[Test] Pokémon Epée et Bouclier – Quoi de neuf chez les Pokémon ?

Quel est ce Pokémon?!

On ne présente plus Pokémon qui est la licence phare de Game Freaks. La série est devenue une institution qui se décline en de nombreux jeux. Le phénomène est tel que tous les ans un jeu de la licence fait apparition sur une console de Nintendo (éditeur officiel et exclusif de la série).

Après Detective Pikachu, spin off qui a connu un beau succès et a été décliné en film, Game freaks nous a proposé un remake  du premier jeu de la série en y insufflant les mécaniques de Pokémon Go. Plus question de se battre contre les pokémon sauvages, ce qui était un peu frustrant pour les joueurs habitués aux jeux classiques, néanmoins cet épisode nous a permis d’avoir un aperçu de ce que la série pouvait donner sur Switch et a introduit la possibilité de voir les pokémon à l’état sauvage.

Galar est une région inspirée de l’Angleterre, la carte dessine les contours de l’île comme si elle avait été retournée. Les décors alternent entre la campagne et des villes démesurées avec un look presque steampunk, afin d’illustrer la révolution industrielle. La direction artistique est totalement maîtrisée, on baigne dans les cottages et villes anglaises, l’industrialisation y est omniprésente symbolisée par les briques, engrenages et cheminées. Les décors fourmillent de détails qui flattent la rétine est les personnages sont bien travaillés allant chercher dans tous les clichés que l’on peut se faire de l’Angleterre.

Donne moi ta main et prend la mienne

La trame du récit est toujours sensiblement la même dans pokémon : nous incarnons le petit nouveau qui vient d’emménager dans la région et dans le monde merveilleux des Pokémon. Les enfants (14 ans) apprennent à connaître les petits monstres, en visitant la région, pour tous les attraper et faire des combats, dans les arènes afin d’obtenir les  8 badges nécessaires pour prétendre au titre de Maître.

Une fois les huit badges en sa possession notre personnage pourra postuler aux Poké Master (anciennement conseil 4) et affronter le maître de la région.

Comme toujours nous aurons le choix entre un personnage féminin ou masculin qui sera notre avatar dans l’aventure, notre petit voisin, sera notre rival jusqu’à la fin de l’histoire et c’est encore un écervelé un peu impulsif qui viendra se friter avec nous à chaque grande étape de l’aventure, ce jeune nigaud se nome Nabil, c’est le frère de Tarak le maître de Galar qu’il faudra détrôner à l’issue de notre parcours.

Pour ce qui est de Pokémon Epée/Bouclier, il faut souligner que le scenario est écrit avec les pieds : d’habitude on nous livre en plus de cette trame, une histoire de fin du monde qui nous accompagne tout le voyage, cette fois rien : Vite ! Vite ! il faut faire le tour des arènes avec le boulet de la maison d’à côté qui ne pense qu’à la compétition… Exit donc la team de méchants, enfin pas tout à fait puisqu’en plus du benêt de service on croisera deux autres rivaux : Travis et Rosemary, cette dernière est affublée d’un groupe de supporters au look kepon rose à vuvuzela.

Heureusement le tour des arènes se fait relativement vite, la faute à des zones de jeu plutôt réduites, les grottes et forêts se traversent en un clin d’œil et en ligne droite,  en plus, on nous tient par la main pour être sûr qu’on ne se perde pas.

Dans Pokémon on retrouve toujours un professeur qui étudie les petites bestioles, il permet souvent d’introduire une mécanique de jeu propre à la région : méga-évolution, capacités Z… cette fois ci le phénomène Dynamax permet de faire devenir géant un pokémon de son équipe pendant trois tours en lui attribuant des attaques de type plus puissantes, synthétisant ainsi les deux autres phénomènes.

Dans cet épisode, la professeure (oui, c’est une femme) a une petite fille nommée Sonya qui l’assiste dans ses recherches, plus l’aventure avance et plus on la croisera sur le chemin, plus elle viendra nous prendre à parti dans ses recherches personnelles centrées sur l’histoire et la légende de la région qui nous mèneront enfin à un semblant d’histoire. Même si ça reste très mal amené, ce sera le fil rouge de la seconde partie du jeu et le (semblant) de post game.

What the F… !

Alors on pourrait se dire que c’est raté, mais ce n’est que l’histoire qui est une fadaise, le scénario n’est jamais un truc exceptionnel dans la série et c’est souvent une fois l’histoire finie que l’on prend du plaisir à parcourir la région, à compléter le pokédex, faire de l’élevage ou traquer les pokémons chromatiques (shiny).

Le jeu est rempli de petites activités secondaires nous permettant d’améliorer notre équipe : on a la possibilité de planter notre tente pour nous reposer et jouer avec nos copains dans n’importe quelle zone du jeu : un équivalent de la poké- recrée initiée sur 3DS, à la différence que cela permet de soigner et de faire gagner de l’expérience à nos compagnons.

Un mini jeu nous propose de faire gagner de l’expérience au pokemon qui dorment dans nos boites, dans la continuité de ce que proposait le jeu précédent avec le manque cruel d’un système d’éclosion des œufs. Au chapitre des absents : la GTS a disparue et la culture de baies aussi.

