[Test] Assassin’s Creed Origins : Un jeu pharaonique ?

Après deux ans d’absence la licence est de retour ! A cause du cycle annuel auquel la série Assassin’s Creed nous avait habitué, il faut bien lavoer que deux ans c’est un peu long. Pour fêter cela Ubisoft nous gâte avec un retour aux sources des assassins, un contexte et un cadre qui nous donne l’eau à la bouche : l’Egypte Ancienne et tout ce qu’elle peut nous promettre de majestueux avec les pyramides, temples, cité antiques comme Alexandrie, des oasis et de vastes étendues désertiques (enfin pas si déserte que ça, mais j’y reviendrai). Assassin’s Creed Origins tient-il ses promesses et méritera-t-il une place au côté des pharaons ? On va le découvrir dans ce test.

Dans Assassin’s Creed Origins, nous sommes 48 ans avant Jésus Christ. En Egypte règnent les pharaons et plus précisément Ptolémée XIII avec pour sœur et femme Cléopâtre VII. Nous sommes au cœur d’un affrontement qui les apposera (en plus vient se rajouter Jules Cesar). Dans ce contexte d’une Egypte tiraillée et envahie de romains, nous incarnons Bayek, un medjaÿ, (justicier de l’époque, souvenez-vous le film la momie de 1999) à la poursuite des responsables de la mort de son fils. Sa quête de vengeance croisera les faits historiques qui l’emmèneront vers une bataille épique.

Grâce à ces deux années d’absence Ubisoft a eu le temps de nous préparer un vaste monde ouvert. Basé sur l’Egypte ancienne on pouvait se demander si cela n’allait pas être plein de vide ou juste de sable ? Il n’en est rien. Ce nouvel opus est jonché de petites villes, villages, oasis, camps militaires romains et campements nomades dans le désert. Les villes ne sont pas animées de la même façon suivant qu’on y passe de jour ou de nuit. A l’image de Black Flag on peut nager, mais cette fois ci, pas uniquement à des points bien précis. Pour bien enfoncer le clou sur la liberté on peut nager à notre guise partout ou bon nous semble. Il en est de même pour la méditation copiée sur The Witcher 3 ou Zelda Breath Of The Wild, Bayek peut méditer afin de passer le temps plus rapidement. Les différents points d’intérêt qui pullulent sur la map et qu’il vous faudra révéler sont remplis de contenus variés : constellations à aligner, courses de char, épreuves en arène, nettoyages de camps, découvertes de trésors et surtout l’exploration de tombeaux ou de lieux secrets. Ce nouvel opus a de quoi nous occuper une bonne soixantaine d’heures !

Dans ces vastes entendues on pouvait aussi craindre d’être livré à nous même, mais Ubisoft à fait un énorme travail, avec des quêtes principales remplies de vidéos et surtout de nombreuses quêtes annexes qui nous font parcourir la carte de long en large. Elle permettent d’ailleurs de gagner quelques niveaux afin de faciliter la poursuite de la quête principale. Toutes les quêtes sont classées par niveau d’XP. Ces nombreuses quêtes annexes sont accompagnées de petites “cut-scenes” et d’intrigues narratives. Point fort et remarqué du travail d’Ubisoft apporté sur les quêtes annexes, si on a déjà retrouvé l’objet de la quête les dialogues s’adaptent. La méditation de Bayek vous permettra d’ailleurs d’en effectuer certaines qui ne se font que de nuit. Cet ensemble est donc très abouti et surtout hyper cohérent. On adore.

En plus des missions et autres quêtes, Assassin’s Creed Origins est comme ses prédécesseurs, rempli de bastions, fort ou lieux secrets qui viennent enrichir l’expérience de jeu mais aussi l’XP tout simplement. Plus on se balade et plus on voit de lieux à visiter. L’Egypte ancienne est un terrain de jeu fantastique et Ubisoft à vraiment su se donner les moyens pour le sublimer

Outre le suivi de l’histoire personnelle de Bayek et de sa femme Aya, qui est le cœur de l’intrigue, on trouve aussi quelques scènes reprenant des faits historiques marquants de l’époque. Ces clins d’œil ont aussi des références à la mythologie ce qui est le bienvenu. De plus, dans certaines séquences, on peut prendre  le contrôle d’Aya, ce qui alterne un peu dans le jeu et c’est plutôt cool. Avec ces différentes phases, Assassin’s Creed Origins ne nous laisse pas sur notre faim et apporte de nombreuses réponses sur les origines des assassins. Certains fans regretteront peut-être le peu de retour dans le présent, pour ma part j’ai apprécié ne pas être en permanence coupé dans mon élan.

Sinon bonne nouvelle pour les détracteurs il y a encore des trucs qui vont vous faire râler 😉 Certes dans Assassin’s Creed Origins, les évolutions sur le gameplay sont flagrantes mais il reste d’un style parkour avec de l’infiltration et avec comme terrain de jeu l’Egypte (on apprécie vraiment d’être libre dans nos mouvements). Par contre, Bayek est comme ses autres amis à capuche, court, il saute grimpe et se cache dans les hautes herbes. Pas de jauge d’endurance et plus besoin d’appuyer sur une gâchette pour courir plus vite dorénavant c’est l’inclinaison du stick qui gère. De ce point de vue Assassin’s Creed Origins n’a donc pas trop évolué ce qui pourra déplaire à certains.

