[TEST] No Straight Roads (PS4, One, Switch, PC) : We Will Rock You !9 min read

C’est parti pour le TEST No Straight Roads !

Vous connaissez l’histoire où des anciens acteurs de différentes compagnies majeures du jeux video décident de monter leur propre studio afin de proposer leur vision ? Et bien, c’est l’histoire de Metronomik, studio créé par Wan Hazmer (Concepteur FFXV, Square Enix), Daim Dziauddin (Illustrateur, Capcom) et Idir Alexander Ould Braham (Digital and Comm Manager, Square Enix). Et le résultat donne No Straight Roads ; un jeu mélangeant action et musique disponible sur Switch/PS4/Xbone/PC.

Vinil City… La ville vie non-stop au rythme de la musique de la société NSR qui converti cette dernière en électricité (Un peu comme dans Monsters & Cie). NSR règne en maitre absolu sur le style musical et ne jure que par l’EDM (Electro Dance Music) ; jusqu’au jour où Mayday (guitariste) et Zuk (batteur), deux rockers et membres du groupe Bunk Bed Junction, témoin de la suprématie de NSR sur la gestion de l’électricité à ses propres fins, décident de se lever contre.

No Straight Roads en détail : Rock is not dead !

Le jeu est composé en 2 parties. Une partie où vous allez parcourir la ville et récolter de l’électricité pour recharger les différentes installations de la ville afin d’amasser de nouveaux fans et de trouver les stickers cachés un peu partout et qui servent d’upgrade dans votre armada de coups spéciaux qu’ils soient offensifs ou défensifs.

Et l’autre où vous allez vous attaquer aux boss que compose le jeu. On est donc entre le platformer et le « boss rush ». Comprenez par là qu’avant d’arriver au boss, vous devrez passer par plusieurs niveaux de sécurité assez court où vous devrez combatte une salve d’ennemis (entre 5 et 10 suivant les niveaux) et activez le point final pour passer à un autre niveau de sécurité. Et vu qu’on est dans un jeu musical, les ennemis attaquent suivant le rythme de la musique. A vous de bien étudier leur tempo qui différencie suivant les niveaux et le style musical associé pour éviter leurs attaques.

Les 2 personnages possèdent chacun leurs points forts et faibles. Mayday est la « bad ass » du groupe et frappe fort grâce à sa guitare. Sa faible composition la rend plus fragile que Zuk, qui lui, armé de ses baguettes, est spécialisé dans les combos mais frappe moins fort. Il sera possible de switcher à tout moment de personnage histoire de profiter des pouvoirs de chaque personnage. Vous pourrez aussi récupérer des projectiles qui serviront contre les ennemis volants et si vous arrivez à jouer un rifle à côté de certains éléments, ils se transformeront en tourelle d’attaque pour vous aider dans votre progression.

Même si la première partie de chaque niveau n’est pas la plus palpitante et que le bestiaire s’avère assez limité, les boss rattrapent le tout sans difficulté. D’une taille souvent impressionnante associée à une atmosphère propre à chacun et une bande-son du tonnerre, ils vous donneront plus de fil à retordre que vous ne penserez, surtout qu’ils possèdent une barre de vie plus que large. N’hésitez pas à utiliser les coups combinés de Mayday et Zuk afin de vous en débarrassez plus rapidement.

Une fois le boss défait, c’est l’heure des récompenses. A la clé, des stickers et encore plus de fans ! Et leur nombre vous permettra de débloquer plus de compétences solo ou duo. Mais il existe d’autres manières de débloquer vos fans et tout se passe dans votre base dans les égouts, notamment en donnant des interviews ou donner des concerts…

Comment jouer à No Straight Roads : We will rock you !

Voilà pour la partie gameplay et mécanismes du jeu… Maintenant passons de l’autre côté du miroir et attaquons la partie technique… Déjà on ne peut qu’applaudir le travail titanesque du chara designer du jeu, Daim Dziauddin de proposer un univers haut en couleurs avec des personnages aussi atypiques qu’impressionnants, puisant à fond dans la pop culture actuelle. Les boss sont des caricatures de tout ce qu’on peut trouver dans le monde de l’électro : DJ Subatomic est la représentation des DJ solo comme David Guetta ; TenTen, la pâle copie du groupe de Kpop BTS ; l’icône de l’idol virtuel Hatsune Miku repris par la sirène virtuelle Sayu… Une ville qui vit au rythme de la musique et qui se ressent dans le jeu !

