[Test] Resident Evil 2 – Retour à Racoon City en 4K (PS4, Xbox One, PC)

Retour au « bercaille »

Vendredi 25 janvier,

Après plusieurs années hors de Racoon City, je me prépare pour un retour aux sources. Ce qui devrait être une ballade de santé. Une fois délesté d’une soixantaine d’euros, je me lance. Pendant que le jeu charge dans ma console, je ferme les yeux : les ruelles sombres de Racoon n’ont aucun secret pour moi, pas plus que son commissariat d’ailleurs. Les clés sont là, je peux upgrader mon fusil à pompe ici, ma priorité : le bureau des S.T.A.R.S. N’oublies pas les herbes ici et là…Méfiance, des zombies se planquent ici. N’oublie pas le Lickers…

Dans deux ou trois heures, c’est fini ! Dix heures qu’ils disent …..

Première vidéo : tiens, quelques évolutions sont à noter. Premiers pas dans la peau de Léon : attends, mais le commissariat n’était pas agencé de cette façon. Mais où sont les munitions, un zombie arrive…je vais me réfugier peinard derrière une porte…ouf je suis sauf : la porte tremble…il ne va quand même pas…et si, les zombies franchissent désormais les portes…Une nouvelle aventure débute !

Je me rends compte que ce nouvel opus ne sera pas qu’un trophée de chasse à ajouter à ma collection déjà bien garnie.

Des constantes et des changements

CAPCOM a remis le cap là où les fans l’attendaient : vers le survival horror. Les zombies sont plus difficiles à buter, les munitions rares, les instants de répis précieux… Comme on peut le voir ci-dessous, même un vétéran de la série se retrouve en difficulté. Certains monstres font même partie du comité d’accueil pour le jeune Léon qui vient d’arriver (cf photo de droite)

Le scénario est bien construit, et globalement cohérent avec celui du jeu initial datant de 1998 : Léon est une jeune recrue qui lutte pour sauver sa peau et pour aider Ada à retrouver le virus G, Claire elle se ramène en ville pour revoir son frère (Chris Redfied, héros du RE1, mais qui n’est pas là) et se retrouve à aider la jeune Sherry, qui n’est autre que la fille du créateur du virus G. Le docteur Birkin, père de Sherry, est là-aussi, et il s’est bien injecté sa charge utile qui le transforme en montre inhumain (photo de gauche ci-dessous). Le tyran fait aussi partie de la partie. Et mon dieu qu’il joue bien son rôle : il te pourchasse partout, tourne sans cesse dans le commissariat, et ne semble avoir qu’un objectif : avoir ta peau. Il faut bien avouer que son côté collant rappelle celui du NEMESIS dans RE3.

Le reste de la mythologie bestiale de RE2 est également présent pour notre plus grand bonheur : les Lickers (les monstres écorchés qui se pendent au plafond avec une langue énorme et surtout des griffes acérées), les dobermans enragés…et même certains zombies connues (qui reconnaitra la jolie dame de la photo de droite ci-dessous ?).

Le jeu est donc basé sur la survie, mais également une histoire passionnante, la fameuse gestion de l’inventaire (gestion des munitions, upgrade des armes, association de plantes …), des énigmes, l’amélioration des armes (ci-dessous, le flingue une fois amélioré au maximum et qui n’a plus rien à voir avec sa version de base) …Une fois upgradée, certaines armes sont carrément destructrices et démembrent les pauvres zombies de base (cf photo de droite ci-dessous).

Quoi … !!?? Le tyran et le monstre né de l’association du docteur Birkin et du virus G dans le même scénario…c’est nouveau ça, et plutôt flippant .Le jeu de lumière et de sons est juste à couper le souffle (d’accord, j’avoue avoir rehaussé le niveau de luminosité…mais juste d’un cran). Le jeu et ses mécaniques tirent profit de ces consoles puissantes, bien plus que ne l’était notre PSX en 1998. Les zombies franchissent désormais les portes. Ce qui change le plus, sans forcément s’éloigner du jeu original et en allant même jusqu’à faire des clins d’œil habiles : la position des clés et autres artefacts qui permettent de progresser dans le jeu ainsi que la géographie des lieux.

