[Test] The Caligula Effect: Overdose – La dose de trop ?

Si je vous dis que le prochain test est un J-RPG dans lequel on mélange school life, donjon et combat au tour par tour… Les puristes vont directement me citer la référence du genre : Persona. Mais ce n’est pas un opus de cette série dont je vais vous parler, mais plutôt d’un jeu qui s’en inspire énormément. Développé par le studio nippon FuRyu, The Caligula Effect sorti sur Playstation Vita en 2016, fait son comeback sur consoles de salon (Switch, PS4) et PC dans une version intitulée « Overdose ». Chose qui lui sied à merveille, vous allez vite comprendre.

Prochain arrêt : Mobius

A peine le jeu lancé, votre protagoniste (homme ou femme) démarre sa journée d’école par les classiques discours de bienvenue. Lui-même représentant de sa classe, il parlera au micro afin de souhaiter la bonne année à chacun des élèves présents. C’est alors qu’il remarque une chose étrange sur le visage de son successeur au micro, il porte un masque bizarre. Son regard se jette alors sur l’assemblée et plusieurs des élèves ont le visage déformé ou portent un masque à l’instar de son camarade qui l’a rejoint sur l’estrade. Ce dernier remarque son changement de comportement et lui chuchote : « Tu as remarqué ? ».

Apeuré, le protagoniste s’enfuie de l’école et se retrouve dans un quartier de Tokyo. De la musique flotte dans l’air et des lycéens scandent le nom de μ (Mu) ; une vocaloid qui est en train de performer sur une scène externe.

Dans sa fuite, il rencontrera Aria, une autre vocaloid (dont la taille rappellera Navi de Zelda OOT). Elle lui apprendra qu’il se trouve dans un monde virtuel appelé Mobius. Monde créé par Mu et Aria pour les âmes qui veulent échapper à la dure réalité du passage de l’enfance à l’adulte. (NDR : Thème assez récurrent au Japon). Ceux portant un masque sont appelés les Digiheads et sont les pions de ceux qui défendent ce monde. Pour les contrer, Aria a la possibilité de réveiller un pouvoir aux personnes qui désirent quitter ce monde : le Catharsis Effect.

Il rejoindra le Go-Home club. Des élèves de différentes classes qui souhaitent quitter cette bulle aseptisée et retourner à leur vie d’antan. Pour cela, ils devront vaincre les sbires de Mu, les Ostinatos Musicians qui sont pour le maintien de Mobius

Vous allez donc explorer les quatre recoins de Mobius divisé en multiples donjons (école, centre commercial, …) représenté par une carte qui ressemble à celle utilisé dans Persona 3 Portable. Les donjons eux proposent leur liste de sous quêtes qui permettront d’atteindre le boss final. Prévoyez donc beaucoup d’allers et retours avec la possibilité d’esquiver les combats.

Si vous avez le malheur de passer trop près d’un Digiheads, il vous attaquera automatiquement. Le système de combat repose sur un type de tour par tour avec une ligne de temps (timeline) sur laquelle il faudra jouer pour ainsi enchaîner les coups. Je m’explique. Vos protagonistes peuvent enchaîner jusqu’à 3 attaques par tour. Suivant les coups sélectionnés (que ce soit une attaque physique, un renforcement, un déplacement dans la zone ou des soins), la durée de l’action sera imputée sur la timeline. Vous aurez la possibilité de modifier le moment où l’attaque se déclenche simplement en la déplaçant sur la timeline permettant ainsi d’insérer d’autres attaques d’un autre protagoniste afin de réaliser des combos dévastateurs.

Un exemple ? Regardez la vidéo pour comprendre l’utilité de ce système.

Durant vos parcours, vous rencontrerez aussi d’autres personnes neutres. Vous aurez donc la possibilité de devenir ami et de les enrôler dans votre cause. Mais cependant, pour certains taciturnes, il faudra parler aux amis des amis pour comprendre leurs remords, leurs tracas. Afin de vous aider, les développeurs ont mis en place une sorte de sphèrier à la Final Fantasy X qui vous expliquera les liens entre chaque élève et donc la manière de devenir un proche (souvent sous forme de mini quête). On annonce le chiffre de plus de 500 recrues potentielles !

Malheureusement les gros chiffres ne font pas le bonheur, car les personnalités des élèves ne sont pas poussées à l’extrême à l’instar d’un épisode de Persona. Elles sont pour beaucoup inintéressante et Il suffit souvent de discuter 3 fois d’affilée avec la personne pour qu’elle accepte de rejoindre votre équipe. Pour les autres, vous pourrez continuer à entretenir votre amitié via échange de message grâce au smartphone.

Vocaloïd à l’extrème.

La musique a une place aussi très importante dans l’histoire, vu que Mobius a été créé par 2 vocaloids. Chaque donjon possède son propre thème en version instrumentale et lors de chaque combat on enchaine sur le même thème en version vocale. Une bonne idée sur le papier. Mais quand vous passez plusieurs heures dans un donjon, vous allez vite déchanter. Malgré tout, elle s’implante facilement dans la tête et reste agréable à écouter (en OST, pas en ingame). Elles sont signées par Tsukasa Masuko, auteur des musiques de la série Shin Megami Tensei.

Dans la série des doléances, on notera la pauvreté des décors. Le jeu ayant été développés à la base pour PSVita, le remaster sur NextGen n’a subi aucune évolution graphique. Idem pour les PNJ ; je peux comprendre la difficulté de designer plus de 500 personnages mais avoir X fois le même élève avec pour seule différence un seul swap color sur les cheveux, c’est un peu juste. Par contre, j’ai bien apprécié le style graphique, tout en cell shading donnant au jeu son aspect très manga. Les doublages en japonais sont de bonnes factures mais le jeu est intégralement en anglais.

Conclusion

Je ne saurai dire si j’ai réellement apprécié l’expérience. Les combats mélangeant tour par tour et stratégie s’avèrent intéressant. Malheureusement on passe plus de temps à tester diverses combinaisons pour éviter de prendre des coups et on se focalise moins sur l’action. Résultat, on augmente les temps de combats par 3. Le côté social link s’avère mollasson et pas franchement obligatoire. Certes, il vous servira à débloquer des pouvoirs supplémentaires, ou de recruter des puissants éléments, néanmoins, le joueur lambda pourra terminer l’épopée uniquement en “levelant”. Les aller/retours dans les donjons sont exaspérants à tel point qu’on finit par rush et esquivé la plupart des combats jusqu’à ce que la musique vous casse les oreilles et que ces dernières vous demandent d’aller taper de l’adversaire pour avoir une autre version musicale.

Le sous-titre Overdose finalement lui convient parfaitement : Overdose de musiques, overdose de social link, overdose d’aller/retour, overdose de combat.

Ma note globale pour The Caligula Effect: Overdose (testé sur PS4) : 12/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Chara Design des personnages
  • Scénario intéressant
  • Système de combat assez original
  • Musique
  • Pauvre graphiquement
  • Overdose de social link
  • Combat qui traine en longueur
  • Musiques

 Merci à @Uni_KennY pour son avis détaillé

On termine avec le trailer de lancement de The Caligula Effect: Overdose !

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site officiel ici.

The Caligula Effect: Overdose est disponible dès le 15 mars sur PS4, Switch et PC ! On peut le trouver pas trop cher en édition boîte ici par exemple.

@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

Laisser un commentaire