[Test] Terminator Resistance : enfin un jeu à la hauteur des films ?

Terminator… S’il y a bien une franchise qui au fil des années est « culte » avec un essai (Terminator) puis une transformation plus que réussie (Terminator 2) et qui, par la suite, a enchaîné les échecs commerciaux les un après les autres sans jamais réussir à rehausser le niveau, c’est celle-ci (et Alien en passant). Même son papa James Cameron n’a pas réussi a rallumer la flamme qu’il avait su produire dans les années 80-90 avec «Dark Fate», dernier opus cinématographique. Qu’en est-il des jeux liés à la licence Terminator… Le dernier jeu en date sorti sur console et PC remonte à 2009 avec «Terminator Salvation» mais les critiques négatives ont fait vite oublier cet épisode. 10 ans plus tard, Teyon, compagnie polonaise connue notamment pour l’adaptation de «Rambo: The Video Game», vient de sortir un nouvel épisode de la guerre des humains contre Skynet sur PC/PS4/ONE. Son nom : Terminator Resistance.

Ça caille net !

Commencez par oublier tout ce que vous connaissez avant Terminator 2 ; Le jugement dernier a bien eu lieu, Skynet a tué plusieurs milliards d’individus et la guerre opposant les machines aux êtres humains est omniprésente. Vous incarnez Jacob Rivers, un soldat à la charge de John Connor, leader de la Resistance. Son but : Atteindre le QG Pacifique Ouest pour informer qu’un nouveau type de Terminator a décimé tout votre régiment en se faisant passer pour un des leurs : Le fameux T880. Bref tout se passe avant l’envoi de Kyle Reese en 1984 afin de sauver Sarah Connor.

Le jeu se présente sous la forme d’un First Person Shooter (FPS) représentant un environnement post apocalyptique assez fidèle à l’oeuvre de Cameron dans lequel vous évoluerez de missions en missions avec un hub central qui vous servira de cachette avec les survivants ou de quartier général avec les autres soldats de la résistance. Vous allez donc rencontrer plusieurs protagonistes qui vous raconteront leur misérable vie et sur laquelle vous pourrez donner votre point de vue via un choix multiple. Ce dernier pourra modifier le comportement de vos interlocuteurs ainsi que le scénario. Un peu comme les jeux Telltales, mais avec un moindre impact.

Pour mener à bien vos missions, vous aurez un arsenal à la hauteur. Composé au tout début par des armes classiques tel que le pistolet et fusil mitrailleur, vous aurez accès au canon à plasma afin d’être en mesure de venir à bout des multiples Terminator(s) et autres robots de Skynet qui barreront votre route. D’ailleurs, ces canons pourront être améliorés grâce aux puces que vous pourrez récupérer sur chaque machine détruite. Idem pour les débris et autres denrées qui serviront de monnaie d’échange ou de matières premières pour la création de munitions ou divers objets tel que des pics de crochetage. En effet, certaines portes et coffres vous demanderont un peu de doigté pour les ouvrir. Vous aurez aussi la possibilité de pirater des tourelles ennemis pour les reprogrammer afin qu’elles tirent sur tout ennemi s’approchant d’un peu trop près. Ces sessions de piratage vous permettront de jouer à un clone de Frogger (oui le fameux jeu de la grenouille qui doit traverser la route sans se faire écraser…. Mais en moins beau et plus chiant…). Le tout s’appuie sur un système de points d’expérience qui vous permettront de débloquer vos compétences en survie, hacking etc…

Mais le jeu ne se résume pas qu’à dégommer des Terminator(s) à tout va. A de nombreuses reprises, vos armes seront inefficaces contre les machines et il faudra se fondre dans la masse afin de ne pas se faire détecter. Une jauge présente en haut de l’écran vous indiquera le degré de perception des ennemis. Si elle est rouge apprêtez vous à déguerpir ! Enfin, il suffira uniquement de déguerpir ou de monter à l’étage d’une maison pour y échapper…

Hasta la… euh Alta vista !

On va attaquer les points noirs du jeu… Si c’est vraiment Skynet qui a programmé l’IA des Terminator(s), je comprends pas pourquoi on a pas gagné la guerre plus tôt… Car on a le droit à des ennemis vraiment bêtes ou pacifistes. De temps en temps, vous allez vous faire repérer mais votre ennemi ne fera pas feu et vous vous regarderez dans le blanc des yeux pendant plusieurs minutes… Il est sympa l’IA !

On pourrait aussi rouspéter sur la réutilisation constantes des maps. A cause du scénario qui se passe uniquement dans la région de Pasadena, on va souvent se retrouver à bourlinguer dans les mêmes coins. Même la conception des maps est à la limite du foutage de gueule… Afin de faire open-world, certains chemins sont clairement visibles à l’écran; mais vous n’aurez pas la possibilité d’y aller car ça n’a pas été conçu… ou pensé ! Et vous allez oublier cela pendant le feu de l’action alors que vous voulez fuir ou vous frayez un chemin pour ne pas être vu… Frustrant…

On peut ajouter aussi qu’il est impossible de courir avec les lunettes de visée nocturnes qui malheureusement s’avèrent obligatoire vu que plus de la moitié du jeu se passe de nuit. Vous allez aussi vous retrouver souvent à court de munitions surtout dans les phases d’action car le jeu ne vous donne pas le temps de fouiller les carcasses pour ramasser des packs de protons et veut passer à la phase d’attaque suivante… Il vaudra mieux faire mouche et gérer les munitions avec précaution.

Ah aussi, histoire de gonfler la pauvreté scénaristique du jeu, vous aurez droit aux missions annexes que certains PNJ vous donneront à accomplir comme retrouver les médicaments d’un vieil homme dont on aura plus aucune nouvelle au chapitre suivant ou encore retrouver les craies du gamin de service. Elles sont globalement peu utiles dans le scénario final et inintéressantes au possible. Surtout que le jeu est très court. A peine une dizaine d’heure pour boucler scénario ET quêtes supplémentaires. Ok vous avez le droit à des fins différentes suivant les choix que vous allez faire, mais concrètement une seule run suffira 😉

On pourra souligner le doublage anglais qui va du bon au mauvais, le jeu est disponible en sous-titré français. La bande sonore même si elle est répétitive reste fidèle à l’ambiance Terminator et se fera surtout entendre au moment où vous passez en mode action… Enfin quand vous vous faites repérer quoi.

I wont be back

Ainsi le destin de jeux vidéo de la franchise Terminator a rejoint celle des épisodes cinématographiques. La seule chose positive du titre est que l’univers graphique reste fidèle à la saga et que le scénario même s’il est pauvre en rebondissement s’implémente parfaitement dans la chronologie. Mais malheureusement cela ne suffit pas à inverser la pression, le jeu va surtout parler aux aficionados et aux curieux. Les autres : Passez votre chemin.

Ma note globale pour Terminator Resistance : 12/20

(surement plus après le patch à venir)

J’ai aimé J’ai moins aimé

+ Terminator is back

+ Ambiance et graphismes

– IA pas top

– Découpage des maps

– Scénario léger

– Courte durée de vie

On termine avec une vidéo de Terminator Resistance :

Terminator Resistance est dispo sur  PC, Xbox one et PS4 depuis le 15 novembre.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel ici (lien).

@gouaig

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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