Et même si certains de ces lieux ont vraiment mutés, ils n’en restent pas moins mythiques. Ci-dessous le fameux bureau de l’unité STARS ainsi que le laboratoire secret.

L’histoire a également évolué, sans forcément modifier la trame du jeu, ni même la logique des épisodes suivants : mais là, je ne vous en dirai pas plus. A vous de le découvrir.

Insolites

Un truc nouveau, mais qui ne change rien au scénario de Léon comme celui de Claire : ce gros plein de soupe essaie de faire tomber les dernières sucreries disponibles dans le distributeur du commissariat de Racoon. Perso, il a eu droit au même traitement.

Il faut bien avouer que l’armée de la république de zombies de Racoon est bien plus difficile à tuer que dans l’édition originale de 1998. Alors qu’il fallait dans cette dernière loger 5 à 6 coups de 9mm dans le corps du zombie (n’importe où), il faut désormais 7 à 8 dans la tête. Et en plus, ces derniers font preuve de trajectoires aléatoires pour compliquer les visées, là où dans l’édition originale, ils se contentaient de lever les bras et émettre un cri. Du coup, lorsqu’on vient à bout d’un monstre, c’est un peu moche …ou beau…ça dépend comment les choses sont vues.

Par contre, dans l’édition initiale comme le remake, deux constantes :

  • Les Lickers sont effrayants et il est difficile de venir à bout de ces derniers au 9mm. Il faut attendre l’arrivée d’un fusil à pompe ou du lance grenades pour rivaliser avec eux. En attendant, la fuite est la meilleure arme. Ainsi, lorsqu’on en vient à bout, on immortalise le moment.
  • Il est toujours aussi difficile de venir à bout du Tyran

Ada est présente dans ce remake, avec autant de style et de panache que dans RE6. On notera les petites évolutions de scénario qui sont appréciables. La mise en scène de ce personnage est bien travaillée, ses répliques sont dignes d’une production hollywoodienne…et il faut bien avouer que c’est une belle femme…

Bilan :

Ce remake est une pure réussite. Il devrait combler de joie les vétérans de la série comme les nouveaux arrivants. Les graphismes sont superbes, l’atmosphère conforme à l’édition originale…un vrai bijou grâce au moteur graphique.

Pas plus à dire…à vos manettes pour une expérience qui devrait vous prendre aux tripes !

Ma note globale pour Résident Evil 2 : 17/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Tout ce qui fait un bon résident évil : gestion des munitions et de l’inventaire, upgrade des armes, énigmes, cinématique, scénario
  • Survival au centre du jeu
  • Remodelage de l’histoire, avec des clins d’œil bien travaillés à l’édition originale
  • Les courses poursuite avec le Tyran
  • Respect de l’histoire globale de résident evil
  • Plaisir de mettre en œuvre le magnum, le fusil à pompes et le lance grenades
  • Apparition et fréquence des boss 
  • Mécanique du jeu et gameplay
  • Quelques défauts graphiques : un doigt de zombies peut être vu lorsqu’il est de l’autre côté de la porte et qu’il s’invite dans la pièce dans laquelle tu te planques
  • L’exploration du laboratoire en fin de partie est un peu décevante. La révision de ce lieux a été vers un format minimaliste alors que les cartes du commissariat et des égouts ravissent.

Terminons avec une petite vidéo de Résident Evil 2 :

Pour plus d’informations, faites un tour sur le site officiel de Résident Evil 2.

Enfin, si vous souhaitez craquer, vous pouvez choper Resident Evil 2 pas trop cher ici (dispo sur PS4, Xbox One et PC).

@gouaig

gouaig_admin

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

Une pensée sur “[Test] Resident Evil 2 – Retour à Racoon City en 4K (PS4, Xbox One, PC)

Laisser un commentaire