[Test] Far Cry New Dawn : la survie en rose

On ne présente plus la série Far Cry qui fait partie de l’univers vidéoludique depuis 15 ans maintenant. Produit par Ubisoft, développé par Ubisoft Montréal, Far Cry New Dawn est le dernier fleuron de la franchise sorti le 15 février dernier sur PC, PS4 et Xbox One. C’est un “stand alone” (pas un DLC en somme) basé sur le dernier épisode : Far Cry 5. Si vous n’avez pas fait ce dernier, ça risque de vous spoiler un peu l’histoire, mais est-ce vraiment grave ? La trame principale : une secte, située à Hope Country dans le Montana a prédit la fin du monde et un Sheriff essaye de la stopper dans sa folie pour éviter le pire…

…Mais voilà, le pire est arrivé : une guerre nucléaire qui sonne l’ouverture de New Dawn.

Carmina Rey a vécu ce cataclysme et comme beaucoup de monde elle est restée sous terre de nombreuses années. Après le chaos, la nature a repris ses droits, les survivants sont ressortis et ont commencé à bâtir un nouveau monde, mais d’autres ne le voient pas du même œil, on les appelle les ravageurs et ils portent bien leur nom. Dirigés par deux sœurs jumelles : Mickey et Lou, ils pillent toutes les ressources à disposition et font régner la terreur et la mort. La mère de Carmina est à la tête de la résistance. Elle a bâti Prosperity, un camp qui subit les attaques des ravageurs. Acculée par ces derniers, Carmina part en quête de Thomas Rush, un militaire qui sillonne tout le pays et travaille à la reconstruction pour obtenir son aide.

Nous incarnons le capitaine de la sécurité de Rush et nous allons aider Prosperity et ses habitants.

À la carte

L’éthanol, c’est le nerf de la guerre dans ce monde, les ravageurs ont main mise sur cette denrée et vous en aurez besoin pour améliorer tous les postes clefs de Prosperity (armes, soins, alliés, cartographie) et faciliter votre progression. Le but du jeu sera d’en collecter autant que faire se peut.

Notre personnage va évoluer dans un vaste monde ouvert où tout est permis, ce bac à sable vous autorise tout dès le départ, mais pour éviter la digression, les diverses missions proposées sont nivelées (I, II, III) et même si ce n’est pas impossible de réussir une mission de niveau III dès le début, ce n’est pas vraiment conseillé de s’y attaquer d’emblée. Le plus sage est de suivre la mission principale qui s’articule sur trois actes correspondant à vos paliers de progression et qui vous permettront de dérouler le scénario tout en sachant que sur le chemin de multiples missions annexes sont disponibles si l’on souhaite sortir des sentiers battus.

L’aventure commence avec une mission tutoriel qui nous familiarisera avec le crafting, pour construire la première arme et faire plus ample connaissance avec Carmina qui vient de nous sauver de la noyade et qui sera notre premier coéquipier.

C’est aussi l’occasion de prendre en main le jeu et de se familiariser avec sa jouabilité conventionnelle et intuitive, même sans être un habitué du genre, on trouve ses marques très vite et la maniabilité ne pause jamais de problème.

Arrivé à Prosperity il faudra réunir les «spécialistes» qui nous donneront accès à tout ce dont nous avons besoin pour évoluer dans ce monde (cartes, explosifs, soins, véhicules) puis il faudra se lancer dans quelques expéditions pour collecter le précieux éthanol et améliorer des aménagements avant de s’engager dans la campagne.

Carmina nous seconde dans nos expéditions, en mode visée on peut lui donner des directives (suivre ou contourner) elle peut nous secourir si on est à terre, par contre, c’est pas vraiment une championne de la discrétion, ne comptez pas sur elle pour un effet de surprise. Heureusement par la suite on aura la possibilité de trouver d’autres coéquipiers humains ou animaux, avec différentes aptitudes et niveaux en effectuant des missions secondaires.

