[Test] Robinson : The Journey sur Playstation VR – Immersion chez les dinosaures

Ces dernières semaines il y a deux sujets sur la scène des jeux vidéo : la PS4 Pro et le Playstation VR. Concernant la réalité virtuelle, l’accueil des joueurs semble être bon et le moins que l‘on puisse dire c’est que Sony et d’autres développeurs mettent le paquet pour nous sortir des jeux qui rendent le PS VR incontournable en cette fin d’année. En effet Noël approche et les ventes risquent de s’envoler pour ce casque d’immersion mais encore faut-il que les millions de possesseurs de PS4 soient convaincus pour passer à la caisse. Avec Robinson : The Journey, tout semble réuni pour disposer d’un hit car le jeu semble extrêmement beau et immersif avec un monde gigantesque à découvrir. Mais il y a aussi bien d’autres surprises que le scenario nous réserve.

Développé par Crytek (vous savez ceux qui ont fait un jeu d’escalade The Climb ? Vous verrez pourquoi c’est intéressant) Robinson : The Journey combine l’expérience immersive du Playstation VR à la puissance du CRYENGINE, un moteur graphique qui a déjà fait ses preuves (moteur des jeux SNIPER, Everybordy’s gone to the rapture, Evolve etc.). Ce jeu proposé à 59,90€ nous invite à incarner un pionnier d’une aventure « extra terrestre » en incarnent Robin, une jeune personne (fille ?) ayant survécu à un crash sur une planète mystérieuse nommée Tyson III.

Vous allez vite le découvrir, cette dernière est remplie de dinosaures mais recèle aussi bien d’autres secrets. Vos talents d’explorateurs seront mis à contribution pour retrouver d’autres survivants ou habitants. Pour on est accompagné d’une petite boule volante dotée d’intelligence artificielle nommée HIGS et d’un bébé T-Rex tout mimi qui s’appelle Laika. Oui je sais le casting de départ est assez bizarre mais vous comprendrez vite que l’IA sert de guide pour l’aventure et que votre bébé dino sera utile pour vos prochaines rencontres jurassiques 😉

Mais au fait comment est –il arrivé sur ici ce petit Robin ? Disons qu’il vivait tranquillement sur un vaisseau spatial nommé Esméralda mais ce dernier s’est crashé. Notre héros doit sa vie sauve à un module de survie et c’est dans ce dernier qu’il se pose sur cette planète à la végétation luxuriante et aux espèces animales nombreuses, mystérieuses et dangereuses.

Relativement débrouillard, notre héro a aménagé sa capsule et ses environs pour en faire un petit camps ou il cohabite depuis de longs mois avec HIGS (la boule qui faux airs de Portal) jusqu’au jour ou l’œuf qui abritait Laika éclot. Voici donc nos trois compères prêts à trouver d’autres habitants. Avant ça, on peut admirer l’intérieur de la capsule de survie où le sens du détail est poussé à l’extrême.

Peluches, radio, posters, livres…tous ces objets remplissent le lieu de vie du petit garçon et la précision de la réalisation renforce l’immersion. On se surprend à fouiller ici et là tellement c’est bien fait. Une fois en dehors de la capsule on fait face à la nature à la fois envoûtante mais aussi dangereuse c’est pourquoi certaines barrières ont été mises en place comme pour délimiter des enclos.

Tout au long de leur périple, on se rendra compte à quel point l’environnement qui nous accueille est hostile tout en découvrant une intrigue au cœur de ce monde en réalité virtuelle criant de vérité. En effet, Robinson : The Journey est un jeu d’aventure ponctué d’énigmes et de séances d’escalades assez vertigineuses (et qui tirent un peu sur le cou). Autour de ces investigations, plusieurs mini jeux agrémenteront les étapes du jeu comme le cache-cache ou des constructions avec votre outil à tout faire qui peut faire léviter des objets et les assembler au loisir.

L’immersion est un point qui revient souvent dans les jeux en VR et force est de constater qu’avec des titres comme RIGS (dont le test est disponible ici) on avait déjà atteint un niveau top mais Crytek a encore élevé un peu le niveau de finition du décor pour être encore plus proche du photoréalisme. Pour nous permettre de contempler le paysage et le travail réalisé, notre Robin n’avance pas très vite. C’est à la fois salvateur pour notre petit cœur qui pourrait être malmené par le « motion sickness » (comprendre nauséeux) mais c’est surtout rageant quand il faut échapper à un dinosaure énervé ou retourner dans un lieu précédent.

