[Test] Project Cars 2 : Une simulation qui tient la route ?

On arrive dans cette période redoutée où un max de grosses licences débarquent avec un choix difficile. C’est le cas pour les jeux de bagnoles car ce n’est pas moins que 3 gros titres qui arrivent : Gran Turismo Sport , Forza et Project Cars 2. Certains sont plutôt orientés arcade et d’autres simulation. La vraie différence est que chaque console a son titre exclusif mais que Project Cars 2 sort à la fois sur PS4 et Xbox One. A ne pas avoir choisi son camps, le titre de Bandai Namco tient-il toujours la route face aux titres de Microsoft et Sony ?

En effet, près de deux ans et demi après le premier du nom, Project cars 2 vient de sortir. Après plus de deux millions de copies écoulées du premier opus on est en droit de penser que les joueurs ne sont pas fan uniquement de l’arcade mais bel et bien aussi des simulations pures et dures. Certes, les studios Slightly Mad ont eu quelques difficultés avec Project Cars qui était une nouvelle licence à la fois perfectible et au contenu restreint.  Avec ce deuxième opus vont-ils lâcher les chevaux ?

Commençons d’abord par des chiffres. Project Cars 2 c’est : 186 voitures (contre 79 dans le premier opus) mais également 63 circuits (contre 30) et déclinés en 146 traces ! Rien qu’avec ces premiers chiffres on peut dire que le ton est donné, et ce n’est pas fini 😉

Dès les premières secondes on voit tout de suite les efforts de Slightly Mad. Il faut avouer que le menu est beaucoup plus ergonomique que dans le premier. Les onglets sont peu nombreux et les différentes fenêtres les composants sont assez bien positionnés et rangé en fonction de l’activité principale. L’e-sport est présent même si pour l’instant il n’est qu’un lien vers un site ou vers Twitch. A voir avec le temps comment il sera géré et la place laissée au joueur lambda que je suis. J’apprécie également que les circuits aient leurs noms usuels plutôt que GP de… Le classement des voitures par marques est logique mais sympa. Enfin, une autre nouveauté est qu’on peut accéder aux options en pause et ne plus être obligé de recommencer une session de courses.

Dans Project Cars 2, comme dans le premier opus, Slightly Mad offre un jeu complet dès le début sans contrepartie. On n’est pas obligé de faire des prises en main de freinages, virages et autres qui permettent de débloquer des circuits, des voitures, de l’argent qui permet d’acheter une voiture puis une autre est ainsi de suite… pas comme un certain GT Sport dont le test arrive très prochainement d’ailleurs 😉

Project Cars 2 conserve des courses entièrement paramètrables : possibilité de faire des essais ou non, des qualifications ou non, nombre de tours, météo, nombre de concurrents, règles etc. Heureusement pour ceux qui ne veulent pas passer trois heures à tout paramétrer il y a un mode « pré-réglages sport automobiles » qui crée rapidement une partie en fonction de la discipline choisie : Kart, GT, etc, en adaptant les paramètres. C’est plutôt bien foutu 😉

Passons au mode que je considère comme celui de base : le mode carrière. On peut réellement utiliser ce terme de « base » car ce mode reste dans le classique du genre avec la création de notre pilote puis le choix entre les trois catégories pour faire nos preuves : Formule rookies, Ginnetta junior et karting et débloquer au fur à mesure un panel de vingt-neuf catégories de compétitions allant du kart, à la Clio Cup en passant par le GT3 et bien d’autres. Les championnats sont divisés en six groupes qui deviennent accessibles au fur à mesure en remportant un championnat du groupe inferieur. Ici pas de gains de voitures ou de crédits, on ne gagne que des trophées.

Le mode carrière comporte également un bon nombre de « courses sur invitation », comme “historique” ou super cars qui se débloquent au fil de votre progression et qui permet de piloter des voitures bien spécifiques. Avec tout ceci et le fait de pouvoir paramétrer les essais, les qualifs et le nombre de tours, il y a de quoi passer un bon nombre d’heures devant son écran. Par contre sans qualifs vous partirez toujours en dernière position. Sachez-le.

Venons-en à un des sujets important, la météo. Ici Slightly Mad a mis le paquet, cela va du grand soleil, aux pluies torrentielles en passant par le brouillard, la neige, etc. Point fort, la météo est aussi changeante durant une même course ce qui oblige à gérer un arrêt au stand pour changement de pneus, etc. De plus, les aspects de la piste rentrent en compte et on rencontre de véritables flaques d’eau qui déclenchent un aqua planning qu’il faudra bien négocier. Les changements de météo, comme de surface sont très bien gérés et ces changements se ressentent très bien sur la conduite. Attention donc à ne pas freiner trop fort ou même accélérer comme un fou car même le verglas est présent. Tous ceci est géré grâce à la technologie LiveTrack 3.0, gros points fort pour cette simulation qui est donc exigeante avec des météos difficiles.

