[Test] Dead or Alive 6 – Des combats en forme

La Team Ninja remonte sur le ring avec Dead or Alive 6 (DOA6 pour les intimes), disponible depuis le 1er mars sur PC, PS4 et Xbox One, toujours coaché par Koei Tecmo On ne présente plus DOA, ce simple acronyme est évocateur pour bon nombre de joueurs, la série s’est fait un nom dans le jeu de combat et la mise en scène de plantureuses protagonistes…

A l’écran d’accueil, le jeu propose en tête de liste un mode histoire qui, je dois avouer, est plutôt soporifique : sur un fond d’expérience scientifique et d’organisation secrète Raidou le copieur de capacité est ramené à la vie par Nico une scientifique du M.I.S.T, pour mener à bien cette mission elle a capturé Honoka.

On ne reprochera pas à un jeu de combat un scénario timbre poste, mais ce qui est assez pénible c’est le rythme, il faut enchaîner une série de scénettes entrecoupées de chargements, à chaque perso croisé une nouvelle timeline apparaît. Alors c’est bien organisé, oui, ça permet de faire connaissance avec tous les personnages, mais c’est pesant, très pesant …

Tuto génial

Nous ne sommes pas condamnés au mode Histoire, heureusement, et Dead or Alive 6 est riche à ce niveau là, nous retrouverons donc les grands classiques : versus, arcade, contre la montre, survie, rangés sous l’onglet Combat.

L’onglet Entraînement propose quant à lui quatre modes :

  • entraînement libre,
  • tutoriel (pour apprendre les bases du jeu),
  • un entraînement aux commandes (pour apprendre les spécificités de chaque combattant),
  • un défi combo (avec 20 enchaînements à réaliser par personnage).

Le gros morceau de la partie solo c’est la Quête DOA avec 130 défis à réaliser et c’est de loin le mode le plus intéressant du jeu car il permet de jouer avec tout le roster y compris les personnages bloqués : Phase 4 et Nyotengu.

Dans ce mode, il faut réaliser 3 actions définies à chaque combat pour gagner de la monnaie de jeu, quand les trois missions sont remplies, on récupérera une pièce de costume qui nous permettra de le débloquer pour pouvoir l’acheter, par contre, cette pièce est attribuée automatiquement et si on souhaite un costume particulier il faudra squater un maximum ce mode de jeu.

Chaque quête, ainsi que chaque mission échouées sont l’objet d’un tuto dédié accessible depuis la quête en cours, le jeu est donc très didactique et accessible aux nouveaux venus.

Enfin, celui qui est attendu au tournant, c’est le mode en ligne, mais il est encore en construction et à l’heure ou j’écris ces lignes il ne propose que des matchs de classement, impossible de créer un salon pour inviter ses amis ou de créer/joindre un tournoi.

Une icône nous informe de la qualité de connexion : quand c’est bleu, c’est bon et ça marche bien, mais c’est la seule info dont on dispose, et il n’y a aucune option, alors parfois on est obligé de relancer la recherche plusieurs fois de suite avant de trouver un bon signal ou d’être accepté par l’adversaire, puis, c’est la surprise, on découvre le personnage et le rang du joueur adverse au lancement du match ! (aux antipodes de Tekken 7, par exemple)

Pouce en feu, je te choisis !

Le système de jeu de DOA se démarque de ses concurrents par la palette de coups qui est commune à tous les personnages, c’est le physique et le style de chaque personnage qui fera varier les actions à l’écran. La règle de combat est régie par un système triangulaire qui fait penser aux affinités de type dans Pokémon :les coups ont l’avantage sur les projections, mais sont vulnérables aux prises, les projections ont l’avantage sur les prises. Les commandes sont simples : un bouton pour les poings, un pour les pieds, un pour la garde/prise et le dernier pour les projections.

On retrouvera des combinaisons de touches sur le bouton latéral gauche et la gâchette droite, la gâchette gauche est assignée à une provocation (histoire de frimer quand on est en confiance) et le bouton latéral droit est un coup spécial qui va fonctionner de concert avec la jauge de super, chère à tous les jeux de baston récents.