Pour ménager les plus sensibles et ne rebuter personne à participer à l’aventure (ce mal des transports étant la seule vraie barrière à la démocratisation de la VR) les développeurs ont ménagés quelques options. Pour la rotation par exemple on pourra choisir en une version « fluide » qui est semblable à un déplacement digne des FPS. Au passage même si votre outil de la main droit ressemble comme deux goutes d’eau à un PS move, tout le jeu se joue à la Dualshock 4. C’est dommage d’avoir une telle similitude et ne pas l’exploiter mais il se murmure que qu’une mise à jour serait à l’étude pour proposer celà. A suivre. Revenons aux rotations, si jamais elle vous incommode en version FPS vous pouvez les effectuer par quartier. Ce déplacement sera plus sec mais moins perturbant pour certains. Cette impression ne semble pas identique chez tout le monde car les avis que j’ai recueillis sont très partagés. Une autre option concerne les pas de côté qu’on peut activer dans Call of. Dans tous les cas je n’ai pas de conseil à vous donner, il vous faudra tester pour savoir 😉

Une fois parti à l’aventure pour ce « voyage » (Journey en anglais), toujours grâce à notre outil tout faire on pourra réaliser des tas d’action. Scanner les différentes espèces rencontrées en est une et vous vous imaginez déjà en train de remplir votre « pokédex » d’espèces inconnue mais en grande partie reptiliennes mais aussi peuplée de rongeurs ou insectes. Il faudra capter les petites lumières vertes en suspension en évitant les rouges pour ajouter le spécimen à votre collection. La plupart des énigmes d’ailleurs ne posent pas trop de soucis (quoique) mais on doit fouiller partout, en haut en bas, à droite, à gauche, bref, faire l’inquiet 🙂

Pour finir d’achever vos cervicales, de multiples séances d’escalades viendront ponctuer le tout. Cette planète ne pouvait pas être complètement ca nous aurait simplifié les choses ! En alternant vos mains droite et gauche (dont on ne voit pas le bras ce qui fait bizarre au début) vous chercherez des prises au péril de votre cou (et de votre vie dans le jeu en cas de chute) qui vous demandera quelques pauses bien méritées.

Un jeu « de qualité » c’est ainsi qu’on pourra décrire le mieux Robinson : The Journey car il est vraiment très bien réalisé. Non seulement l’environnement est réaliste (et donc immersif) mais les espèces ont fait preuve du même soin. On regrette que ces dernières soient un peu trop « parfaite » avec des couleurs peut-être un peu trop criardes. Il n’en reste pas moins qu’on s’y croirait. L’ambiance sonore viendra renforce ce sentiment avec tous les bruitages et petits sons qu’ont pourraient entendre dans un pareil lieu (envoutant mais inquiétant quelques fois). La rencontre avec des dinosaures géant ou agressif mais aussi mignons et attachants vous laissera d’excellents souvenirs de jeu. Il n’en reste pas moins que le confort de jeu est un point crucial et n’espérez pas dépasser des séances de 15-20 minutes si vous êtes sensibles au mal de mer/des transports. Ca laisse pas mal de jour à jouer car pour le terminer il vous faudra entre 10 et 12 heures cumulées. Un long voyage éprouvant mais envoutant vous attend !

Note globale de Robinson The Journey : 16/20 (pour ceux qui ont le cœur accroché)

J’ai aimé

J’ai moins aimé
Graphisme

Bande son / bruitages

Immersion

Le coté attachant de Robin (une fille ?)

Temps de jeu (100% du « pokédex »)

Enigmes bien faites

Escalades réussies

Pleins d’effet Waouh

L’ambiance « Jurassic Park »

Voix en FR réussies

Des efforts pour réduire le « motion sickness »

Mal au cou si trop d’escalade

Jouable seulement à la Dualshock 4

Mal des transports inévitable ?

2-3 bugs

Robin avance lentement ….

Manque un peu de rythme (même la tyrolienne va doucement)

Rejouabilité faible une fois l’aventure terminée

Prix un poil élevé

Robinson: The Journey est disponible en version boite (comme ici par exemple) mais aussi en démat’ sur le PlayStation Store. Dans les deux cas le prix de vente est de 59,99€.

Enfin, pour plus d’informations vous pouvez faire un tour sur le site officiel : http://www.robinsonthegame.com/. Si jamais vous avez pu y jouer, je suis preneur de votre avis en commentaire.

@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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