans cet ouest prohibé. D’ailleurs ces discussions vous laisseront des choix multiples appelés « embranchements de choix émotionnels », la façon dont Aloy va répondre qui sera plus ou moins sèche. Au fil de l’aventure, Aloy parle à voix haute pour donner des aides ou des axes pour la suite. Ça aide un peu des fois quand on est un peu perdu ^^. Le jeu prend le temps de bien expliquer l’histoire avec des cinématiques avec de sacrées révélations ! En résumé sur ce sujet, je dirai qu’Horizon Forbidden Ouest parle pas mal mais ces dialogues sont utiles et offrent de jolis angles de vues et de plans détaillés sur les visages (quelle qualité de texture ! photoréaliste ?).

La durée de vie d’Horizon Forbidden West ?

La durée de vie est conséquente (un peu plus de 50 heures pour moi) mais bien plus si vous visez toutes les quêtes annexes ! Si vous manquez de challenge, je vous conseille le jeu du Attakh, un jeu dans le jeu qui est un mélange d’échecs avec un RPG. Un jeu original et bien sympa (à quand le vraie dispo en boutique ?!). Au gré de l’avenrture d’Horizon Forbidden West on va en découvrir plus sur cette zone de l’ouest. Une occasion de voir beaucoup de « restes » de l’ancien monde comme des voitures, des bus, des ponts et autres vestiges sous marins (bâtiments et autres). On a clairement beaucoup plus l’impression d’être sur la planète où on vit en ce moment (la terre donc). La découverte de cet environnement se fera avec beaucoup de rencontres de toute type. Aloy va croiser des tribus aux croyances particulières, des personnes inconnues mais aussi … grosse surprise … des personnes connues ! Le jeu donne plus de constitance à ces protagoniste et prend le temps de montrer qui ils sont et comment ils vivent, c’est très immersif. Pour certaines vous allez être choqué et on peut ainsi dire qu’Horizon Forbidden West n’est pas avare en révélation ! Tout ceci se fera avec la rencontre de nouvelles espèces d’animaux/machines plus impressionnantes  les unes que les autres (et je pèse mes mots) que ce soit sous la terre, dessus et au dessus !

Horizon Forbidden West sur PS5 en conclusion

En résumé, OUI j’ai adoré Horizon Forbidden West ! Ce fût un vrai kiff de retrouver Aloy dans de nouvelles aventures mais au delà de ça, j’ai vraiment apprécié la façon dont l’histoire est racontée. Les révélations sont nombreuses et les nouveautés sont conséquentes. On aurait pu craindre une sorte de suite qui ressemble à un gros DLC mais Horizon Forbidden West est bien plus que cela ! La grande map, la verticalité de l’environnement, la base principale et les nouvelles machines/bêtes font partie des raisons qui rendent Horizon Fordbidden West indispensable à tous possesseurs de PlayStation. La technique vient sublimer tout cela et la PlayStation 5 montre ce dont elle est capable (même si elle en a encore sous la pédale je pense) et on se laisse charmer par une histoire captivante (malgré quelques missions sans saveur) servi par un visuel de ouf ! En un mot jouez à Horizon Forbidden West, vous ne le regretterez pas !

Ma note globale d’Horizon Forbidden West sur PS5 : 18/20

J’ai aimé J’aimé moins aimé
  • le kiff de retrouver Aloy !
  • la quantité de paramètres pour régler la partie
  • le résumé au début
  • l’ouest prohibé est immense
  • la quantité de quêtes à faire
  • le bestiaire avec des nouveautés étonnantes
  •  le choix dans les dialogues
  • les surprises du scénario (et des rencontres de ouf)
  • les combats impressionnants et intenses
  • les effets de lumière somptueux
  • l’immersion dans l’ouest prohibé
  • verticalité apporté par les passages dans l’eau
  • l’utilisation de l’ailegide (sorte de paravoile ^^) et de l’Attracteur (grappin)
  • La fluidité en 60 fps !
  • ça papote pas mal (mais c’est pour mieux raconter l’histoire pleines de surprises)
  • quelques aller/retour casse pieds (vive les déplacements rapide ou les montures)
  • un peu de clipping (éléments qui apparaissent au dernier moment)
  • 2-3 crash du jeu (le relancer a réglé la chose)
  • raccord jour/nuit avec une séquence scriptée
  • les puristes diront qu’il n’y a pas 0 chargement (mais c’est genre 4-5 secondes max quand on change de zone)

 

 

On termine avec une vidéo d’Horizon Forbidden West en 4K :

Horizon Forbidden West est disponible sur PS4 et PS5 dès le 18 février 2022 et on peut le trouver dans plusieurs édition ici ou ici par exemple.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel d’Horizon Forbidden West ici.

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