[Test] MXGP 3 , le motocross sur Nintendo Switch

MXGP 3 : les pieds dans la boue, les mains dans le cambouis…

Le motocross n’est pas la discipline la plus médiatisée qu’il soit, mais il fait partie de ces sports extrêmes agréables à regarder, même sans le pratiquer, une expérience de simple cycliste nous permet d’en comprendre l’aspect périlleux, alors en scelle et cramponnez vous, MXGP 3 nous propose de faire quelques tours de piste.

MXGP est une série de jeux exploitant la licence officielle du championnat du monde de motocross, développée par Milestone depuis 2014, le troisième volet, auquel nous nous intéresserons aujourd’hui, a été publié sur PC, PS4 et Xbox One fin mai 2017, il est arrivé sur Switch le 21 novembre 2017.

Les 6,5 Giga que le jeu occupera dans la mémoire de la console, si vous optez pour une version dématérialisée sont-ils bien remplis ? Les sensations seront-elles sur la ligne d’arrivée ?

Vu du paddock : le jeu est introduit par une présentation très sobre, typique d’un jeu de sport mécanique, sans fioriture, les menus sont très épurés. Sur fond noir et rouge nous voilà propulsé dans le vif du sujet, avant de se précipiter sur la piste nous avons la possibilité de créer un avatar, qui sera l’alternative au choix d’un pilote officiel.

Jeu à licence oblige, tout le casting 2016 de la compétition est prêt à prendre le départ avec, ou contre vous, 18+1 circuits sont disponibles sous toutes les latitudes du globe, deux catégories de compétition : le MX2 et le MXGP qui se distinguent par leurs différences de cylindrée, les motos de 7 constructeurs pour les moteurs quatre temps et 5 constructeurs pour les moteurs deux temps. Tout est accessible depuis le début, ainsi que le Monster Energy FIM MXoN (championnat par équipe nationale sur 4 des circuits disponibles + 1 inédit)

Les modes de jeu vont du classique contre la monte, grand prix simple ou championnat (de longueur modulable à souhait). Il y a aussi le compound où vous pourrez vous exercer, ou vous défouler, sur un grand terrain à multiples tracés.

Enfin il y a le mode carrière qui fait tout l’intérêt du jeu : vous courrez pour un sponsor qui vous récompense en fonction d’objectifs définis, vous gagnez des points de réputation qui vous permettront de séduire d’autres sponsors et des crédits pour acheter de nouveaux véhicules et équipements.

Vu depuis les gradins c’est plutôt décevant graphiquement, certes la Switch n’est pas une foudre de guerre sur ce plan là et bien qu’elle ait de beaux titres taillés à sa mesure, les portages se font généralement au prix de quelques concessions, ici c’est assez douloureux, on ne peut objectivement pas dire que c’est beau, en mode portable/sur table c’est un peu moins bien que depuis le dock, pas de bol !

Le jeu est flou, c’est flagrant sur les panoramiques d’intro qui souffrent en plus d’un aliasing prononcé, on le ressent heureusement moins en conduisant. Les couleurs sont ternes, les circuits souffrent de la faible distance d’affichage qui ne permet pas de distinguer correctement les tracés, on a la sensation que les virages nous tombent dessus dans les premiers tours parce-qu’on ne les voit pas venir par manque de lisibilité, heureusement comme tout les jeux de circuits, on fini par les apprendre à force de les pratiquer.

On s’accroche au guidon et on met les gaz, l’essence du jeu n’est pas cosmétique, on accélère avec la gâchette gauche, le frein avant est sur la gâchette droite, le frein arrière sur le B, Y et A servent aux changements de vitesses et l’embrayage c’est le bouton L, le stick gauche sert à diriger la moto, le stick droit à orienter le corps du pilote sur les côtés dans les virages, vers l’avant ou l’arrière pendant les sauts, pour réaliser le scrub (le fameux saut penché emblématique de ce sport).

On pourrait croire que le jeu a une vocation simulation mais malgré des contrôles riches, l’esprit est très arcade, plus intuitif que réaliste, accessible au plus grand nombre.

Les sensations sont assez sympa, le ressenti de la vitesse est bien présent, même si un petit saut de framerate se montre de temps à autre, le jeu reste fluide.

On enchaîne donc les pistes tortueuses, sablées, boueuses, avec de nombreux virages en épingles, les bosses et les conditions météorologiques seront les premiers adversaires et ne manqueront pas de nous faire glisser ou sortir de piste, le jeu ne pardonne pas ce dernier point et mordre l’intérieur d’un virage un peu serré vous sanctionne par une remise en piste, à contrario il vous laisse parfois bloqué sur une botte de paille sans vous remettre en piste ! Ça pourrait être vite frustrant, mais le jeu offre la possibilité de rembobiner les dernières secondes de course pour récupérer d’une action fatale sans avoir à tout recommencer.

La météo varie au fil des courses en mode carrière, elle est paramétrable dans les autres modes de jeu, d’autres paramètres sont modifiables comme l’assistance au pilotage, la difficulté de l’I.A., la fonction rembobinage. Chaque aide désactivée vous octroie plus de points en fin de course, motivant et gratifiant.

En conclusion la version Switch de MXGP 3 ne brille pas techniquement, le jeu est cependant riche en options et contenu. Nombreux pilotes, beaucoup d’accessoires et motos à débloquer, le hall d’exposition ne rend cependant pas honneur à l’aspect collectionnite du jeu, une vue d’ensemble ou un carrousel aurait été bienvenue pour bien mesurer ce que l’on a débloqué, je ne m’attarderai pas sur le mode photo, je pense que vous non plus mais il a le mérite d’être là.    

Le gameplay est bon et accessible, l’I.A. des adversaires est bien calibrée et crée une bonne ambiance de compétition que l’on attend dans un jeu de ce type. Les réglages de la moto, la météo ont de vraies incidences sur le comportement de votre véhicule mais ne sont pas aussi pointilleux que dans une simulation.

Malheureusement, sur la piste, personne ne vous entendra crier, ni de joie, ni de rage. C’est vraiment dommage de ne pouvoir jouer que contre l’IA et pas contre un ami, on ne regrettera pas forcément un mode écran splitté pour les raisons citées précédemment, par contre un mode en ligne et/ou la possibilité de jouer en réseau avec d’autres possesseurs du jeu aurait été une option vraiment sympathique qui manque cruellement à l’appel.

Sans réel concurrent direct MXGP 3 passe les qualifications, mais il ne montera pas sur le podium, bien que moyen le jeu ravira un public averti et rompu aux jeux de courses et sports extrêmes.

Ma note globale pour MXGP3 sur Nintendo Switch : 10/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le mode carrière
  • Les changements climatiques
  • Les circuits officiels
  • Les sensations (vitesse, sauts, glissades)
  • L’I.A.
  • La solitude (pas de vrais humains)
  • Les graphismes
  • La mauvaise gestion des remises en piste
  • L’austérité des menus
  • La non mise en avant des objets achetés

Merci à @aure_pam pour cet avis sur MXGP3 sur Nintendo Switch. Si vous avez des questions  sur le jeu, n’hésitez pas, il vous répondra avec plaisir !

MXGP 3 est disponible sur PS4, PC, Xbox One et maintenant sur Switch. J’aurai bien aimé une édition spéciale avec des DLC inclus ou d’autres contenus in-game pour fêter l’arrivée de MXGP3 sur Switch. Pour plus d’infos, faites un tour sur le site officiel de MXGP 3.

test MXGP3 switch

@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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