[Test] 428 Shibuya Scramble – Le visual novel parfait ?

L’ami Uni-kenny est de retour sur le blog et cette fois-ci il nous parle d’un type de jeu qu’il affectionne particulièrement, à savoir les visual novels. Pour vous mettre dans l’ambiance, il s’agit d’une aventure dont « vous êtes le héros », un peu comme les livres du même nom. Le jeu va vous raconter une histoire et la seule interaction que vous allez avoir est de choisir parmi un choix prédéfini votre destin. Place au test de Shibuya Scramble sur PS4 !

Habituellement ce type de jeux est prisé pour ses romances avec quelques lycéennes légèrement vêtues avec qui vous allez flirter et plus si affinités et l’âge requis, mais certains éditeurs tel que Spike Chunsoft, PQube… décident de s’approprier le genre pour raconter des histoires ayant comme thème la science-fiction (Steins Gate, Chaos Child), l’horreur psychologique (Higurashi, School Days).

(D’ailleurs si vous voulez vous lancer dans l’aventure sans débourser un centime, je vous conseille Doki Doki Littérature Club de la Team Salvato, dispo sur Steam)

–          Shibuya Crossing

428 Shubiya Scramble est l’adaptation d’un jeu sorti exclusivement au Japon sur Wii en 2008 et adapté sur PSP et PS3 en 2009. Ce dernier débarque fraichement sur PS4 et dans la langue de Shakespeare pour que nous puissions enfin en profiter.

Une anecdote, il fait partie du club ultra fermé des jeux ayant obtenu 40/40 sur Famitsu… Un visual novel qui obtient 40/40 ?! Il fallait absolument que je le teste pour comprendre l’engouement ! Même mon Visual Novel (VN) préféré qui n’est autre que Steins Gate et qui est certainement le meilleur VN existant n’a pas obtenu la note ultime.

Bref 428 raconte l’histoire de plusieurs protagonistes aux personnalités totalement différentes et qui vont vivre une aventure mélangeant kidnapping, complôt et terreur biologique.

Maria Osawa (NDR : Aucun lien…) s’est faite kidnapper devant les yeux de sa sœur jumelle Hitomi. Les ravisseurs demandent la coquette somme de 50 Millions de yens pour sa libération. Le point de contact pour l’échange, Shibuya devant la statue d’Achiko. Bien sûr, une cinquantaine de policiers sont présents pour cueillir le ravisseur ; notamment Kano, jeune recrue détective. Planquant derrière le wagon sur la place avec son collègue, il guette le bon moment pour agir. Malheureusement, cela ne va pas se passer comme prévu : Achi, un ancien membre d’un gang de Shibuya mais avec une personnalité au grand cœur voit la pauvre jeune fille seule avec devant la statue avec un attaché-case lourd. Voulant l’aider, ce dernier est doublé par un homme vêtu tout en noir s’approchant de la demoiselle, lui murmurant quelque chose et s’en va en courant avec l’attache-case dans la main. Kato sort de sa cachette, bouscule Achi et course l’homme en noir. Le jeune homme ne comprenant pas ce qu’il se passe, se relève et se dirige vers la jeune fille apeuré. Soudain, un autre homme sort de l’ombre et pointe un revolver sur la demoiselle. Achi sauve alors la jeune fille en faisant chuter l’homme et commence à fuir les lieux avec Hitomi.

–          L’effet papillon ?

Durant cette première heure , le jeu vous proposera aussi un tutorial pour vous expliquer toutes les mécaniques du jeu. Car par rapport à des VN classiques où vous n’avez qu’à suivre le texte et choisir les embranchements par lesquels vous voulez passer, 428 pousse le concept plus loin et introduit un nombre incroyable de mauvaise fin, mais grâce à un système ingénieux de ligne du temps, il vous sera possible de rebondir rapidement sur la branche linéaire et de choisir l’autre route si vous vous êtes trompés sans avoir à tout vous retaper. Aussi les actions sur une timeline d’un personnage pourront avoir des conséquences sur les timeline d’autres.

Il vous arrivera aussi de tomber sur des moments type « Keep Out » qui vous bloqueront dans l’avancée des aventures. Pour débloquer ce passage, il faudra trouver sur une autre timeline un mot clé et faire un « JUMP » pour retourner sur le moment en question.

L’autre heure commence et vous avez 3 protagonistes de plus : Tama, une personne malheureusement coincée dans un costume de mascotte chat, Kenji Osawa, le père de la victime et expert biologique spécialisé dans la création d’antivirus, Minorikawa, journaliste freelance fougueux qui se met en tête de sauver le magazine dans lequel il travaille…

Arrêtons-nous là pour la partie scénario, car « SPOILERS !!!! » Et ça serait gâcher le jeu.

–          « Nous-deux » version PS4

Finissons par la partie technique. 428 Shibuya Scramble propose un style « roman photo » avec quelques animations mais à la place de dessins tirés de l’animation japonaise, vous avez de vrais acteurs. Du coup, le jeu s’accapare un univers beaucoup plus cohérent avec des plans réels du quartier de Shibuya : La statue d’Hachiko, les passages piétons, le Shibuya 109 etc…

Si vous avez eu la chance de vivre quelques jours dans le quartier, cela vous remémorera quelques souvenirs. Concernant les musiques, elles sont plaisantes mais répétitives surtout si vous êtes lent à la lecture.

La seule chose qui manque, ce sont les voix digitalisées. Pas de dialogues doublés en japonais ou en anglais, seuls quelques bruitages et la musique accompagneront votre périple. Pas gênant, mais j’ai l’habitude d’avoir des voix durant les visuals novels.

Bref, pour conclure, dois-je vous conseiller 428 Shibuya Scramble ? Clairement oui ! Son système de jeu très appréciable, de pouvoir remonter une timeline sans avoir à tout se retaper ou à sauvegarder à outrance est vraiment agréable. Le scénario est prenant, bien écrit, rempli d’humour et vous bercera pendant une bonne quarantaine d’heure.

Ma note globale pour 428 Shibuya Scramble sur PS4 : 17/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le système de timeline
  • Scenario intriguant
  • Excellente durée de vie
  • Musiques sympa mais répétitives
  • Manque de voix digitalisées

Pour plus d’informations, faites un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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