[Test] Redeemer Enhanced Edition – Un poing, c’est tout !

Sorti en 2017 sur PC, Redeemer est un beat’em all/shoot’em up en top down view, développé par Sobaka, un studio indépendant russe, il arrive enfin sur consoles dans une édition « améliorée » publiée par Ravenscourt. C’est sur la version Switch que nous allons essayer de nous faire un avis sur Redeemer enhanced edition.

Vasily est un ancien mercenaire au lourd passé. Un accident d’autogire le mène à proximité d’un monastère : le temple de l’étoile évanescente, Maître Lei l’autorise à s’y installer, il y restera pendant vingt ans, apprenant les arts martiaux au début puis trouvant une quiétude plus spirituelle… mais, un jour son passé le rattrape, il est retrouvé par son ancien employeur Altatek, une sombre société productrice d’armes cybernétiques.

Alors qu’il médite dans la montagne, le monastère est attaqué et notre bon Vasily n’est plus du tout en harmonie avec qui que ce soit. Attrapé par son passé et ses démons il va venger ses compagnons dans un bain de sang.

Le scénario est dans la lignée d’un film d’action de série z. Notre héros est un bon gros « badass » avec des poings comme des enclumes et on ne va pas lui demander de trop réfléchir. C’est parfait, pour un jeu de ce type, c’est ce qu’il faut.

Les séquences narratives sont illustrées par des images avec un style bande dessinée. Le jeu est quant à lui dans un style plus classique avec des graphismes 3D vue du dessus (top down), un parti pris assez intéressant, parce que c’est peu commun et que ça fait inévitablement penser à d’autres jeux utilisant le même point de vue. La violence du titre est un appel du pied aux joueurs de Mortal Kombat ou Hotline Miami. Dès le premier coup d’œil on a une idée de ce que propose le jeu…

Décors, action

Vasily va évoluer sur des terrains cloisonnés. Sur son chemin il va faire face à des hordes d’ennemis qui vont lui chercher des noises. Pour riposter il dispose d’une palette de coups pieds/poings sur les boutons de gauche et du haut, une roulade d’esquive sur le bouton du bas, le bouton de droite servira à interagir avec l’environnement : attraper des tonneaux ou des chaises pour les jeter sur les ennemis, faire une attaque furtive, ou encore utiliser le décor à proximité (four, scie circulaire, frigo…). Le bouton latéral gauche permet de faire une parade quand l’ennemi scintille en rouge.

Le bouton latéral droit, quant à lui, permet de récupérer des armes. Vasily peut utiliser des armes de mêlée et des armes à feu, les armes de mêlée s’usent et ont une durée limitée (comme dans Zelda Breath of the Wild) et Vasily ne recharge pas les flingues, il se contente de tirer (!) en appuyant sur la gâchette droite.

Quand on est un badass, on a pas le temps de se soigner non plus et pour récupérer de la vie il faut aller la chercher tout simplement. C’est donc en tuant les ennemis que l’on récupérera des points de vie, #Yeah !

Dans l’ensemble, le gameplay met le doigt sur de bonnes idées mais reste en surface. Les interactions avec le décor sont bien pensées mais on n’a pas toujours l’occasion de s’en servir, Le parti pris de la vue du dessus bloque un peu le jeu dans son level design, la vue d’ensemble n’est pas forcement utile est empêche la scénarisation de certains passages. Une fois le bestiaire bien intégré, on passera en force, quelque soit l’obstacle, quand certaines mécaniques auraient pu être exploitées afin de diversifier quelques phases de jeu.

Cette version « enhanced » apporte un système de progression du personnage : à intervalles réguliers, on nous propose d’améliorer une aptitude de notre mercenaire : un arbre de compétences sous forme de tableau nous récapitule les attributs du moine (mélée) ou du soldat (armes), si l’on trouve un manuscrit ou une tablette on pourra attribuer un atout au personnage ou une de ses aptitudes/armes. On pourra donc obtenir un coup chargé, la possibilité de désarmer les ennemis, un viseur laser pour les armes etc … un tas de bonus que l’on gérera en fonction de notre manière de jouer, de nos priorités et du niveau.