No Straight Roads n’est pas parfait : Du Larsen dans les oreilles ?

Mais les graphismes ne font pas tout et la technique du titre, même si elle reste bonne dans l’ensemble n’est pas exempt de défaut. Le titre est truffé de petits bugs qui touche au un peu au gameplay, je me suis retrouvé dans l’impossibilité de sélectionner les actions de mes personnages, obligé de redémarrer la console. J’ai aussi rencontré quelques soucis de textures notamment sur les nattes de Mayday. Fort heureusement, ce sont des petits bugs qui peuvent être corrigé via une mise à jour.

Vu que le titre est jouable à deux, j’ai voulu me lancer dans l’aventure avec le fiston qui m’a accompagné à la première de NSR et qui était très heureux de parcourir le titre avec moi. Sauf que l’engouement au bout de 5 minutes est tombé. La faute à une caméra qui ne suit que le premier joueur et qui laisse le joueur 2 dans le flou surtout si ce dernier a décidé de prendre un autre chemin… Un écran splitté comme dans les jeux Lego auraient été un vrai plus et aurait proposé une immersion plus importante.

No Straight Roads côté musique

Côté soundtrack qui est bien sûr le point central du jeu, c’est un régal pour les amateurs d’électro et de rock ! Les différents compositeurs ont reussi à mixer les 2 genres si différents et pourtant si proche, notamment durant les combats de boss où vous allez passer d’un genre à un autre avec une magnifique aisance ! Résultat, c’est juste « eargasmique » ! (ça veut dire trop cool pour mes oreilles) Mention spéciale à la musique de boss Yinu !

Un problème de doublage

Il reste une dernière partie sur laquelle je vais être en désaccord avec beaucoup, c’est le doublage français.

Tout d’abord ce qui est top c’est que Metronomik a fait appel à des voix connues er reconnues, ainsi on retrouve une palanquée de professionnels du doublage, comme Donald Reignoux et Kelly Marot, respectivement connu pour avoir doubler Sora et Kairi dans Kingdom Hearts et qui n’en sont pas à leur première tentative. Eric Legrand (la voix mythique de Végéta) incarne aussi DJ Subatomic, Anaïs Delva (La reine des neiges) prête sa voix à Sayu, l’idol virtuelle. Tatiana, la patronne de NSR est doublée par Céline Monsarrat (Bulma de Dragon Ball). Bref des pionniers et surtout des pointures dans le doublage qui ne font aucun débat sur leur choix.

Ce qui est moins top c’est cette nouvelle tendance de faire appel à des youtubeurs pour la VF. Certes, si c’est juste des apparition ou un caméo ça passe très bien comme Kayane ou Sora qui prêtent chacun leur voix à un personnage. Il ont en tout et pour tout 5-10 lignes de textes grand maximum, ça passe nickel et c’est parfait. Mais quand il s’agit d’un personnage central et que ce dernier est incarné par un youtubeur qui débute dans le doublage (Julien Chièze, l’ancien de Gameblog, youtubeur depuis son départ) c’est beaucoup moins bien. Cliff, le personnage dont il double la voix est le premier fan de Bed Bunk Junction et c’est lui qui va guider nos héros dans leur combat contre NSR. Malheureusement, on a l’impression qu’il ne fait que lire son texte sans sans se glisser dans la peau de son personnage et ça dénote à côté des professionnels du doublage. J’irai même plus loin en posant cette question : une voix de youtubeur rend t-il un jeu vidéo meilleur ? (ce doublage va t-il faire vendre le jeu ?) On sait bien que non, la preuve avec Starlink d’Ubisoft qui n’a pas été sauvé par la voix du youtubeur Norman 😉 Il faudrait une option pour activer ou pas la présence de youtubeurs 😀

Le second truc moins bien sur la VF c’est la synchro labiale qui n’a pas été adaptée à la version française. Le jeu à la base est doublé en anglais et les mouvements des bouches a été calqué dessus. Sauf que les phrases sont quelques fois plus courte dans la version française et on voit nos protagonistes parler sans qu’aucun son ne sorte. Le studio de développement est au courant et j’espère que le soucis sera corrigé très prochainement via un patch. Ca serait nickel.