L’un des plus gros changements d’Assassin’s Creed Origins est le passage en Action RPG. Dorénavant on a le droit à des armes avec statistiques, du craft d’éléments d’armure, un arbre de talent impressionnant et une map divisée en régions avec des niveaux. Même si certains éléments étaient déjà présents dans les 2 deniers épisodes le tout été revu et amélioré afin de nous laisser un écran claire et lisible. Pour le craft c’est simple : récupérer du cuir, bronze, fer, etc afin d’améliorer lame secrète, armure, gantelet ou autres poches de stockage des outils et flèches. Pour les armes à proprement parler un tour chez le forgeron vous permettra de les améliorer. On a le choix entre plusieurs types d’arcs différents et il en est de même pour les armes de mêlée. A vous de voir si vous préférez l’infiltration ou le mode bourrin… Pour ma part c’est arc multi flèches et épée courbe ! Chaque arme influence non seulement sur la rapidité, les dégâts mais aussi le rayon d’action et le finish move. Pour ce qui est de la tenue ou des montures elles n’ont ici qu’un aspect cosmétique . La tenue cobra ainsi que la monture associée au pack gold sont d’ailleurs très réussies.

Afin de compléter ce volet RPG, les phases de combats se sont aussi diversifiées. En effet, entre les parades, contres avec boucliers, brises de gardes et autres mouvements venant agrandir la palette de coups disponibles, à vous de choisir le bon timing et de l’adapter suivant l’adversaire. Tous ceci est particulièrement flagrant en arène ou face aux boss. Pour compléter le tout, 3 niveaux de difficulté sont disponibles, pour les fanas de “bourrinage” je vous conseille de ne pas trop vous en prendre à des ennemis de deux ou trois niveaux supérieurs à vous car ici les niveaux sont assez bien respecté. Pour ce qui est des coups surpuissant, ils remplissent une jauge qui une fois pleine vous permet de déchainer votre fureur. Les plus agiles trouveront leur bonheur alors que les autres choisiront le mode facile et normale pour un juste milieu entre challenge et progression.

Au sujet de l’infiltration, il y a toujours quelques points perfectibles, même si Ubisoft a la aussi fait un gros travail pour nous présenter des ennemis plus agressifs et capables de nous détecter plus loin qu’auparavant. L’IA a d’ailleurs était remaniée, les gardes n’effectuent pas toujours les mêmes rondes. Les loupés de détection subsistent encore : si, caché dans les fougères, vous assassinez un garde à une dizaine de mètres d’un de ses camarades, celui-ci ne vous détectera pas systématiquement puisqu’il considère que vous l’avez exécuté en étant caché. Dans le même style, régulièrement un ennemi peut vous retrouver alors que vous avez changé de cachette et qu’il vous avait perdu de vue. Ca fait râler mais c’est assez anecdotique.

Dans Assassin’s Creed Origins, fini la vision de l’aigle ! On en a un vrai ! Trop cool de devenir fauconnier. A la Watch Dog et autres jeux permettant de disposer d’un drone voici Senu qu’on prend en contrôle en un clic afin de repérer les ennemis, les entrées dissimulées, les trésors et autres objectifs. Ca sera bien utile à l’accomplissement de votre vengeance et le plus beau c’est que même de retour dans la peau Bayek on garde toutes les infos affichées à l’écran. Une aide comme ça, même si on ne sait pas trop comment c’est possible, on ne refuse pas 😉

Enfin, niveau visuel, Ubisoft nous sort le grand jeu avec Assassin’s Creed Origins qui est juste splendide : des décors majestueux et une distance de vue sans limite. Les différents décors de l’Egypte sont ici bien représentés entre, désert, oasis, montagnes, marais et villages. Les panoramas même hors synchronisation sont splendides. Notons quand même quelques bugs existants comme il m’est arrivé de rester bloqué entre deux murs en lévitation et de mourir sous le décor… Mais bon rien de franchement énervant sur ces heures de jeu que nous propose Assassin’s Creed Origins.

En résumé, Assassin’s Creed Origins est, à mon avis, la plus belle réussite d’Ubisoft à ce jour sur la licence AC. Les deux années d’absence on été les bienvenues et je pense qu’il fallait bien ça quand on voit le travail effectué sur les décors, le mode de combat, l’interface etc. Le scenario est lui aussi beaucoup plus plaisant et les personnages plus attachants. Même si quelques défauts persistent, ils ne viennent pas perturber le jeu dans son ensemble. S’il faut encore attendre deux ans pour la suite je suis prêt à attendre et même économiser pour acheter un pack collector !

Ma note globale pour Assassin’s Creed Origins PS4 : 18/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Liberté totale
  • Monde ouvert superbe et vivant
  • Quêtes annexes scénarisées
  • L’aigle Senu
  • Le système de combat
  • Intrigue intéressante
  • Des loupés d’infiltration et de détection
  • Quelques bugs et ralentissements
  • Les rares séquences du présent peinent à convaincre
  • Démarrage poussif

Disponible sur PS4, XBox One (S et X) et PC, Assassin’s Creed Origins est dispo dans plusieurs éditions (Collector, Limitée, standard etc.)

Plusieurs ouvrages ont accompagnés la sortie d’Assassin’s Creed Origins dont un excellent guide pour vous aider à tout découvrir : Toutes les informations ici.

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@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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