Libérer les avant postes est le moyen le plus efficace pour collecter rapidement de l’éthanol. Une fois pris, il faudra choisir entre garder le lieu pour y amener les citernes interceptées aux ravageurs ou le piller pour collecter plus d’éthanol mais dans ce cas les ravageurs reviendront le prendre et seront plus forts.

Roses are red, violets are blue, blood is pink !

Le Montana post apocalyptique de cette aventure bénéficie d’une direction artistique vraiment sympa, un mode photo nous permettra d’en extraire de beaux clichés, le choix des petites fleurs roses et de cette nature sauvage est très bien rendu et s’inscrit à merveille dans un univers à la Mad Max revisité à la sauce écolo. C’est ce rose qui guidera nos pas tout au long de l’aventure, nous indiquant les lieux d’échauffourées, il virera souvent rouge sang, on évitera que ce soit le nôtre !

Le scénario de l’histoire principale, s’articule sur trois actes correspondant à nos paliers d’évolution et est riche de rebondissements, les missions secondaires sont très bien intégrées et même si on s’éloigne parfois de l’objectif principal, on dispose d’un journal qui nous permet de nous focaliser sur l’objectif souhaité et d’éviter de perdre le fil.

Tout est possible ou presque dans ce terrain de jeu, le monde est vivant et chaque sortie est l’occasion de croiser les ravageurs en bord de route, avant d’arriver au point désiré, de sauver des innocents d’une de leur rixe, d’intercepter un de leur largage de ravitaillement, ou de s’arrêter un instant pour pêcher.

En chemin on croisera aussi des alliés : les marchands qui nous permettront de nous ravitailler en échange du fruit de notre chasse ou l’éclaireur qui nous proposera des missions secondaires.

Au fur et à mesure de notre progression, on gagnera des points de compétences que l’on pourra répartir sur diverses capacités, une fois acquises certaines ont la possibilité d’être améliorées, un côté RPG qui donne du corps à notre personnage, modelable à notre image.

L’équipement bénéficie lui aussi de ce type de progression et en fonction de l’amélioration de l’établi concerné on obtient des armes, soins, ou véhicules plus ou moins performants, il faudra donc «farmer» un peu par moment, pour se créer un certain confort.

On trouvera aussi de la monnaie de jeu dans les caches des trésors, elle permettra de gagner du temps, on peut aussi acheter cette monnaie virtuelle avec une vraie carte bleue dans les menus, solution qui selon moi dénature l’essence même du jeu et peut vite en doubler le prix, mais sûrement utile à certains.

Enfin, le jeu offre la possibilité de jouer en co-op, je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de tester cette option.

Far Cry New Dawn propose une formule efficace et intuitive, les vieux de la vielle feront peut être un peu la moue sur cet énième épisode, sorti moins d’un an après Far Cry (mon test est dispo ici) et en récupérant tout les assets, pourtant ce spin off a des qualités indéniables notamment au niveau scénaristique.

Son level design nous donne un sentiment de liberté : ce monde ouvert offre une multitude d’activités, à la carte et toujours bien intégrées à l’histoire et son univers. Le contenu est très riche, il y a de quoi aisément occuper 20 à 30 heures de jeu et il restera des choses à faire.

Le seul bémol, pour moi, est un problème de mise en scène et de chara design qui fait qu’aucun personnage ne se détache vraiment du lot, la quête des spécialistes est teintée d’un humour qui ne prend pas avec le reste et retombe comme un soufflet.

Ma note globale pour Far Cry New Dawn (testé sur PS4) : 17/20

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • Le scénario riche en rebondissements
  • La direction artistique bien sentie
  • L’impression de liberté
  • Le contenu pléthorique
  • La mise en scène à la première personne des cinématiques
  • Le chara design sans relief
  • Humour et gravité, parfois mal dosés

Merci à @aure_pam pour son avis détaillé

On termine avec une vidéo de Far Cry New Dawn :

Si vous voulez vous lancer dans l’aventure, Far Cry New Dawn est dispo ici pas trop cher par exemple en édition standard mais aussi en édition Limitée ici.

Far Cry New Dawn

Pour plus d’informations, faites un tour sur le site officiel ici.

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@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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