La grande nouveauté c’est de pouvoir voir les pokémons et ça change vraiment la façon d’aborder le titre puisqu’on ne subit plus leurs apparitions, certains restent cachés (à l’ancienne) mais la plupart sont visibles et on peut donc les cibler ou les éviter, eux aussi nous voient et parfois le chasseur deviendra la proie !

Matriochka

Malgré son immensité Galar dispose de zones de jeux réduites comme je le disais plus haut, mais il ne s’agit que du parcours principal car cet épisode introduit des nouveautés, la plus importante étant les terres sauvages : une zone de jeu grande « comme deux régions de Zelda Breath Of The Wild » où l’on circule librement : en monde ouvert.

La météo y est très changeante et les variations de climat favoriseront l’apparition de certaines bestioles plutôt que d’autres, il faudra donc arpenter la zone régulièrement et à de nombreuses reprises pour croiser tout le monde, les plus malins feront la pluie et le beau temps en trafiquant la date de la console, mais je ne vous ai rien dit… 😉

C’est après avoir obtenu les huit badges que l’on pourra l’explorer complètement et attraper tous les pokemons présents : une limite de niveau est imposé tant que nous n’avons pas tous les badges, mais les pokémons des terres sauvages passeront tous au niveau 60 une fois le titre de maître obtenu, il ne faudra donc pas y aller la fleur à la pokéball et prévoir un set adapté et suffisamment fort pour faire une razzia.

Dans les terres sauvages nous trouverons de petits cratères d’où s’échappe une lumière rouge, c’est là que nous aurons la possibilité de faire des raids à la manière de Pokémon Go : nous rencontrerons un pokémon Dynamax/Gygamax que nous affronterons à quatre joueurs (réels ou bot), le nombre de tours est limité, un seul pokémon peut être utilisé et certains challenges sont coriaces.(Gygamax sous entant que le pokémon change de forme, en plus de grandir pendant les trois tours)

Le Dynamax apporte un brin de stratégie supplémentairement mais ce n’est pas pour autant quelque chose de vital pendant l’histoire, on peu largement s’en passer sans pour autant louper quelque chose d’inoubliable (et gagner sans forcement l’utiliser). La très bonne nouvelle de ce système c’est le retour des objets que les pierres d’évolution ou critaux Z nous empêchaient d’utiliser, nous privant d’une part de stratégie.

Dans les raids tout s’articule autour du Dynamax et on ne pourra pas s’en passer, il faudra faire preuve de discernement pour choisir le pokémon que l’on envoie et les attaques utilisées à bon escient. Une fois le combat remporté, il n’y a qu’une seule chance pour capturer le pokemon du raid, il faudra donc bien choisir la pokéball à utiliser.

Le jeu te choisit !

Du point de vue de la réalisation, cet épisode s’en sort très bien : c’est le plus beau jeu pokémon à ce jour, aliasing et clipping  sont de la partie mais ce n’est pas très gênant, un soin tout particulier a été apporté aux petites bébêtes qui se parent de textures finement choisies du plus bel effet, contrairement  à Let’s Go qui pressentait des pokémons qui en étaient dépourvues (sûrement dans l’optique d’être raccord avec le jeu mobile auquel il faisait référence) les jeux de lumière sont un peu trop exagérés, mais restituent bien les ambiances (jour/nuit/tempête de sable…).

Il faut aussi souligner le travail apporté aux menus bien plus ergonomiques et moins contraignants qu’à l’accoutumée.

Pour conclure, cet épisode est loin d’être décevant, le jeu est très beau, la zone des terre sauvage apporte un nouveau souffle au format pokémon et répond aux attentes des fans, c’est réussi.

Cependant le jeu est plutôt déséquilibré : l’histoire et les terres sauvages sont comme deux jeux totalement différents que l’on aurait mis côte à côte : le premier trop directif pour y trouver un réel intérêt et paraît interminable malgré qu’il soit court et le second trop bac à sable, brut de décoffrage, n’arrive pas à fixer d’objectifs concrets et motivants.

Je n’ajouterai pas une goutte de mécontentement pour l’amputation du pokédex, car internet en transpire…

Les habitués ne seront pas dépaysés et les nouveaux n’arriveront pas à se perdre !

C’est dommage que Game Freaks n’ait pas eu le courage de changer la formule et traîne une partie histoire archaïque alors qu’une formule totalement en appui sur un monde ouvert aurait été une vraie bouffée de fraîcheur pour la série, mais vu l’accueil favorable des terres sauvage par la communauté des joueurs, on peut espérer qu’ils rectifieront la chose au prochain opus, en attendant on trouvera notre plaisir dans un titre très bon, mais perfectible.

 Ma note globale pour Pokémon Epée et Bouclier sur Switch : 16/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
Les terres sauvages…

L’ergonomie des menus

Les objets utilisables sur tous les pokémons

La direction artistique

Les formes de Galar et leurs évolutions

Les raids

… les zones de jeux plutôt réduites

Le parcours sur rails jusqu’à la ligue

L’histoire mal développée

Nabil et la team Yell

Disparition de la GTS et du pokédex national

 

On termine avec une vidéo de Pokémon Epée et Bouclier :

Pour plus d’informations, faites un tour sur le site officiel ici.

Pokémon Epée et Bouclier est disponible ici par exemple : Epée / Bouclier

@gouaig

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

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