Ce système d’équilibrage est bien venu mais manque d’une intégration claire : on ne sait pas vraiment pourquoi les améliorations nous sont proposées, ça nous tombe dessus plus qu’on ne va les chercher, les tablettes et parchemins sont quant à eux visibles et fixent un but à atteindre, une motivation, dans cette progression.

Couloirs défouloirs

Tout cela n’empêche pas Redeemer d’être ce pour quoi il a été conçu : un excellent défouloir avec une prise en main rapide et intuitive. Le jeu se laissera picorer en petites sessions sans que l’on soit perdu par le scénario ou la prise en main, en plus il démarre vite et se prête bien à une consommation de ce type. Les gourmands du genre n’en feront qu’une bouchée et resteront sur leur faim au bout de huit à dix heures. La recherche de parchemins pour débloquer des artworks est assez maigre en terme de re-jouabililité, certes, mais on débloquera aussi des arènes où le but est d’enchaîner les salves d’ennemis jusqu’à plus soif, ce qui peut être un bon entraînement, mais aussi une bonne raison d’y revenir vite fait pour le plaisir de casser quelques ennemis. En plus, un mode deux joueurs est disponible pour partager des rires bien gras 😀

Du point de vue de la réalisation Redeemer s’en sort plutôt bien. Même s’il n’incarne pas le fleuron du genre, les environnements manquent un peu de diversité et sont parfois inégaux, les pierres sont souvent floues comme si on avait appliqué un filtre, alors que les environnements métalliques sont beaucoup plus nets et mettent les effets de lumière en avant. La musique est discrète mais adaptée retranscrivant l’atmosphère lourde est pesante du parcours de notre héros.

Le plus important dans le concept, ce sont les zooms sur les actions de Vasily et ça fait le game, car s’il y a une chose qui est bien réalisée c’est ça. Vasily dispose d’animations que l’on déclenche avec le bouton d’action quand on voit une icône rouge sur un ennemi (attaques furtives, achèvements, ou utilisations des décors). C’est vraiment léché, les animations sont variées et changent en fonction de l’arme utilisée, c’est sanguinolent à souhait, l’effet dynamise bien les parties et fait sourire, parce que c’est vraiment craqué, si bien qu’on recherche clairement à les déclencher pour s’en payer une bonne tranche, la vraie récompense du jeu c’est ça et on s’y retrouvera bien.

Sang complexes

Redeemer Enhanced Edition n’est pas la référence d’un genre, il intègre les codes d’autres jeux passés à la postérité mais il ne dépasse pas le clin d’œil. Il n’arrive pas à s’approprier les mécaniques qui auraient pu faire l’intérêt du jeu, pourtant la prise en main est facile, le système de jeu est efficace. On enchaîne frappes et tirs en jonglant avec les armes à disposition, face aux hordes d’ennemis. Le personnage qu’on incarne est charismatique : avec sa barbe blanche tressée, Vasily a des allures de père noël et partout où il passe, ça sent le sapin !

La mise en scène grossit le trait en permanence, on casse des têtes, on repeint les murs en rouge. Cette exagération donne le punch qu’on peut espérer d’un beat’em all et nous garantit le plaisir que l’on vient chercher dans un jeu de ce genre. 

Ma note globale pour Redeemer enhanced edition (testé sur Switch) : 15/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le personnage principal
  • Le système de jeu, simple et efficace
  • La prise en main intuitive
  • Des animations gores, délirantes 🙂
  • Des décors peu variés
  • Une réalisation en dent de scie
  • Un peu répétitif

Merci à @aure_pam pour son avis détaillé

On termine avec une vidéo de Redeemer Enhanced Edition :

Redeemer Enhanced Edition est dispo sur PS4, Xbox One et Switch.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

 

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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