Au niveau de l’IA, hélas il y a encore du boulot, mais bon, tout ne peut pas être parfait. Il est possible de régler le niveau de pilotage et de l’agressivité, qui sont, disons le, très largement liés. Et pourtant, pas de grosses réaction de l’IA qui a tendance à beaucoup aller au contact, fermer les portes et à très largement gêner.  On se retrouve vite dans un karting entre potes plus que dans une course automobile. De ce fait, en plus d’un jeu demandant une maitrise importante de la conduite, on doit composer avec une IA qui aura tendance à nous envoyer dans le décor. Il n’y a pas trop de places à l’erreur et remonter quand on est bon dernier et très compliqué !

Le meilleur moyen d’éviter tout ceci est le mode multijoueur. Assez simple à prendre en main, il permet de rejoindre des sessions rapides ou de créer ces propres challenges avec encore une fois un grand nombre de réglages possibles. On regrettera l’absence d’un championnat en ligne. Par contre comme son cousin GT Sport une note de « Fair Play » ici appelé « licence de course compétitive » est attribuée au joueur qui aiment laisser leur empreintes sur la voiture des autres. Cette note peut vous bloquer l’accès à certaines parties où les joueurs réclamerons un certain niveau de fair play. Pas encore de moyen de filtrer les parties en fonction de cela, mais peut-être très bientôt. Par contre pas d’info sur comment c’est calculé, peut-être GT gèrera-t-il mieux cette option ? Je vous en dirai plus.

Parlons enfin du sujet principal d’une simulation : la conduite. Project Cars 2 s’en tire mieux que son ainé. On ressent plutôt bien le poids des véhicules, les pertes d’adhérences ou même les aspérités. Mais soyons clair, le dosage de l’accélération en sortie de virage sur route mouillé avec la manette est plutôt difficile, il en est de même pour le retour de force qui sur une manette n’est pas présent. Pour moi il a fallu environ 3 jours pour commencer à prendre en main les véhicules qui là aussi suivant le type ne se conduisent pas pareil.Une simulation plus bien faite finalement. En gros, pour pouvoir jouer correctement à Project Cars 2, il faut un volant qui vous permettra d’exploiter et de ressentir au maximum le plaisir de la conduite simulée de Project Cars 2 même si avec un pad c’est déjà pas si mal.

Pour finir, les graphismes n’ont pas beaucoup évolué par rapport au premier du nom, déjà très beaux il y a deux ans. Pour les premiers plans pas de problèmes on frôle le magnifique avec les détails de la route, voitures, etc, mais dès que la camera s’éloigne ça se gâte. L’environnement est terne, les arbres font faux et il n’y a pas beaucoup d’animations.

En résumé, vous l’avez compris j’ai bien aimé Project Cars 2. Slightly Mad nous offre une très bonne simulation automobile très complète qui permettra d’occuper les longues soirées d’hiver. Si vous avez l’occasion d’acheter un volant je pense que cela doit vraiment valoir le détour et décupler les sensations de conduite. Ca n’est pas indispensable mais nécessitera un temps d’adaptation. Espérons une amelioration de l’IA (via mise à jour ?) et des décors aussi. Ceci complètera un tableau déjà presque parfait car avec toutes les nouveautés de Project Cars 2, ça devient difficile de faire la fine bouche.

Ma note globale pour Project Cars 2 sur PS4 : 16/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le pilotage
  • Contenu très complet
  • Agréable à la manette et encore mieux au volant j’imagine
  • Graphismes
  • Le rallycross qui apporte un plus
  • IA en mode Destruction Derby
  • Pas trop d’impression de vitesse suivant les vues
  • Très exigeant donc peut-être frustrant
  • Pas de voix françaises pour l’ingénieur de course

Project Cars 2 est disponible sur PS4, Xbox One et PC depuis la rentrée. Plusieurs éditions sont disponibles : Standard, édition limitée et Collector 🙂collector project cars 2

D’ailleurs saviez-vpus qu’il existe une version avec un volant ?

C’est même un pack Project Cars 2 + Volant Logitech G29 + Pédales ! Les sensations doivent être extra. Un jour peut-être e me laisserai tenter 😉

volant project cars 2

Pour plus d’informations, vous pouvez faire un tour sur le site officiel de Project Cars 2.

@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m’intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J’adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks… Le tout à la sauce père de famille !
Contact : Twitter @Gouaig – Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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