[Test] Whisper – Ari, la cavalière intrépide : A bride abattue ?

Whipser est une série de romans jeunesse à succès qui en est actuellement à son sixième tome. Fort de cette réussite, l’histoire a été adaptée en films (quatre actuellement) et Ari la cavalière intrépide est le deuxième jeu vidéo adapté de cette série. Whisper est un cheval noir du ranch Kaltenbach et c’est le cheval de Mika, la petite fille de Mme Kaltenbach. Développé et édité par Just For Games c’est sur Playstation 4 que ce test a été réalisé, une version switch est également disponible. C’est parti pour le test ou plutôt cet avis 😉

Ari la cavalière intrépide s’appuie sur le tome 5 et le quatrième film des aventures du beau cheval noir. Tout commence par un incendie dans une forêt et Whisper court à bride abattue avec Mika sur son dos pour échapper aux flammes … on apprend vite que cette vision est issue du rêve d’Ari une jeune orpheline ayant eu quelques déboires avec sa famille d’accueil et conduite au domaine Kaltenbach par son assistante sociale, pour se sociabiliser un peu au grand air.

Ari va très vite faire la rencontre de Whisper qu’elle reconnaît, il est accompagné de Mr Kaan qui explique l’histoire du cheval à la jeune fille et le malheur qui le frappe, car suite à l’incendie Mika est dans le coma. Ari explique son rêve et Mr Kaan se rend compte que le cheval semble apprécier l’enfant, les liens vont se nouer très vite et l’animal se laisse monter par la jeune fille. Le temps de faire le tour de la ferme et de faire connaissance avec les principaux personnages on apprend que Mme Kaltenbach est malade, elle doit partir pour l’hôpital et confie le ranch à Isabelle qui à toutes les caractéristiques d’une parfaite peste !

Whisper est retiré à Ari par Isabelle qui à d’autres projets pour lui : le faire entraîner par Thordur Thorvaldson, un dresseur qui compte bien soigner le mal par le mal et quand Ari découvre le cheval terrorisé au milieu des flammes pour l’entraînement, elle s’enfuit avec lui. C’est sur la colline que Mr Kaan retrouvera les deux fuyards, puis il va prendre la place d’un mentor pour la jeune fille, l’aventure peut commencer…

Une fois le décor planté et le feu de camp allumé (!), nous posséderons bientôt un arc … tous les ingrédients d’un jeu d’aventure sont disponibles : une carte et un enchainement de missions, alors évidement ce n’est ni Tomb Raider, ni Zelda Breath of the wild 🙂 mais on y pense beaucoup quand on les connait. On va donc chasser les pommes et les cibles pour commencer, l’arc ne sert, bien sûr, qu’à s’exercer à viser, on est sur du PEGI 3 : un jeu clairement destiné à un jeune public qui fera sourire les Gamers aguerris, qui passeront leur chemin, cela va de soit.

Chaque mission s’ouvre sur un parcours à cheval pour aller trouver un interlocuteur, après tout, le cheval est au centre du jeu et il a la part belle. On parcourra donc les collines boisées au fil des missions, gentilles, tant par leur ton que par leurs difficultés, une boussole en haut de l’écran pour s’orienter. Le jeu utilise un cycle jour/nuit qui risque de compliquer certaines missions il faudra donc retourner au camp pour passer la nuit si on n’y voit pas suffisamment clair, un système de « voyage rapide » permet de faire cela rapidement .

Comme je le disais plus haut tout les éléments d’un jeu d’aventure sont présents et on peut parfois penser à de grands jeux de ce style tant les mécaniques sont similaires néanmoins, du point de vue technique on en est très loin. Graphiquement, le jeu ne ressemble pas à un jeu de cette génération, les textures sont de basse qualité, un gros blur est appliqué pour arrondir les angles mais ça reste très moyen, le jeu souffre aussi d’un clipping très prononcé et de chutes de framerate vertigineuses. La sensation de vitesse n’est pas au rendez-vous Le jeu a aussi tendance à éviter au maximum les animations : on croise peu d’animaux dans les lieux où on évolue, la mission demandant de ramener les vaches dans leur enclos est assez révélatrice de difficultés à ce niveau : les vaches en question donnent l’impression de sautiller plus que d’avancer !

Le même symptôme se révèle dans le choix de la technique narrative : afin d’éviter une animation du moteur graphique, les dialogues, bien que doublés, sont majoritairement illustrés par un plan des interlocuteurs comme on peut le voir dans pas mal de jeux japonnais ou encore dans Child of Light par exemple, les personnages sont limités à quelques expressions faciales pendant la discution et une image du moteur est floutée en arrière plan, ce qui donne le sentiment que le jeu est sur pause et comme l’histoire est très riche, les début sont longs, très longs le temps que tout se mette en place et chaque nouvelle étape importante pour le scenario a tendance à casser le rythme du jeu.

Pour conclure Whisper : Ari la cavalière intrépide est une proposition pleine de bonnes intentions. Les lieux dans lesquels évoluent Ari et Whisper sont beaux et bien pensés, la direction artistique n’est pas à mettre en cause, ni la bonne volonté des développeurs qui viennent de livrer une mise à jour qui étoffe le jeu ajoutant de nouvelles missions secondaires et un système de socialisation d’ Ari qui gagne des points au près des personnages lui distribuant les missions.

La licence utilisée est intéressante car si elle vise une niche, elle offre la possibilité de recruter, le stéréotype classique voudrait que l’on associe le cheval et les filles mais, le personnage d’Ari par son coté rebelle peut aussi intéresser les garçons. Évidement le public visé est assez jeune mais le jeu est pris entre deux feux car le coté statique de la partie narrative risque de perdre les plus jeunes en route et les faiblesses techniques de décevoir les plus grands, alors on ne peut que conseiller aux plus petits de voir les films et aux plus grands de lire le livre pour pleinement accrocher à l’histoire et profiter du jeu en excusant ses défauts. 

Ma note globale pour Whisper – Ari, la cavalière intrépide (testé sur PS4) : 11/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Une bonne proposition
  • Des bonnes intentions
  • Un suivi du jeu qui semble être de mise
  • De gros problèmes techniques
  • Une narration mal intégrée

Merci à @aure_pam pour son avis détaillé

On termine avec une vidéo de Whisper : Ari, la Cavalière Intrépide

Whisper : Ari, la Cavalière Intrépide est dispo sur PS4 et Switch.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel ici.

@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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