[Test] Disaster Report 4 sur PS4 – Le rapport du désastre5 min read

Et si on parlait désastre… Dans tous les sens du terme… Que ce soit catastrophe naturelle ou vidéoludique.. C’est un peu le thème de Disaster Report 4: Summer Memories, le dernier jeu du studio nippon Granzella et édité par NIS America pour l’occident. Le titre aurait dû sortir sur Playstation 3 mais suite aux événements tragiques de 2011 au Japon, le jeu a été suspendu. Ce n’est qu’après une demande incessante des fans que le studio a repris le développement pour une sortie en 2018 sur PS4 et 2019 sur Switch au Japon. Il débarque enfin en France et voici mon avis (testé sur PS4).

Jusqu’ici tout va mal !

Votre protagoniste (homme ou femme, à vous de choisir) est victime d’un tremblement de terre alors qu’il se rendait en bus dans la ville de Hisui pour un entretien professionnel. A son réveil, Il se retrouve devant une ville en ruine, entouré de dangers en tout genre… Feu, bâtiment qui menace de s’écrouler, arbres arrachés, routes coupées etc…

Le but premier du jeu est bien sur la survie dans cette jungle urbaine hostile où un accident peut arriver à n’importe quel moment. Pour cela vous devrez veiller à éviter certaines zones, vous accroupir à temps lors des tremblements de terres et surtout à bien surveiller votre jauge de vie, le stress de votre personnage ainsi que ses différents besoins que ce soit en nourriture, eau et envie pressante.

Histoire d’avoir bonne ou mauvaise conscience, et surtout pour faire avancer le scénario (car oui, il y a un qui tient sur un coin de table avec une fin que vous n’aurez jamais imaginé), vous devrez aider les différents acteurs que vous allez rencontrer et qui vont de temps à autres participer à votre aventure. On va retrouver la petite amie qui tente désespérément de retrouver son copain, la mamie a la jambe cassée, ou le gros qui tente de profiter de la situation en arnaquant les personnes à coup de 40000 yens la bouteille d’eau.

Bref aider reste un bien grand mot, car notre héros sera plus en face de quêtes de recherches d’objets ou de personnes que vous allez devoir accomplir mais imaginer de façon peu intuitive, car la majeure parti, les personnes ou objets recherchés ne vont apparaître que lorsque vous aurez débloqué la quête même si on vous demande de trouver une simple paire de ciseaux et que vous êtes passés à de multiples reprises devant l’endroit où elle sera…

Aussi suivant les choix et actes que vous ferez, vous aller acquérir des points de moralités ou immoralités qui serviront à juger la personne que vous êtes à la fin de l’aventure. Bref si vous voulez la jouer « bon samaritain » ou « égoïste jusqu’à la moelle », c’est possible !

Je ressens la peur dans tes yeux (lol) !

DR4 aurait pu être agréable si la technique et le gameplay n’avait pas suivie la même voie que la partie scénaristique. Prévu à la base pour sortir sur Playstation 3, le jeu a malheureusement loupé le virage Playstation 4… Même si les graphismes dans l’ensemble restent soignés avec des textures fines et des personnages correctements modélisés, on ne peut pas en dire autant côté animation. On ressent clairement que le jeu n’est pas optimisé pour la console de Sony. Le framerate descend souvent en dessous des 20 fps, alors qu’il n’y a pas énormément de choses à afficher.

Mais la chose qui m’a fait le plus rager dans Disaster Report 4 c’est la lenteur du personnage : chaque déplacement est un calvaire et on est constamment en train d’appuyer sur le bouton «Run» pour que ce dernier se bouge le derrière. Il faudra aussi oublier l’exploration poussée du fait que notre personnage ne saute pas et ne sait grimper uniquement que dans les zones prédéfinies.

Pareil pour la partie survie qui est limite inexistante, car vous trouverez des denrées à foison ou vous pourrez en acheter pour quasi rien dans les supérettes. Seul l’eau pourrait manquer mais j’ai eu beau le laisser crever de soif, il n’est pas mort déshydraté pour autant ^^

A noter que l’IA est aussi dans les choux. Durant les phases où certains immeubles s’écroulent, ces derniers continuent de regarder au lieu de fuir la zone. J’ai assisté à plusieurs reprises à des morts de PNJ que s’ils avaient reculé d’un mètre auraient pu survivre… Juste dommage.

Désastre au rapport !

Dois-je vous recommander DR4 ? J’ai eu énormément de mal à me sentir en danger alors que c’était le but premier du jeu : Faire ressentir à son protagoniste et joueur la peur que peut engendrer une catastrophe naturelle.

Récapitulons : Un scénario assez pauvre, des quêtes sans interêt avec des énigmes sans queue ni tête, une technique dans les choux, des contrôles poussifs, des musiques se comptant sur les doigts de la main et une durée de vie d’une dizaine d’heures. En résumé Disaster Report 4 est assez désastré …

Ma note globale pour Disaster Report 4 : 10/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Graphismes correctes
  • La chanson des crédits
  • Animations à la traîne
  • Quêtes inutiles
  • Scénario avec un twist de fin ridicule
  • Durée de vie

On termine avec une vidéo de Disaster Report 4 : Summer memories

Disaster Report 4 : Summer memories est disponible sur PS4 et Switch.

Pour plus d’informations, faites un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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