No Straight Roads en résumé / conclusion

NSR était un parti risqué pour la jeune équipe de Metronomik qui ne s’en sort pas trop mal. Le jeu n’est pas parfait, loin de là, d’ailleurs avec toutes les petites remontrances faites au fil du test montrent qu’il aurait pu rester un poil plus longtemps en développement pour être peaufiné. J’ajouterai à cela sa courte durée de vie qui ne dépassera pas les 6 heures pour finir le scénario. Heureusement, les fans de « boss rush » pourront rajouter quelques heures supplémentaires pour  se défouler platiner le jeu. Le joueur classique, lui, s’arrêtera au bout de l’aventure mais continuera d’écouter en secret les soundtracks magnifiques que contient No Straight Roads 😉

Ma note globale pour No Straight Roads : 13/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • La direction artistique magnifique
  • La soundtrack électro/rock démente
  • La VF grâce à nos doubleurs pro
  • Jouable à deux sur le même écran
  • Un jeu original dans les sorties actuelles
  • Le mode « deux joueurs » à améliorer (sorties d’écrans casse pieds)
  • Les glitchs/bugs rencontrés (vite un patch ^^)
  • Des voix de Youtubeurs imposés aux joueurs
  • La courte durée de vie

On termine avec une vidéo de No Straight Roads (en VF) :

No Straight Roads est dispo sur PS4, Xbox One, Switch et PC depuis le 25 août 2020. Notez qu’il y a une superbe édition collector dont je parle ici.

No Straight Roads est donc disponible en édition standard et collector. On peut les commander ici :

Pour plus d’informations, faite une tour sur le site officiel ici.

@gouaig

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Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo (récent et rétro). J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, vidéos... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Mail : Contact@gouaig.fr Twitter @Gouaig Instagram @Gouaig

21 réflexions sur “[TEST] No Straight Roads (PS4, One, Switch, PC) : We Will Rock You !

  • 18 septembre 2020 à 19:17
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    Le jeu a l’air sympa mais j’avoue que les voix de youtubeurs me chiffonnent un peu. Ça et que le jeu à l’air court. Même à 40€ c’est chaud.

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    • 19 septembre 2020 à 21:41
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      Le jeux à l’air cool merci pour le concour

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  • 18 septembre 2020 à 19:57
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    Je suis d’accord avec toi, un youtubeur ne me motive pas à acheter un jeu, doubleur est un métier qui doit être fait par des professionnels. C’est pareil pour les films…
    Après le principe du jeu a l’air assez original pour me donner envie d’y jouer malgré les défauts dont tu parles.

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  • 18 septembre 2020 à 20:45
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    Effectivement, le doublage par des non pros ça se sent

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      • 19 septembre 2020 à 05:15
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        Le doublage des voix pas top. Merci pour votre setup

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    • 19 septembre 2020 à 08:12
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      Maigre ses défauts, il me tente ce jeu… On verra un peu plus tard !

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    • 23 septembre 2020 à 01:34
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      Wahou sympa !!
      Je croise les doigts 🤞
      Merci pour ce très chouette concours…🎮👍🏼🥰🙏😉

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  • 19 septembre 2020 à 01:19
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    Si c’est « eargasmique », alors c’est déjà un plus. Les bugs peuvent faire peur, par contre, cela peut vite gâcher le plaisir. Merci

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  • 19 septembre 2020 à 09:31
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    Ça a l’air plutôt intéressant, les références sont sympa ahah

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  • 20 septembre 2020 à 08:30
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    ce problème de doublage est gênant

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  • 23 septembre 2020 à 05:53
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    Bien tenté par ce petit jeu

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  • 23 septembre 2020 à 06:43
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    je participe et merci pour le test c est vrai le doublage pas terrible.

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  • 23 septembre 2020 à 09:06
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    Ce jeu à l’air trop bien !!

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  • 23 septembre 2020 à 09:29
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    Je suis zicos, pourquoi pas me laisser tenter par ce jeu? XD
    Merci pour le test !

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  • 23 septembre 2020 à 10:20
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    merci pour le test, j’ai participé au concours pour le gagner sur Twitter

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