La jauge de super se remplie au fur et à mesure que l’on donne et prend des coups, à demi pleine elle permet de réaliser une super prise qui aura l’avantage sur n’importe quel coup, complètement pleine elle permettra de faire une ruée fatale (super combo) qui se terminera par un coup briseur ou d’effectuer uniquement le coup briseur, il faut savoir que la super prise pourra interrompre la ruée fatale adverse, par contre le coup briseur est invincible, il est illustré par un ralenti qui, dès qu’il s’amorce, annonce une grosse mandale qui fera très mal…

Victime de la mode

Dans DOA 6, on ne débloque pas des persos, mais des vêtements et ce n’est pas pour habiller des calamars, fidèle à sa réputation la série fait la part belle à ses personnages féminins sans verser dans l’Xtreme (3), c’est par le biais des quêtes et du mode en ligne que l’on peut gagner des pièces de costume et de la monnaie de jeu pour les acheter et c’est sympa de pouvoir costumiser (lol) ses personnages d’autant que visuellement le jeu est vraiment réussi.

C’est dans l’onglet DOA Central qu’on trouvera la rubrique tenues pour acheter vêtements, lunettes et coiffures. Un menu cinéma permet de visionner les combats en ligne (enregistrés automatiquement par défaut) avec un mode photo pour faire des captures. Un menu musique pour attribuer un titre à un personnage, et un dernier pour consulter ses statistiques.

DOA6 remplit son cahier des charges, celui qui connaît un peu la série retrouvera ses marques, parmi les 24 combattants de base. Deux nouveaux personnages apportent un peu de nouveauté sans trop faire bouger les lignes. Les modes de jeux sont nombreux, variés, la prise en main facile et les tuto accompagnent le joueur débutant ou en quête de perfection, la mécanique de super rythme les combats de bonne manière, c’est aussi plaisant qu’accessible.

Graphiquement le jeu est réussi mais ne crée pas une grosse rupture avec l’épisode précédent, la version Xbox One X dispose d’une option pour privilégier les graphismes ou le framerate mais ce n’est pas franchement utile pour un jeu on l’on est plus acteur que spectateur. Les décors remplissent eux aussi leur cahier des charges, on retrouve des stages interactifs avec les combattants qui font partis de la recette DOA avec de très bonnes idées (les gens qui repoussent le joueur, la chute d’immeuble). Par contre il manque cruellement un mode tag battle pourtant inscrit au patrimoine de la série.

Et pour finir sur une note qui fâche, il y a ces deux personnages que l’on ne débloque qu’en passant par la caisse, c’est dans l’ère du temps, parait-il. Le même modèle économique que pour l’épisode précédent est appliqué à ce 6ème opus, avec ses DLC cosmétiques dispensables mais aussi une version d’essai, limitée en modes mais pas dans le temps et qui donne tout de même accès au live, histoire de se faire un avis avant de succomber, ou pas, aux charmes de DOA6. 

Ma note globale pour Dead Or Alive 6 (testé sur Xbox One) : 15/20  

J’ai aimé J’ai moins aimé
  • La jouabilité
  • Le mode quête et …
  • …les tuto ciblés et accessibles depuis ce mode
  • Le système de super, simple et efficace
  • Les stages interactifs
  • La Mariposa <3
  • Le rythme du mode histoire
  • Un mode en ligne brouillon
  • Politique commerciale discutable et frustrante
  • Ergonomie des menus pas toujours intuitive

 

 Merci à @aure_pam pour son avis détaillé

On termine avec une vidéo de Dead or Alive 6 :

Dead or Alive 6 est dispo sur PS4, Xbox One et PC et on peut le trouver pas trop cher ici par exemple.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel de Dead or Alive 6 ici.

@gouaig

Gouaig

Un peu geek sur les bords je m'intéresse plus particulièrement aux jeux vidéo. J'adore les produits mobiles mais plus largement toutes les innovations technologiques. Je suis également fan de Starwars, Disney, Mangas, Starbucks... Le tout à la sauce père de famille ! Contact : Twitter @Gouaig - Mail Gregturcotti@yahoo.fr

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